Omnisports.
La saison 2007 n’aura pas été des plus fastes pour les stars
olympiques égyptiennes. Aucune d’elles n’a pu décrocher la
qualification pour les JO de Pékin 2008 à travers des
compétitions internationales. Elles devront attendre les
continentales.
Bredouille en attendant le déclic
Mohamad
Abdel-Fattah (Bougui), ex-champion du monde (84 kg en lutte
gréco-romaine), Karam Gaber, champion olympique (96 kg en
lutte gréco-romaine), Nahla Ramadan, ex-championne du monde
(75 kg en haltérophilie), et Esmat Mansour, ex-championne du
monde juniors (69 kg en haltérophilie), ont fait la une des
journaux égyptiens cette année. Malheureusement pas pour
leurs exploits, mais plutôt pour leurs piètres prestations
et leurs démêlés continuels avec leurs fédérations
respectives, nationales ou internationales. Certains ont
même eu affaire à l’Agence mondiale antidopage (Wada).
Empêtrés dans ces difficultés affectant leur concentration à
l’entraînement, ces athlètes, qui représentent une forte
chance pour une médaille olympique égyptienne aux prochains
Jeux Olympiques (JO) de Pékin 2008, sont loin du niveau des
beaux jours. Aucun d’entre eux n’a réussi à décrocher le
ticket pour les JO à travers les Championnats du monde
qualificatifs. En fait, ils n’ont même pas disputé les
Mondiaux.
En effet, les deux lutteurs en gréco-romaine, Karam Gaber et
Bougui, n’ont pas disputé les Championnats du monde
qualificatifs pour Pékin 2008 qui ont eu lieu du 17 au 23
septembre dernier à Azerbaïdjan.
Le cas Bougui a d’ailleurs suscité de vives polémiques. Lors
de son stage de préparation aux Etats-Unis, juste avant les
Championnats du monde, une délégation de l’Agence américaine
antidopage (Usada) l’a contacté pour lui faire passer un
test antidopage. Mais Bougui, qui n’était pas sûr de
l’identité de cette délégation et de sa relation avec
l’Agence mondiale antidopage (Wada), a refusé de s’y
soumettre. La Wada, après un échec de règlement par la
fédération, décide d’intenter un procès contre Mohamad
Abdel-Fattah, demandant la suspension de l’athlète.
Quant au champion olympique Karam Gaber, il a pris la
mauvaise habitude de se déclarer forfait des Mondiaux. «
Karam avait des problèmes rénaux durant le dernier stage de
préparation en Hongrie juste avant les Mondiaux et après
l’approbation de la Fédération égyptienne, nous avons décidé
qu’il ne disputerait pas ces Mondiaux », a justifié Chérif
Ali. Il est à noter que depuis sa médaille d’or aux JO
d’Athènes, Gaber ne cesse de décevoir son public, surtout
lors des Mondiaux. Il a d’ailleurs lui aussi refusé d’obéir
à sa fédération d’effectuer un test antidopage demandé cette
fois par le Comité olympique égyptien. « Je ne peux pas
donner un échantillon pour un test antidopage à n’importe
quel moment. Pour donner un échantillon, je dois être au
milieu de l’entraînement », a répondu Karam Gaber.
Depuis le mois dernier, l’athlète semble avoir changé de
tactique. Il a suivi un stage de préparation au Centre
olympique de Maadi, pour tenter de retrouver son niveau. Et
la semaine dernière, il a accepté de se soumettre à un test
antidopage.
En haltérophilie, lors des Championnats du monde
qualificatifs pour les JO qui ont eu lieu du 15 au 24
septembre dernier en Thaïlande, les deux stars de
l’haltérophilie égyptienne, Nahla Ramadan et Esmat Mansour,
étaient tout simplement absentes. Deux semaines avant la
compétition, la Fédération égyptienne avait décidé d’exclure
définitivement les deux filles de l’équipe nationale.
L’attitude des deux haltérophiles serait à l’origine de
cette décision. « Nous avons donné plusieurs chances à Nahla
et Esmat mais elles n’ont pas obéi à la fédération. Nous
étions donc obligés de prendre cette décision », souligne
Mahmoud Choukri, superviseur général des sélections
nationales et ancien président de la Fédération égyptienne.
Après la mauvaise performance de la sélection dames aux
Mondiaux, la Fédération égyptienne avait déclaré la
possibilité de réintégrer les deux filles à l’effectif pour
qu’elles disputent les Championnats d’Afrique qualificatifs
pour les JO et qui auront lieu en mai 2008. A condition d’un
changement total d’attitude des deux haltérophiles.
Doaa Badr