Al-Ahram Hebdo, Egypte | Médiation à Khartoum
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 24 au 30 octobre 2007, numéro 685

 

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Egypte

Diplomatie. C’est pour endiguer la récente crise entre le gouvernement de Khartoum et les Sudistes que le ministre des Affaires étrangères, Ahmad Aboul-Gheit, et le chef des services de renseignements, Omar Soliman, ont effectué cette semaine une visite au Soudan.

Médiation à Khartoum

La paix est de plus en plus fragile entre le Nord et le Sud-Soudan. C’est dans ce contexte qu’une délégation de haut niveau composée du chef de la diplomatie, Ahmad Aboul-Gheit, et du chef des services des renseignements, Omar Soliman, s’est rendue cette semaine au Soudan avec pour objectif principal de contenir la crise. Une mission qui s’avérait difficile. Les deux responsables se sont entretenus avec le premier vice-président soudanais et le chef du Mouvement de libération du peuple du Soudan (SPLM), Salva Kir, et des membres de son gouvernement au Sud-Soudan. La délégation s’est ensuite envolée vers la capitale soudanaise Khartoum pour s’entretenir avec le président Omar Al-Béchir et des responsables du Parti du congrès national (NCP, au pouvoir). La tension avait resurgi brutalement la semaine dernière entre Khartoum et le Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM). Les deux parties avaient conclu un accord de paix en janvier 2005 stipulant notamment un partage des richesses et du pouvoir et la possibilité pour le sud de décider de son autonomie après une période transitoire. Or, cet accord semble aujourd’hui menacé. Le Caire s’inquiète d’une éventuelle séparation du sud.

L’émergence d’un Etat indépendant au Sud-Soudan qui commanderait les sources du Nil ne peut être qu’un facteur d’inquiétude pour l’Egypte. D’autant plus qu’un tel Etat serait faible et exposé à toutes sortes d’influences étrangères. D’où l’empressement du Caire d’envoyer ses deux responsables. Les entretiens entre la délégation égyptienne et les Soudanais ont porté sur l’application de l’accord de paix de 2005, les relations entre l’Egypte et le gouvernement du Sud-Soudan et l’aide que l’Egypte avait promise à cette région. Le président Moubarak a appelé son homologue soudanais Omar Al-Béchir et les dirigeants du SPLM à poursuivre le dialogue afin de résoudre leur différend. « Le message du président Moubarak vise à encourager les deux parties à travailler ensemble pour relever le défi face à l’application de l’accord de paix », a déclaré Aboul-Gheit. En effet, la semaine dernière, le SPLM a décidé de retirer la participation de ses ministres dans le gouvernement central, accusant le gouvernement de retarder l’application de l’accord de paix. C’est la crise la plus sérieuse pour le gouvernement d’union nationale du Soudan depuis son investiture en septembre 2005. « L’Egypte a aidé les deux parties à trouver une solution après des négociations avec eux. Le Caire est convaincu que sa médiation va porter ses fruits », a déclaré une source diplomatique ayant requis l’anonymat.

Chérif Ahmed

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