Handball .
Après son élimination du premier tour des Championnats du
monde d’Allemagne, la sélection égyptienne vise la Coupe du
président de la fédération internationale nouvellement
introduite dans la compétition.
La coupe est morte, vive la coupe
Ce
n’est pas une surprise. La sélection égyptienne a été
éliminée du premier tour de la 20e édition des Championnats
du monde qui se déroulent en Allemagne jusqu’au 4 février.
Et ce, après ses défaites successives contre l’Espagne
(29-33) et la République tchèque (30-31) respectivement lors
des deux premières journées.
Placée dans le groupe D, l’un des groupes les plus relevés
du Mondial, l’Egypte n’était pas favorite pour accéder au
second tour. Tous les pronostics prédisaient la
qualification de l’Espagne et de la République tchèque. Mais
en pratique, les Pharaons ne sont pas passés loin de cette
qualification, au vu de leur performance lors de ces deux
rencontres.
Lors de ces deux matchs aux résultats serrés, les Egyptiens
ne furent pas une proie facile, et la victoire a échappé aux
Pharaons dans les dernières minutes de la rencontre.
A commencer par la rencontre contre l’Espagne, lors du match
de la première journée. Avant le début du match, tous les
observateurs désignaient l’Espagne vainqueur facile de cette
rencontre. Ces pronostics étaient basés sur la grande
différence de niveau qui existe entre les deux sélections,
qui favorisent la tenante du titre du Mondial. Mais les
hommes de Zoran
Zivcovic, directeur technique de
la sélection nationale, ont pour le moins dérangé leurs
adversaires. Ils ont, en effet, mené au score jusqu’à la 48e
minute de la rencontre et étaient tout près de réaliser la
surprise, mais l’expérience des Espagnols a fait la
différence au terme de ce match qui s’est terminé sur le
score de 33-29.
Idem lors de la rencontre face à la République tchèque, où
les Pharaons n’ont pas su conserver leur avance de 4 buts et
ont donné l’occasion aux Tchèques, lors des dix dernières
minutes, de réduire le score et
de remporter la rencontre 31-30.
Manque d’expérience fatal
Ces deux défaites ont dévoilé plusieurs lacunes au sein de
la sélection nationale, qui est encore loin d’être une
équipe de poids face aux grandes formations d’Europe. En
effet, le manque d’expérience des joueurs de la sélection
fut flagrant et fatal lors de ces deux rencontres. Ces
derniers commettent un grand nombre d’erreurs de débutant
dans les moments critiques de la partie, notamment les
dernières minutes, et donnent trop souvent l’occasion aux
adversaires de revenir au score et de l’emporter.
De même, la sélection repose en grande partie sur deux
joueurs, à savoir l’arrière gauche du club espagnol, Hussein
Zaki, et l’arrière droite de
Zamalek, Ahmad
Al-Ahmar. Ces deux joueurs seuls
représentent la puissance offensive de la sélection ; ils
ont marqué en effet 36 des 59 buts marqués par la sélection
lors des deux premières rencontres, soit 61 % des buts de la
sélection (21 buts pour Al-Ahmar : 11 contre l’Espagne et 10
contre la République tchèque. 15 buts pour Zaki : 8 contre
l’Espagne et 7 contre la République tchèque).
C’est ainsi que Zivcovic a dû surexploiter Zaki et Al-Ahmar,
qui n’ont pratiquement pas quitté le terrain, le niveau des
remplaçants laissant à désirer.
Du coup, leur performance s’en ressentait à la fin des
rencontres.
Zivcovic a bien essayé de reposer Zaki quelques minutes lors
de la rencontre contre la République tchèque, lorsque le
score était en faveur de l’Egypte 25-21, mais les Tchèques
en ont bien profité, marquant trois buts successifs en son
absence.
De même, le manque d’efficacité des ailiers de la sélection
fut un autre grand problème de la sélection. Par exemple,
Bilal Awwad, l’ailier gauche de la sélection, n’a marqué
aucun but lors de ces deux rencontres. Quant à l’ailier
droit Moustapha Al-Sayed, il s’est quelque peu distingué par
ses 7 buts lors des deux rencontres, mais il faut préciser
que 5 de ces 7 buts étaient des contre-attaques et non pas
des attaques menées de son poste d’ailier.
Suite à cette élimination, la sélection nationale pourra
participer à une autre compétition, à savoir celle de la
Coupe du président de la fédération internationale
nouvellement créée cette année pour les équipes qui ont
terminé à la 3e place dans leurs groupes différents (ndlr :
l’Egypte a terminé à la troisième place du groupe d’après sa
victoire 35-24 contre le Qatar, lundi à l’occasion de la
dernière journée du premier tour).
Selon le règlement de la compétition, les 6 équipes qui ont
décroché la troisième place dans leurs groupes différents au
premier tour seront divisées en deux groupes : le premier
regroupera les équipes des groupes A, B et C, tandis que le
deuxième regroupera les troisièmes des groupes D, E et F.
Les deux premières équipes disputeront la finale de cette
nouvelle Coupe, alors que les autres équipes joueront pour
les 15e à 18e places.
Les Pharaons sont donc priés de remporter cette nouvelle
Coupe afin de consoler leurs supporters déçus de leur échec
de se qualifier pour les phases finales, malgré le plaisir
des yeux accordé.
Mohamad
Mosselhi