Revue.
Un nouveau titre, Al-Emara (l’architecture), analyse chaque
trimestre les différentes tendances architecturales dans le
monde.
Art et architecture
Chaque
bâtiment a une histoire, un art, un petit secret. Les
édifices témoignent de l’identité de chaque cité et de
chaque pays. C’est cet univers que nous invite à découvrir
la revue Al-Emara, publiée par un groupe d’architectes et de
spécialistes anciens de la revue spécialisée Al-Benaa
al-arabi (la construction arabe), parue il y a environ trois
ans. « Après mon expérience dans Al-Benaa al-arabi, j’ai
voulu faire paraître une revue architecturale en rapport
avec les différentes tendances artistiques. L’équipe de
rédaction est formée d’architectes ayant une même vision et
une certaine expérience dans le journalisme », explique
Akram Al-Magdoub, architecte et conseiller de rédaction d’Al-Emara.
Car pour Al-Magdoub, l’architecture n’est pas uniquement un
métier ou un travail séparé de l’art. Au contraire, la
construction, la planification et l’urbanisme gardent
toujours un aspect artistique.
Al-Emara s’adresse à un public ordinaire, curieux et avide
de savoir et une grande place est accordée aux photos et
illustrations. Al-Magdoub a choisi d’évoquer dans son
premier éditorial un problème qui nous touche tous, à savoir
les constructions qui détruisent les rives du Nil et
déforment l’esthétisme du paysage. Des enquêtes sur les
nouvelles tendances de l’architecture attirent aussi
l’attention du lecteur, comme celle sur la Biennale
internationale de Venise, consacrée à l’art de la
construction. L’on trouve également un article sur les
meilleurs modèles d’immeubles de par le monde, résumant les
dernières tendances dans ce domaine. Une autre contribution
concerne une histoire plus égyptienne : celle de la
rue Palestine à Port-Saïd. La spécificité de cette ville est
donc inscrite à travers son architecture, bien illustrée
dans cette rue.
Les autres domaines artistiques sont également présents :
photographie, sculpture, décoration sont bien mises en
évidence. Al-Magdoub présente ainsi la photographe italienne
Rosetta Messori. Ses photos en noir et blanc prises pour des
bâtiments et des lieux suggèrent un monde mystérieux. Le
Symposium international de sculpture d’Assouan est également
présenté en quelques pages. Le symposium dévoile
l’importance du rapport entre l’œuvre sculptée et l’espace.
Un rapport lié aussi à l’architecture. Quant à la décoration
intérieure, elle doit être en parfaite harmonie avec
l’architecture. Et Mohamad Amal Fahim explique dans un
article comment créer cette entente. Rejoignant le credo d’Al-Emara
: le dialogue continu entre arts et architecture.
May
Sélim