Football.
La chance a été du côté de l’Egypte, vendredi dernier à
Acra, au Ghana, lors du tirage au sort de la prochaine CAN
2008, qui l’a placée dans le groupe C, aux côtés du
Cameroun, du Soudan et de la Zambie.
Le Ghana ouvre la voie aux Pharaons
On
ne pouvait espérer mieux. Le tirage au sort de la Coupe
d’Afrique des Nations (CAN) 2008 a été plutôt clément avec
les Pharaons, en les plaçant à la tête du groupe C, aux
côtés du Cameroun, de la Zambie et du Soudan. Et bien qu’en
présence du quadruple champion d’Afrique, les Lions
indomptables camerounais, le groupe semble à la portée du
tenant du titre. « Le tirage au sort nous a favorisés en
nous épargnant de grandes puissances du continent. Je pense
que notre qualification à l’issue des épreuves de poule sera
assez facile », a annoncé Mahmoud Bakr, membre du conseil
d’administration de la Fédération Egyptienne de Football (FEF).
Le groupe des Pharaons est assez moyen et le scénario
logique serait une qualification facile de l’Egypte et du
Cameroun pour les quarts de finale. « La rivalité se jouera
entre le Cameroun et nous. Nous sommes supérieurs à la
Zambie, et le Soudan n’est pas un adversaire à nous
inquiéter, bien que les gens aient en tête l’image du Hilal
qui a battu Ahli et Zamalek en Ligue d’Afrique. Ce club
possède en effet quatre joueurs étrangers (trois Nigérians
et un Mozambicain) qui constituent toute sa puissance, outre
un coach de très haut niveau. Ce ne sera pas le cas lors de
la CAN », ajoute Bakr. Il dit vrai, car la concurrence sera
très tendue dans les trois autres groupes. Le Ghana, le pays
hôte, devra se battre avec les Lions de l’Atlas marocains et
la Guinée au sein du groupe A, et la Tunisie, tête du groupe
D, éprouvera de grandes difficultés face au Sénégal, à
l’Afrique du Sud et à l’Angola, un des Mondialistes
africains en 2006. Mais l’enfer se trouvera dans le groupe
B, où la lutte sera féroce entre les Super Aigles nigérians,
la terrible Côte-d’Ivoire et le Mali de Frédéric Kanouté
(Séville, Espagne) et Mamadou Diarra (Real Madrid, Espagne),
outre le Bénin, qui, lui, fera de la figuration. « Toutes
les équipes africaines ont énormément progressé et les 16
qui ont atteint la phase finale sont considérées comme les
meilleures du continent et je peux vous dire qu’au moins la
moitié vise le titre. Et donc, on ne peut pas dire qu’il y a
une équipe plus faible qu’une autre et vous n’avez qu’à
revoir les qualifiés pour la dernière Coupe du monde où il y
avait ce qu’on appelait de petites équipes telles que le
Togo et l’Angola, qui ont éliminé des ténors tels que le
Sénégal et le Nigeria (respectivement) », a déclaré Hamada
Sedqi, l’entraîneur adjoint des Pharaons.
Le pessimisme est donc de mise au sein du staff technique de
la sélection d’Egypte qui n’aura pas trop d’obstacles face à
eux lors de cette édition. En cas de qualification de Hassan
Chéhata et de ses hommes pour les quarts de finale, ils
devront rencontrer l’un des qualifiés du groupe D,
c’est-à-dire la Tunisie, l’Afrique du Sud, le Sénégal ou
l’Angola qui ne sont pas du même calibre que le Nigeria, le
Ghana, la Côte-d’Ivoire ou le Maroc. La voie leur semble
être pavée jusqu’aux demi-finales, où les choses sérieuses
devront commencer. « Vu le grand développement des équipes
africaines, il faut dire que notre chemin dans cette
compétition est relativement facile. Le seul point négatif,
c’est que nous allons rencontrer le Cameroun, notre plus
grand adversaire du groupe, en match d’ouverture. Les débuts
sont très importants et comptent beaucoup pour le reste du
parcours », prévient Alaa Nabil, entraîneur de Moqaouloun et
ancien adjoint de Mahmoud Al-Gohari en sélection.
Karim
Farouk