Al-Ahram Hebdo,Monde | Nouvelle impasse
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 3 au 9 Octobre 2007, numéro 682

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Monde

Kosovo. Dans leurs premiers pourparlers directs sur l’avenir de la province séparatiste, Serbes et Kosovars n’ont pu parvenir à aucun compromis. 

Nouvelle impasse

Le nouveau round des discussions s’est achevé vendredi dernier à New York sans réaliser aucun compromis sur le futur statut de la province. Les deux parties, les Serbes et les Kosovars, ont campé sur leurs positions, mais ils ont convenu de se retrouver le 14 octobre à Bruxelles. « Les parties ont réitéré leur engagement à participer avec conviction à ces pourparlers. La troïka a rappelé aux parties la déclaration du 1er août du secrétaire général (de l’Onu) selon laquelle le statu quo n’est pas acceptable », selon la déclaration commune publiée à l’issue de la rencontre. Les parties ont aussi accepté de cosigner un document appelé la « déclaration de New York », dans lequel elles « s’engagent de nouveau à s’abstenir de toute activité ou déclaration qui pourrait porter atteinte à la situation sécuritaire ».

La Serbie, soutenue par la Russie qui dispose d’un droit de veto au Conseil de sécurité des Nations-Unies, rejette toute idée d’indépendance du Kosovo, tandis que les représentants des Kosovars albanais refusent toute autre issue. « Belgrade a présenté sa vision d’une autonomie substantielle pour le Kosovo à l’intérieur des frontières serbes. Pristina a présenté sa vision d’une relation d’amitié et de coopération entre deux pays indépendants », a reconnu l’Allemand Wolfgang Ischinger, négociateur européen de la troïka (Russie, Union européenne et Etats-Unis).

Pour sa part, le premier ministre serbe, Vojislav Kostunica, représentant la partie serbe aux côtés du président Boris Tadic, a déclaré qu’il était « déçu » des résultats de la rencontre. Il a en plus accusé Washington de bloquer les négociations en faisant pression depuis des mois pour l’indépendance du Kosovo, province serbe peuplée à 90 % d’Albanais et administrée par l’Onu depuis la guerre de 1999. « Je crains que l’autre partie ne soit encouragée par certains pays, particulièrement les Etats-Unis, à ne pas négocier, se sentant certaine qu’elle pourra obtenir son indépendance », a-t-il souligné. Il a estimé que la réalité était « plus compliquée que cela » et que les Kosovars allaient « devoir négocier et respecter entièrement le droit international ».

Cette déclaration décrit la réalité sur le terrain. D’un côté, les leaders kosovars ont annoncé qu’ils proclameraient l’indépendance si aucun compromis n’était alors trouvé. De l’autre côté, la Serbie avait mis en garde les Nations-Unies contre des « conséquences imprévisibles » susceptibles de déstabiliser le monde entier si le Kosovo proclamait unilatéralement son indépendance à la conclusion des négociations en décembre, et si l’Occident reconnaissait le nouvel Etat. A cet égard, la question s’aggrave de plus en plus et les négociateurs de la troïka ont jusqu’au 10 décembre pour mener à bien une ultime tentative de médiation et trouver un compromis qui convienne aux deux parties. Elle doit terminer sa mission, au plus tard à cette date, par un rapport au secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon.

Ce dernier face-à-face entre Serbes et Kosovars était le premier depuis que les pourparlers sont guidés par la troïka et le troisième depuis 2005. La troïka a été constituée après que la Russie a empêché l’adoption au Conseil de sécurité d’une résolution favorable à une indépendance du Kosovo sous contrôle international, préconisée au début de l’année par le médiateur de l’Onu, Martti Ahtisaari. Les Etats-Unis font pression depuis des mois pour l’indépendance du Kosovo, quitte à reconnaître unilatéralement une indépendance autoproclamée de cette province serbe.

Les Européens, qui pourraient jouer un rôle d’arbitre, sont divisés : la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne sont favorables à une reconnaissance en dehors de l’Onu, concertée avec les Etats-Unis. Mais des pays tels que l’Espagne, la Grèce ou Chypre, confrontés à des revendications indépendantistes, sont réticents. Ils insistent pour que le statut du Kosovo soit réglé par une résolution de l’Onu. Le Portugal, qui préside actuellement l’Union européenne, a plaidé pour un plan de rechange si les discussions échouent et si les Albanais déclarent l’indépendance. « Les acteurs internationaux, spécialement ceux qui sont engagés dans les négociations, doivent avoir un plan pour toutes les situations et tous les scénarios », a plaidé le ministre portugais de la Défense, Nuno Severiano Teixeira.

Maha Salem

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.