3 Questions à
Hamlaoui
Mekachera,
ministre français délégué aux anciens combattants, en visite
cette semaine au Caire.
Proche-Orient : «
La constance de la France assurée »
Al-Ahram Hebdo : Pour l’Egypte, le déminage de la région d’Al-Alamein,
un important champ de bataille de la seconde guerre
mondiale, est d’une grande importance.
La
France envisage-t-elle de prendre part à un projet
international de déminage de cette région ?
Hamlaoui
Mekachera :
C’est
une question qui nous préoccupe. Il est vrai que les mines
antipersonnel sont un fléau qui s’est montré jusqu’alors
insurmontable. La France se félicite d’être ouverte à toute
proposition de l’Onu pour qu’il y ait un consensus
généralisé et qu’il soit de nature à nous débarrasser de ces
mines qui font des ravages sur des innocents, des femmes,
des travailleurs. La France est donc tout à fait consciente
de cette lutte commune de tous les pays contre ce fléau. Et
nous sommes dans ce contexte pour une solution qui soit
orchestrée par l’Onu, une solution d’ensemble, dans laquelle
les pays participent, et la France est prête à participer
avec tous ses moyens, à condition que cette démarche soit
parrainée et décidée par l’Onu.
—
L’Egypte a récemment annoncé son projet de développement
d’un programme nucléaire à des fins pacifiques. Que pense la
France de cette démarche et quelles seraient les modalités
de coopération bilatérale dans ce domaine ?
—
L’Egypte aspire, comme tous les pays libres et souverains, à
posséder l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, et au
cas où l’Egypte nous demanderait l’aide à la coopération
dans ce sens, la France ne voit que des avantages à aider ce
pays dans son entreprise. L’Egypte est un pays ami et nous
serons toujours là pour coopérer, pour faire en sorte de
travailler ensemble y compris dans ce domaine très difficile,
très sensible, très important.
—
Quelques mois nous séparent des élections présidentielles
françaises. Pensez-vous que la politique de la France au
Proche-Orient changera avec le nouveau président ?
—
L’analyse des dossiers du Moyen-Orient et du Proche-Orient
est partagée par la quasi-totalité des Français. Donc, au
niveau de la politique extérieure de la France, il y aura
très peu de changement. Il n’y a jamais eu de grand
changement, car il y a un consensus sur la politique
extérieure de la France. Depuis le général De Gaulle, elle a
subi quelques petites variations, mais il y a toujours eu un
consensus entre les deux grands partis. Alors, la constance
de la politique de la France sur ces questions sera
maintenue.
Propos
recueillis par Randa Achmawi