Al-Ahram Hebdo, Opinion | Une nouvelle page arabo-iranienne
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 3 au 9 Octobre 2007, numéro 682

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Opinion
 

Une nouvelle page arabo-iranienne

Morsi Attalla

 

Les relations arabo-iraniennes sont toujours aussi vives et méritent une attention particulière. Surtout lorsqu’il s’agit des bases consistant à instaurer une sécurité arabe régionale. C’est là que réside notre intérêt régional et international qui sera discuté prochainement entre les ministres égyptien et iranien. Ceci devrait être le prélude à des changements radicaux au niveau des équations régionales.

Car de toute évidence et d’après les leçons que nous a enseignées l’histoire, associées aux constantes géographiques, la sécurité et la stabilité de la région du Moyen-Orient sont intrinsèquement liées à la nature des relations arabo-iraniennes. Il va sans dire que plus les deux parties expriment une volonté sincère et solide de dépasser les litiges de voisinage qui entravent toute entente politique, plus l’occasion sera propice à la protection de la région des menaces.

Pour prouver ce que je viens de dire, il serait nécessaire et bénéfique de rappeler aux lecteurs certaines évidences. D’abord, nous parlons d’un Etat musulman dont les frontières longent le littoral-est du Golfe et qui contrôle avec les pays du Golfe le détroit stratégique d’Ormuz. Ce dernier avec le détroit de Gibraltar et le Canal de Suez représentent le triangle des passages stratégiques qui contrôlent les transferts du pétrole de ses sources à ses consommateurs aux 4 coins du monde. N’oublions pas que l’Iran partage ses frontières avec l’Iraq du côté ouest.

En réalité, l’ouverture d’une nouvelle page dans les relations égypto-iraniennes prépare le terrain à un nouveau début arabo-iranien. Ces nouvelles donnes nécessitent que ceux qui les gèrent soit armés d’une lucidité et d’une transparence sans égal. Mais également d’une capacité à s’exprimer en toute franchise sur les craintes arabes qui ont paralysé de longues années durant de telles initiatives.

Dans ce cadre bien déterminé et avec l’entente mutuelle que dictent les exigences de la période à venir, nous devons prendre en considération certains points essentiels qui peuvent passer sous silence dans la relance des relations arabo-iraniennes. Téhéran de son côté est appelé à dissiper toutes les équivoques et les appréhensions qui planent sur les différents dossiers.

En réalité, les craintes arabes d’une éventuelle initiative iranienne d’avoir le contrôle sur les destinées de cette partie du monde remontent au début des années 70 du siècle dernier. Lorsque les forces militaires iraniennes ont occupé, le 20 novembre 1971, et ce un jour avant la fin du mandat britannique des Emirats arabes — les îles d’Abou-Moussa, et celles de Tomb (petite et grande). En agissant de la sorte, Téhéran faisait ouvertement fi aux droits de souveraineté arabes et confirmait sa volonté de contrôler les accès du Golfe arabe et de l’océan Indien. D’autant plus qu’il avait déjà la mainmise sur toutes les îles du Golfe telles que l’île d’Ormuz, de Larak, de Forur et de Hengam.

Les inquiétudes et les appréhensions du monde arabe se sont multipliées avec l’insistance continuelle de l’Iran, suite à la chute du régime de Saddam Hussein avec l’invasion iraqienne, d’intervenir dans les menus détails des affaires internes de l’Iraq. Ce qui a rappelé aux esprits un registre pessimiste de tentatives iraniennes de déstabiliser certains pays arabes et d’étendre le bras de fer de la révolution iranienne aux confins du monde arabe, depuis la Corne africaine et le Soudan jusqu’au Maghreb arabe.

Toutes ces craintes étaient omniprésentes au cours du dialogue Le Caire-Téhéran. Je pense pour finir que l’Iran est à même de dissiper les appréhensions arabes, s’il le veut vraiment.

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.