Cinéma.
Du 14 au 18 octobre dernier s’est déroulé le premier
Festival international du film d’Abou-Dhabi. La projection
du film de Nadia Kamel a suscité une vive polémique et valu
à sa réalisatrice d’être accusée de normalisation avec
Israël.
Clap : 1re reprise
A
sa première édition, le Festival international du film d’Abou-Dhabi
miroite l’aspiration de l’émirat où il se tient à avoir un
plus grand rôle culturel dans la région. Il reflète aussi
l’intérêt qu’accorde le pays, à la superficie et l’histoire
restreintes, à l’industrie cinématographique. C’est dans ce
cadre que s’inscrit également l’accord conclu avec le New
York Film Academy afin d’ouvrir une filiale à Abou-Dhabi en
janvier 2008. Le pays cherche par ailleurs à former des
experts en la matière et à tourner un premier film
hollywoodien sur son sol. Tout ceci justifie la sélection
des films dont certains portent la griffe de réalisatrices
arabes avides d’ébranler les certitudes de leurs sociétés.
C’est le cas en effet de Caramel ,
de la Libanaise Nadine Labaki et Salata baladi (salade
maison, voir article) de l’Egyptienne Nadia Kamel. La
première, loin des séquelles de la guerre, relate de manière
comique la vie de plusieurs femmes travaillant dans un salon
de coiffure. Et la deuxième narre l’histoire de sa propre
famille cosmopolite, aux origines très mélangées.
A travers la section réservée au Moyen-Orient, ont été
projetés des films du Koweït, de l’Iraq, du Maroc, d’Arabie
saoudite, d’Oman, des Emirats arabes unis, du Bahreïn, d’Egypte,
etc. Ce, sans oublier la section « Pays du CCG » où ont été
donnés 17 courts et longs métrages, baptisant en quelque
sorte le cinéma des pays du Golfe.
Le festival a aussi rendu hommage au réalisateur espagnol,
Carlos Saura, à son 75e anniversaire, projetant son film
Flamenco (1995). Et a fait un clin d’œil au réalisateur
africain, Ousmane Sembène, mort en juin dernier, projetant
son film Xala impotence (1974).
Un
nouveau chapitre
semble commencer.
Fawzi
Soliman