Al-Ahram Hebdo, Egypte |
  Président Salah Al-Ghamry
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 24 au 30 janvier 2007, numéro 646

 

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Egypte

3 Questions à

 Hamlaoui Mekachera, ministre français délégué aux anciens combattants, en visite cette semaine au Caire.

Proche-Orient : « La constance de la France assurée »

Al-Ahram Hebdo : Pour l’Egypte, le déminage de la région d’Al-Alamein, un important champ de bataille de la seconde guerre mondiale, est d’une grande importance. La France envisage-t-elle de prendre part à un projet international de déminage de cette région ?

Hamlaoui Mekachera : C’est une question qui nous préoccupe. Il est vrai que les mines antipersonnel sont un fléau qui s’est montré jusqu’alors insurmontable. La France se félicite d’être ouverte à toute proposition de l’Onu pour qu’il y ait un consensus généralisé et qu’il soit de nature à nous débarrasser de ces mines qui font des ravages sur des innocents, des femmes, des travailleurs. La France est donc tout à fait consciente de cette lutte commune de tous les pays contre ce fléau. Et nous sommes dans ce contexte pour une solution qui soit orchestrée par l’Onu, une solution d’ensemble, dans laquelle les pays participent, et la France est prête à participer avec tous ses moyens, à condition que cette démarche soit parrainée et décidée par l’Onu.

— L’Egypte a récemment annoncé son projet de développement d’un programme nucléaire à des fins pacifiques. Que pense la France de cette démarche et quelles seraient les modalités de coopération bilatérale dans ce domaine ?

— L’Egypte aspire, comme tous les pays libres et souverains, à posséder l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, et au cas où l’Egypte nous demanderait l’aide à la coopération dans ce sens, la France ne voit que des avantages à aider ce pays dans son entreprise. L’Egypte est un pays ami et nous serons toujours là pour coopérer, pour faire en sorte de travailler ensemble y compris dans ce domaine très difficile, très sensible, très important.

— Quelques mois nous séparent des élections présidentielles françaises. Pensez-vous que la politique de la France au Proche-Orient changera avec le nouveau président ?

— L’analyse des dossiers du Moyen-Orient et du Proche-Orient est partagée par la quasi-totalité des Français. Donc, au niveau de la politique extérieure de la France, il y aura très peu de changement. Il n’y a jamais eu de grand changement, car il y a un consensus sur la politique extérieure de la France. Depuis le général De Gaulle, elle a subi quelques petites variations, mais il y a toujours eu un consensus entre les deux grands partis. Alors, la constance de la politique de la France sur ces questions sera maintenue.

Propos recueillis par Randa Achmawi

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