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Football .
Le mercato d’hiver témoigne de l’arrivée de gros calibres,
notamment des Tunisiens Anis Boujelbène à Ahli et Wissem
El-Abdi à Zamalek, outre le jeune attaquant nigérian
prometteur Atanda Sakibu qui a signé avec Ismaïli. Tour
d’horizon des transferts marquants.
La valse des as
C’est
un hiver pas comme les autres. D’importants transferts ont
déjà eu lieu en ce début d’année notamment au sein de
grandes équipes. Ahli, Zamalek et Ismaïli ont été poussées à
aligner de fortes sommes sur le marché afin de combler leurs
lacunes.
La direction des Rouges par exemple a, en effet, investi de
grandes sommes afin d’étoffer l’effectif de l’équipe,
épuisée par la succession des matchs et les blessures en
série. La vedette des transferts a été le milieu tunisien
Anis Boujelbène (29 ans) qui a signé un contrat de 2Hassan,
du cœur à l’ouvrage ans et demi, créant la surprise. Le
capitaine du Sfaxien, finaliste de la Ligue des champions,
était attendu à Zamalek depuis déjà plusieurs semaines, mais
les négociations ont subitement été interrompues et,
surprise, le joueur a ensuite signé à Ahli. « Mes
négociations avec Zamalek n’ont jamais atteint un point
sérieux. Tandis qu’avec Ahli c’était très différent et on a
vite pu trouver un accord, au point que je suis arrivé ici
pour signer tout de suite le contrat », a déclaré le milieu
tunisien qui a coûté aux Rouges la bagatelle de 550 000
dollars (contrats + prix du transfert versé au club).
Boujelbène a été ajouté à l’effectif d’Ahli en tant que
troisième étranger aux dépens de l’Angolais Sebastiao
Gilberto, absent pour une grave blessure au talon. Le
latéral droit Ahmad Adel (24 ans) fut la seconde recrue des
champions d’Afrique et d’Egypte après un coude à coude avec
les clubs d’Enppi, Ismaïli et Zamalek. L’arrière de
l’Olympique d’Alexandrie avait fait grande impression lors
des matchs aller et il devra être un renfort au côté droit
qui comprend déjà Islam Al-Chater et Ahmad Seddiq tandis que
Mohamad Abdallah semble être hors des projets du staff
technique. Et pour finir, on compte sur l’arrivée du vétéran
Abdel-Hamid Hassan (34 ans), acheté à Pétrole Assiout, dans
une affaire qui a suscité beaucoup de polémiques (voir
portrait). La direction était prête à verser plus pour
renforcer le groupe, mais elle s’est heurtée au refus des
clubs, notamment Ghazl Al-Mahalla et Moqaouloun pour ainsi
annoncer la fin de ses transferts, pour le moment.
Refus des clubs
Zamalek, quant à lui, s’est concentré sur ses grosses
défaillances, notamment la défense. Les Blancs sont entrés
en négociations avec nombre de vedettes de ce compartiment
telles que Mohamad Younès (Enppi), Moatassem Salem (Ismaïli)
et Mahmoud Fathallah (Ghazl Al-Mahalla). Mais ils se sont
heurtés aux refus de leurs clubs respectifs, refusant de
céder des éléments importants alors qu’ils sont en pleine
concurrence, que ce soit en tête ou au fond de classement.
Tandis que le probable retour de l’ancien défenseur de
l’équipe Béchir Al-Tabéï (Rizespor, Turquie) a été annulé en
raison des exigences financières de ce dernier qui a réclamé
un contrat annuel de 1,5 million de livres. C’est ainsi que
le défenseur international tunisien Wissem El-Abdi (27 ans)
est annoncé comme le remède aux maux des Blancs. Le
défenseur du Sfaxien portera le maillot numéro 4, celui
d’Ibrahim Saïd parti pour Rizespor, pour au moins les deux
prochaines saisons et pour la somme de 400 000 dollars. Le
dossier n’est pas encore clos pour les Blancs qui sont en
négociations avec l’international Abdel-Zaher Al-Saqqa (34
ans), actuellement avec la formation turque de Konyaspor. «
Nous avons trouvé un accord sur tous les détails, il ne
reste maintenant que l’accord entre les deux clubs et
ensuite je pourrai jouer pour Zamalek bientôt », a déclaré
le défenseur des Pharaons double champion d’Afrique (1998,
2006) lors de son récent séjour au Caire.
A Ismaïli, le feuilleton ne fait que continuer avec
l’interminable quête d’un attaquant capable de transformer
les nombreuses opportunités créées par ses coéquipiers.
Mohamad Fadl, ancien attaquant d’Ahli, s’est énormément
distingué en étant à ce jour auteur de 10 réalisations. Mais
il ne s’agit que d’un seul attaquant, souvent l’otage des
blessures. Des quelques joueurs qui ont passé des essais au
sein du club ces dernières semaines, c’est l’attaquant
nigérian d’Enyimba, Atanda Sakibu (18 ans), qui a été
recruté pour 150 000 dollars. Le jeune attaquant a émergé
avec Enyimba, double champion d’Afrique en 2003 et 2004, il
y a deux ans, et a montré des qualités très prometteuses.
Les Derviches, qui l’ont embauché pour les 3 prochaines
années, espèrent qu’il mûrira au sein du club et conduira
l’équipe à décrocher les différents titres.
Le mercato n’est pas encore achevé pour ces équipes qui
espèrent décrocher quelques signatures d’ici le 31 janvier,
voire conclure des accords pour la fin de saison.
A
suivre ... .
Karim
Farouk
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Hassan, du coeur des as
De tous les transferts opérés, c’est celui de Abdel-Hamid
Hassan (34 ans) à Ahli qui a fait couler le plus d’encre,
notamment en raison de son âge. Portrait d’un joueur qui
s’est lancé dans la carrière à 26 ans.
Mieux vaut tard que jamais, dit-on. Et rien n’est plus vrai
pour Abdel-Hamid Hassan. A 34 ans, il donne une nouvelle
dimension à sa carrière en rejoignant le club d’Ahli, alors
qu’à l’âge de 26 ans il n’avait encore jamais évolué à un
niveau professionnel ... C’est une drôle d’histoire que
celle de ce vieil attaquant qui a été recruté par Ahli ce
mois-ci afin de renforcer le compartiment offensif de
l’équipe, qui ne comprend que trois attaquants de métier,
Emad Metaab, Amado Flavio et Ossama Hosni. « Mon père avait
refusé que je fasse une carrière de footballeur car il
voulait que je sois magistrat. J’ai évolué au niveau junior
et ensuite j’ai dû quitter les terrains jusqu’à son décès »,
nous raconte-t-il. « Mido », comme il est surnommé, a dû
donc attendre ses 26 ans pour reprendre sa carrière. En
1999, il tire son premier ballon après un arrêt de 6 ans
dans un club amateur du Sinaï, avant d’être embauché par le
club d’Electricité d’Ismaïli en 2000 pour un an. Là-bas, il
retrouve son sens du but et du jeu. Le talent était présent,
semble-t-il, et il ne fallait qu’un peu d’exercice pour le
faire s’exprimer. Grand de taille, efficace face au but mais
aussi doué balle au pied, il fut détecté par le staff
technique d’Enppi qui a décidé de l’intégrer dans le grand
projet de l’équipe. « J’ai joué pendant cinq saisons avec
Enppi, depuis qu’il était en D2. J’ai vécu les meilleurs
moments de ma carrière et nous avons réalisé de nombreux
exploits ensemble. Ceci revenait aussi au grand esprit des
joueurs et l’atmosphère de famille qui y régnait », nous
confie-t-il. C’est à cette époque que la Société nationale
du pétrole décide d’investir massivement dans le secteur du
foot et construit cette équipe d’Enppi. Abdel-Hamid Hassan
était au cœur de cette formation qui rapidement a pu
rejoindre la première division (2002) avant de réaliser
l’exploit de terminer dauphin du championnat en 2005, de
remporter la Coupe la même année, de terminer finaliste de
la Ligue arabe des champions en 2006 et de devenir l’une des
puissances constantes du football égyptien.
Malheureusement, le conte de fées se termine en 2006 et il
quitte le club pour rejoindre Pétrole Assiout. « Pendant
plus d’une saison, j’étais aligné sur le banc de touche, or
je voulais jouer régulièrement, alors j’ai demandé à quitter
le club. J’avais le choix entre Pétrole Assiout et Petrojet,
et j’ai préféré le premier car il n’avait pas assez
d’attaquants et j’ai senti que je pouvais lui être utile »,
explique-t-il. Et alors que tout le monde pensait qu’il
était en bout de carrière, il reçoit un appel, « comme dans
un rêve » selon ses mots, de Hossam Al-Badri, l’entraîneur
adjoint d’Ahli, lui demandant de rejoindre l’équipe. « C’est
le rêve de ma vie et face à une telle demande on ne peut que
dire oui. Surtout que je suis convaincu que celui qui n’a
pas joué pour Ahli ou Zamalek n’a pas joué au football en
Egypte », déclare-t-il.
C’est ainsi qu’il signe un contrat de deux ans et demi pour
Ahli dans une affaire qui a suscité beaucoup de polémiques.
Pourquoi Ahli recrute-t-il un attaquant si âgé ? Où sont les
juniors ? Qu’est-ce qu’il pourra apporter ? Beaucoup de
questions auxquelles Mido devra répondre dans la prochaine
période. « J’ai entamé ma carrière assez tardivement et donc
je ne suis pas épuisé physiquement. Donnez-moi ma chance, et
patientez, je vous montrerai mes qualités ». Hassan a déjà
fait ses débuts avec Ahli en jouant quelques minutes contre
Esmant Suez (2-0), vendredi dernier. Il aura sûrement
d’autres chances qu’il devra saisir, on l’espère pour les
Rouges sans trop de pression.
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