Al-Ahram Hebdo, Arts | Une occasion, mais pas de larron
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 Semaine du 24 au 30 octobre 2007, numéro 685

 

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Arts

Musique. Les sorties d’albums, d’habitude prolifiques pendant le petit Baïram, ont été réduites cette année à peau de chagrin. Les artistes en vogue estiment que le mois de décembre sera bien plus vendeur.

Une occasion, mais pas de larron

C’était la fête, mais sans nouveaux tubes. La faute au report de sorties d’albums des stars du moment. Les raisons ? Elles sont nombreuses. D’abord, dans un mois et demi, ce sera le grand Baïram, lequel coïncide cette année avec Noël : cette période sera alors bien plus propice aux ventes que pendant le Ramadan ou le petit Baïram, estiment les professionnels du secteur, troublé par deux flops. « L’expérience manquée d’Ihab Tewfiq et de Tamer Hosni qui ont sorti des albums de chansons religieuses durant le Ramadan, un mois où le public opte d’habitude pour ce genre de chansons, a mis en garde plusieurs chanteurs. D’autant plus que Tamer Hosni est un des interprètes les plus vendus », souligne Sameh Morcos, l’un des grands distributeurs en Egypte. C’est pourquoi des artistes comme Samira Saïd, Mohamad Mounir et Chérine ont préféré attendre un peu avant de lancer leurs nouveaux titres. En outre, l’entreprise Rotana a surpris le marché égyptien en réduisant le prix de tous ses CD de 35 ou 40 L.E. à 20 L.E. « Les sociétés égyptiennes de distribution ont été prises au dépourvu. Elles n’auront pas le choix, elles vont être obligées de suivre le pas très vite », ajoute Morcos.

Du coup, ce sont seulement deux albums qui ont vu le jour pendant les fêtes : Wala noss kelma (pas un mot) de Mohamad Fouad et Al-Dounia helwa (la vie est belle) de Nancy Agram. Mais non sans nuire à leurs interprètes. « L’album de Mohamad Fouad est sorti au Caire la veille de la fête du petit Baïram, à 2h du matin. L’heure est incongrue, mais il fallait anticiper les congés des transporteurs. Cet album n’est pas sorti du Caire, il n’a même pas été distribué à Alexandrie ou Charm Al-Cheikh, deux villes côtières très friandes en achat de musique pendant les fêtes », affirme Morcos. Produit par Rotana, l’album de Fouad comprend 10 chansons dépourvues de toute originalité. Les rythmes varient entre slow, latin et maqsoum (rythme oriental) avec cinq chansons composées par Walid Saad, deux par Mohamad Fouad lui-même, deux par Mohamad Abdel-Moneim et une seule par Mohamad Rohayem. Wala noss kelma, qui met fin à 3 ans de silence de Fouad, rappelle ses anciens titres de la fin des années 1980, avec en plus de vrais problèmes d’articulation. Quant à l’album de Nancy Agram, attention, c’est piège ! Al-Dounia helwa peut sonner très nouveau pour ses fans qui se précipiteront dessus. L’indication « Live » marquée sur la pochette séduira aussi. Mais Al-Dounia helwa n’est composé que de 8 chansons déjà très ressassées. Rien de vraiment nouveau donc ici, et « cet album va nuire à la jeune star qui compte sortir un nouveau CD avec le nouvel An », commente Morcos.

Lamiaa Al-Sadaty

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