Al-Ahram Hebdo, Opinion | Morsi Attalla , Les journalistes se divisent
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 24 au 30 octobre 2007, numéro 685

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Arts

  Idées

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Opinion

Les journalistes se divisent 
Morsi Attalla
 

Dernièrementune crise aiguë a été déclenchée suite aux fausses rumeurs sur la santé du président Moubarak. Ensuite, des verdicts ont été prononcés infligeant des peines de prison à l’encontre d’un nombre de journalistes dans des procès pour diffamation. Il semble que cette crise ne pourra être résolue que de l’intérieur. C’est-à-dire que les journalistes eux-mêmes doivent jouer le rôle principal dans les tentatives visant à regrouper leurs rangs.

En tant que journaliste qui vénère son métier, je pense qu’il est illogique de confiner la discussion d’une quelconque question dans un cercle étroit qui place ceux qui y participent face à deux options : être pour ou contre la peine de prison des journalistes. Certains tentent également de limiter la crise que vit la presse à une seule question : êtes-vous pour le droit de diffamation au nom de la liberté de la presse et du droit de la critique ? Ou êtes-vous contre cela et approuvez-vous toutes les procédures juridiques visant à faire face à ce phénomène ?

En réalité, il est injuste pour un journaliste de se trouver coincé dans ce dilemme déontologique. En effet, la peine de prison est une humiliation qu’aucun journaliste ne peut accepter. Et d’autre part, la diffamation est une honte que les journalistes honnêtes et sages ne peuvent se permettre.

Pour que la vérité soit claire et pour défendre la presse, les grands journalistes et les responsables de la profession, en particulier le conseil du Syndicat des journalistes, auraient dû tenter par tous les moyens de mettre un terme à la division qui sévit actuellement dans les rangs des journalistes et qui nuit à la déontologie du métier.

Par exemple, le dialogue entre les journalistes aurait dû être entamé par un slogan équilibré : « Non à la peine de prison, non à la diffamation », en plus de l’organisation d’ateliers journalistiques et juridiques pour parvenir à une formule adéquate qui assurerait les garanties auxquelles les journalistes aspirent depuis des années. L’objectif de ces garanties est de donner confiance aux journalistes et en même temps de protéger chaque citoyen contre tout dépassement qui porterait atteinte à sa réputation ou à sa vie privée.

Malheureusement, rien n’a été réalisé jusqu’aujourd’hui. Au contraire, l’échange d’accusation continue de façon à menacer l’unité des journalistes et à mettre à bas leurs réclamations légitimes. En plein climat tendu, nous découvrons des plans vicieux qui, en apparence, semblent approuver la liberté de la presse et des journalistes. Mais en réalité, ces plans visent à réaliser un entrechoc sévère entre la presse et les autorités civiles et officielles de la société. Chose qui affaiblit les journalistes ainsi que leurs capacités de négociation pour satisfaire leurs requêtes.

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.