Football.
Après un nul vierge concédé en match aller, Ahli devra
battre l’Ittihad de Libye, dimanche prochain, pour accéder à
la finale de la Ligue d’Afrique, pour la troisième année
consécutive.
Une Finale à l’horizon
0-0
en match aller. Ahli devra achever sa mission de
qualification pour la finale de la Ligue d’Afrique des
champions, dimanche, lorsqu’il affrontera l’Ittihad de Libye
en match retour des demi-finales. Et pourtant, Hossam
Al-Badri, l’entraîneur adjoint, ne la voit pas du tout comme
une balade de santé. « Ce sera un match très dangereux.
C’est bien qu’on n’a pas perdu à l’aller, mais un 0-0, c’est
un résultat toujours trompeur et tout peut arriver au match
retour ».
Les Rouges avaient réussi un très bon match à l’aller et ont
laissé échapper les points, ratant ainsi la chance de
prendre une grande option pour la finale, pour la troisième
édition consécutive. « Nous n’avons pas joué un bon match,
mais il nous reste le retour au Caire et nous allons jouer
pour la victoire », a révélé l’entraîneur de l’Ittihad,
Branco, dont les intentions sont de prendre le maximum de
risques possibles, d’autant plus qu’il n’a rien à perdre
après le score vierge concédé il y a deux semaines à
Tripoli. Les voisins libyens sont dans l’obligation de
chercher un but au moins pour se qualifier. Et c’est ce qu’Ahli
tentera à tout prix d’empêcher, afin de ne pas souffrir d’un
mauvais coup à domicile. Dans la bible de l’entraîneur
Manuel José da Silva, le milieu, c’est la clé du jeu. Il
essayera de contrôler cette zone stratégique à tout prix.
Depuis le départ de Mohamad Chawqi à destination de
Middlesbrough (Ang), ce compartiment ne fonctionne pas très
bien. C’est pourquoi le technicien portugais a eu recours à
trois milieux centraux, dans plusieurs rencontres, pour
assurer ses objectifs. Hossam Achour, Hassan Moustapha et le
Tunisien Anis Boujelbene sont les seuls tenants de ce rôle
outre bien sûr le pivotant Mohamad Barakat qui parcourt les
quatre coins du terrain et comble toutes les lacunes de
l’échiquier de José. Le numéro 8 des Rouges avec Mohamad
Abou-Treika, l’Angolais Flavio Amado et peut-être Emad
Metaab porteront le fardeau de percer les filets adverses
pour tourner la page de ces demi-finales et franchir un
nouveau seuil dans l’épuisante épreuve africaine.
En effet, le double champion en titre est en malaise mais
pas encore en crise. Les hommes de Manuel José essaient de
rester sur pied cette année après avoir sué lors des trois
dernières éditions à une allure infernale. L’équipe est
ravagée par les blessures et l’entraîneur ne cherche qu’à
assurer l’essentiel. « On ne peut pas tout chercher.
Maintenant ce qui compte, c’est de collecter le maximum de
points afin de rester en concurrence. Ensuite, nous allons
chercher des remèdes aux prestations, surtout que ce serait
trop demander ainsi, et que les joueurs enchaînent leur
troisième saison consécutive sans avoir soufflé », explique
le technicien portugais.
Et pourtant, les champions d’Egypte et d’Afrique semblent
avoir appuyé sur l’accélérateur depuis leur victoire contre
Zamalek 1-0 lors de la cinquième journée du championnat
national, qui semble leur avoir énormément remonté le moral.
Un élément primordial face à une équipe battante qu’est l’Ittihad
de Libye, dimanche prochain.
Karim
Farouk