Al-Ahram Hebdo,Sports | Bredouille en attendant le déclic
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 24 au 30 octobre 2007, numéro 685

 

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Sports

Omnisports. La saison 2007 n’aura pas été des plus fastes pour les stars olympiques égyptiennes. Aucune d’elles n’a pu décrocher la qualification pour les JO de Pékin 2008 à travers des compétitions internationales. Elles devront attendre les continentales. 

Bredouille en attendant le déclic 

Mohamad Abdel-Fattah (Bougui), ex-champion du monde (84 kg en lutte gréco-romaine), Karam Gaber, champion olympique (96 kg en lutte gréco-romaine), Nahla Ramadan, ex-championne du monde (75 kg en haltérophilie), et Esmat Mansour, ex-championne du monde juniors (69 kg en haltérophilie), ont fait la une des journaux égyptiens cette année. Malheureusement pas pour leurs exploits, mais plutôt pour leurs piètres prestations et leurs démêlés continuels avec leurs fédérations respectives, nationales ou internationales. Certains ont même eu affaire à l’Agence mondiale antidopage (Wada).

Empêtrés dans ces difficultés affectant leur concentration à l’entraînement, ces athlètes, qui représentent une forte chance pour une médaille olympique égyptienne aux prochains Jeux Olympiques (JO) de Pékin 2008, sont loin du niveau des beaux jours. Aucun d’entre eux n’a réussi à décrocher le ticket pour les JO à travers les Championnats du monde qualificatifs. En fait, ils n’ont même pas disputé les Mondiaux.

En effet, les deux lutteurs en gréco-romaine, Karam Gaber et Bougui, n’ont pas disputé les Championnats du monde qualificatifs pour Pékin 2008 qui ont eu lieu du 17 au 23 septembre dernier à Azerbaïdjan.

Le cas Bougui a d’ailleurs suscité de vives polémiques. Lors de son stage de préparation aux Etats-Unis, juste avant les Championnats du monde, une délégation de l’Agence américaine antidopage (Usada) l’a contacté pour lui faire passer un test antidopage. Mais Bougui, qui n’était pas sûr de l’identité de cette délégation et de sa relation avec l’Agence mondiale antidopage (Wada), a refusé de s’y soumettre. La Wada, après un échec de règlement par la fédération, décide d’intenter un procès contre Mohamad Abdel-Fattah, demandant la suspension de l’athlète.

Quant au champion olympique Karam Gaber, il a pris la mauvaise habitude de se déclarer forfait des Mondiaux. « Karam avait des problèmes rénaux durant le dernier stage de préparation en Hongrie juste avant les Mondiaux et après l’approbation de la Fédération égyptienne, nous avons décidé qu’il ne disputerait pas ces Mondiaux », a justifié Chérif Ali. Il est à noter que depuis sa médaille d’or aux JO d’Athènes, Gaber ne cesse de décevoir son public, surtout lors des Mondiaux. Il a d’ailleurs lui aussi refusé d’obéir à sa fédération d’effectuer un test antidopage demandé cette fois par le Comité olympique égyptien. « Je ne peux pas donner un échantillon pour un test antidopage à n’importe quel moment. Pour donner un échantillon, je dois être au milieu de l’entraînement », a répondu Karam Gaber.

Depuis le mois dernier, l’athlète semble avoir changé de tactique. Il a suivi un stage de préparation au Centre olympique de Maadi, pour tenter de retrouver son niveau. Et la semaine dernière, il a accepté de se soumettre à un test antidopage.

En haltérophilie, lors des Championnats du monde qualificatifs pour les JO qui ont eu lieu du 15 au 24 septembre dernier en Thaïlande, les deux stars de l’haltérophilie égyptienne, Nahla Ramadan et Esmat Mansour, étaient tout simplement absentes. Deux semaines avant la compétition, la Fédération égyptienne avait décidé d’exclure définitivement les deux filles de l’équipe nationale. L’attitude des deux haltérophiles serait à l’origine de cette décision. « Nous avons donné plusieurs chances à Nahla et Esmat mais elles n’ont pas obéi à la fédération. Nous étions donc obligés de prendre cette décision », souligne Mahmoud Choukri, superviseur général des sélections nationales et ancien président de la Fédération égyptienne.

Après la mauvaise performance de la sélection dames aux Mondiaux, la Fédération égyptienne avait déclaré la possibilité de réintégrer les deux filles à l’effectif pour qu’elles disputent les Championnats d’Afrique qualificatifs pour les JO et qui auront lieu en mai 2008. A condition d’un changement total d’attitude des deux haltérophiles.

Doaa Badr

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3 questions à
Mohamad Abdel-Fattah
(dit Bougui),
 ex-champion du monde de la catégorie 84 kg de lutte gréco-romaine. 

« J’ai été contraint à ne pas disputer les Mondiaux qualificatifs pour les JO » 

Al-Ahram Hebdo : Où en êtes-vous du procès intenté contre vous de la part de l’Agence mondiale antidopage (WADA) ?

Mohamad Abdel-Fattah : Le soutien du comité national des sports, présidé par Hassan Saqr, et de la Fédération égyptienne présidée par Ahmad Al-Sentréssi, m’a beaucoup aidé à supporter cette période très critique de ma carrière. Il est à noter que jusqu’à présent, la seule décision maintenue contre moi est l’avertissement de la Fédération internationale de lutte (FILA), tout comme 200 autres lutteurs dans le monde. Et cela à cause de mon refus de me soumettre à un test antidopage. Les nouvelles qui ont été publiées dans les journaux égyptiens selon lesquelles j’ai été suspendu par la FILA sont fausses. C’est la WADA qui a intenté un procès contre moi demandant à la FILA de prendre une décision de suspension, mais ce procès est encore dans les tribunaux.

Pourquoi avez-vous refusé de donner un échantillon pour le test antidopage ?

— Lors de mon stage de préparation aux Etats-Unis avant les Mondiaux, une commission de l’Agence américaine antidopage (USADA) m’a contacté et m’a demandé un échantillon pour effectuer un test antidopage. J’ai répondu à cette commission que je devais au préalable contacter ma fédération nationale et que je devais vérifier que cette agence faisait bien partie de la WADA et qu’elle avait ainsi le droit de me demander un échantillon. Puis, j’ai contacté la FILA et la Fédération égyptienne pour m’assurer de cela. Mais les membres de l’USADA n’ont pas attendu et ont envoyé un rapport à la FILA et les événements se sont emballés.

Comment ce problème peut-il être réglé ?

— L’avocat désigné par la Fédération égyptienne pour me défendre m’assure que l’issue du procès sera en ma faveur. En fait, l’avocat a demandé un dédommagement de la part de la WADA car j’ai été contraint à ne pas disputer les Mondiaux qualificatifs pour les JO, à cause de ce procès. Donc, je crois que ce problème sera résolu et j’essaye de me concentrer maintenant sur l’entraînement afin d’être fin prêt avant les Championnats d’Afrique qualificatifs pour les JO 2008.

Propos recueillis par Doaa Badr

 




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