Web-cafés. Une de nos
lectrices estime qu’une réglementation de ces lieux est devenue nécessaire en
raison des dérives qu’elle y observe.
Un besoin d’encadrement
Aujourd’hui,
les web-cafés sont de plus en plus nombreux, on les trouve partout : dans les
grandes et petites villes, mais aussi à la campagne. Ces lieux ont un rôle très
important dans la vie de tous. Ce sont des endroits qui servent à diverses
choses et qui sont souvent d’un secours très important pour certains. Les
jeunes et moins jeunes vont jouer, étudier, écouter de la musique, ou encore
ils cherchent du travail, en ligne. Mais ce n’est pas tout, ils peuvent aussi
et essentiellement regarder des films. Et c’est là tout le problème, car
certains jeunes se servent de l’Internet uniquement pour regarder des films
pornographiques. Ce genre d’utilisation existe dans les net-cafés qui se
trouvent essentiellement dans les endroits lointains, et non pas en plein
centre-ville.
J’ai
lu récemment une enquête sur les web-cafés où les jeunes regardent librement ce
qu’ils veulent et qui sont interdits aux moins de 18 ans. N’oublions pas que le
propriétaire de ce genre de web-cafés est le premier bénéficiaire car malgré
une augmentation des prix, il trouve des clients sans aucun problème. Gagner
plus, c’est tout ce qui compte pour le propriétaire qui n’a aucune morale. Nous
devons protéger les plus jeunes de toutes ces pratiques illégales. Comment
alors assurer que l’Internet soit utilisé positivement ? En fait, ce qu’il
faudrait, c’est une réglementation stricte des net-cafés, et infliger des
punitions très sévères à ceux qui entravent cette réglementation.
Mona Hussein,Le Caire.
Etude de cas bien difficile
Je
vous écris cette lettre dans l’espoir qu’elle sera lue et comprise par de
nombreuses personnes qui pensent à se marier. Elles doivent réaliser que la vie
conjugale n’est pas une affaire d’appartement, de meubles et d’autres choses
encore, elle a ses exigences profondes qui réclament du couple de la
compréhension mutuelle et de nombreux sacrifices, notamment durant les périodes
critiques de notre existence.
Il
existe des moments très difficiles et très délicats dans notre vie, lorsque
certaines conditions de la personne, qui subit ces changements majeurs pour
sortir d’une crise ou pour trouver une solution à un problème longtemps resté
irrésolu, changent — ou doivent changer bon gré mal gré. Pourquoi a-t-on laissé
faire le temps sans intervenir et faire quelque chose de positif ?
Là
encore, les réponses sont ambiguës et imprécises pour de nombreuses raisons.
Tout
d’abord, lorsque le couple se marie et n’arrive pas à ordonner toutes les
actions qu’il entreprend. Manque de coordination, absence de dialogue positif
ou négatif, peu importe.
L’important
est que la décision a toujours été prise d’un seul côté, et la soumission de
l’autre partie a toujours été subie, d’un autre côté. Voilà, en deux mots, le
cas d’un couple qui n’a pas rompu ou divorcé. Bien au contraire, il a continué
sa vie, « normalement », pour ne pas perturber les enfants condamnés à vivre,
eux aussi, tendus et angoissés dans une ambiance soi-disant cordiale et
conviviale.
Ensuite,
c’est aussi le couple en mal d’harmonie qui engendre des enfants d’humeur
instable.
Les
cas sont malheureusement nombreux, même si le divorce est exclu, la séparation
aussi.
Donc,
la première et principale leçon à tirer est la suivante : le mariage est un
contrat certes, mais il doit être conclu entre deux personnes bien éclairées et
conscientes de leurs droits et de leurs obligations.
Lorsque
les deux parties auront réalisé le sens du mariage, nous pourrons à ce
moment-là envisager une union plus ou moins stable et harmonieuse. Sinon, le
risque de rupture est grand et la solution moyenne est sujette à l’échec.
Une
petite leçon de morale, me diriez-vous ? Non, c’est plutôt une façon de vivre
et d’envisager le mariage et la vie conjugale d’une manière plus flexible et
plus durable.
Hiba Bridi,Le Caire.
Inquiétants divorces
Tout
d’abord, permettez-moi de féliciter l’équipe d’Al-Ahram Hebdo pour les efforts
qu’elle déploie pour présenter à ses lecteurs un hebdomadaire pour tous les
goûts : enquêtes, reportages, analyses, etc. qui nous place toujours au centre
de l’actualité.
Ensuite,
permettez-moi de partager avec vous mes réflexions sur un sujet qui me
préoccupe : le divorce précoce qui gagne de plus en plus du terrain ces
jours-ci parmi les jeunes couples.
Un phénomène qui devient très alarmant et qui
dénote un changement radical des valeurs de la société. Qui de nous n’a pas
entendu parler d’au moins un cas de divorce précoce dans sa famille ou parmi
des amis ? La situation est devenue fréquente. S’agit-il d’un mauvais choix de
départ ? S’agit-il de tout un bouleversement de valeurs chez les jeunes
générations devenues impatientes face aux pressions de la vie et qui optent
pour la solution la plus facile : le divorce ? Autrefois, nos grands-mères, qui
n’avaient pas le luxe de choisir leurs maris, passaient toute leur vie sans
penser même au mot divorce. Et de nos jours, les filles qui jouissent de la liberté
du choix de leurs maris demandent le divorce.
Quoi qu’il en soit, une chose demeure
certaine, c’est qu’il s’agit d’un phénomène qui nous rend perplexes et inquiets
quant à l’avenir de notre société dans un contexte mondial qui change tous les
jours et qui n’obéit plus aux normes connues par nos grands-parents.
Ahmad Hassan,Alexandrie.
Notre climat exceptionnel
L’Egypte
est un pays touristique par excellence. Certains la préfèrent bien chaude en
été pour profiter des sites balnéaires.
D’autres la préfèrent en hiver pour bénéficier
de ce climat hivernal bien doux par rapport à d’autres pays. En effet, le pays
des pharaons se distingue par son soleil réchauffant en hiver et brûlant en
été. Mais, qu’en est-il des autres mois de l’année, en automne et au printemps
? Ces deux saisons sont en fait en voie de disparition en Egypte, car l’été
commence tôt, vers la fin mars ou début avril, emboîtant le pas à la belle
saison du printemps, et se poursuit de plus en plus en octobre jusqu’à la
mi-novembre, passant d’un seul coup du chaud au froid, surtout la nuit.
Pour
ma part, je préfère les mois de novembre et décembre, mélange de chaud-froid
entre le matin et le soir.
Qu’il fait bon se balader dans les rues du
Caire si le climat est doux et ne nous fait pas transpirer ! Voilà en deux mots
la singularité du climat de l’entre-saisons égyptien qui fait tout le charme et
la beauté de ce pays.
Sara Nour,Le Caire.
Droit de réponse
Je
suis une de vos fidèles lectrices et je souhaite m’exprimer sur la lettre
intitulée « Farouq, un roi dragueur », publié dans le numéro 683 d’Al-Ahram
Hebdo.
Je ne
suis pas d’accord avec l’auteur de cette lettre
qui
dit que « le feuilleton présente le roi comme un hypocrite, ou comme un grand
enfant qui ne s’occupe que de ses jouets, c’est-à-dire ses amis italiens, son
chien, les fêtes, les danses, ne montrant que le côté dragueur et charmeur du
roi ».
Ce n’est pas vrai, car l’auteur ignore alors
le sentiment et le comportement patriotique du roi dans le feuilleton.
Le roi Farouq est montré plusieurs fois dans
une salle d’opération avec les militaires égyptiens au cours de la guerre de
1948.
Combien de fois le roi Farouq est-il montré en
désaccord avec les Anglais, pour être du côté du peuple égyptien, défendant
leur intérêt.
Mona Hassan,Port-Saïd.