Concurrence .
L’Organisme de lutte contre les monopoles a pour la première
fois lâché des informations sur
les dossiers qu’il traite.
Début de transparence
Alors qu’il fait l’objet de vives critiques sur son rôle
effectif depuis sa création il y a deux ans, l’Organisme de
lutte contre les monopoles a enfin délivré des informations
sur les plaintes qu’il traite. L’organisme a ainsi révélé
avoir terminé l’étude de 4 d’entre elles sur 8, déposées par
le gouvernement il y a un an. « Mais nous ne sommes pas
encore parvenus à une formule convenable pour révéler les
détails de ces 4 dossiers », assure Mona Yassine, la
présidente de l’organisme, qui prévoit l’annonce des
résultats en septembre, à l’occasion du rapport annuel sur
son activité. Elle explique que 2 de ces 4 dossiers
concernent le ministère de l’Investissement, le troisième le
ministère du Commerce alors que le dernier est au sujet d’un
produit classifié par le gouvernement comme étant «
essentiel », et pour lequel il souhaite fixer
unilatéralement le prix. « Il n’a pourtant aucune
prérogative pour le faire », précise Ahmad Al-Wakil,
président de la Chambre d’Alexandrie. Pour résoudre ce
problème, l’organisme prépare, en coopération avec les
ministères concernés, une liste des produits dont le
gouvernement a demandé la fixation libre du prix, pour la
présenter ensuite au Conseil des ministres.
Quant aux questions sensibles de la production de ciment et
de fer, le directeur exécutif de l’organisme a assuré que «
ces sujets sont encore en phase d’évaluation et l’annonce
des conclusions prendra du temps ». Mona Yassine souligne de
son côté que l’organisme n’a pas reçu de plaintes de la part
de particuliers. « Mais cela ne signifie pas l’absence de
violations du marché. L’organisme déploie des efforts pour
accroître la sensibilisation de la société »,
dit-elle.
Gilane
Magdi