Electricité.
Factures trop lourdes, électrocutions, gaspillage par les
pouvoirs publics ...Un de nos lecteurs dénonce la gestion de
cette source d’énergie dans le pays.
Mettons fin à cette pagaille !
Le problème de l’électricité, tout le monde en souffre dans
notre pays. Les factures deviennent astronomiques. Comment
doivent faire les citoyens pour les payer alors qu’en même
temps nos salaires ne bougent pas ? Comment ? Pourquoi nos
responsables ne cherchent-ils à augmenter les services, sans
toutefois en faire autant pour nos salaires ?
Comme beaucoup d’Egyptiens, je reste très étonné de voir de
nombreuses rues de la capitale allumées 24h/24. Qui paye
cette consommation ? Et pourquoi ? Et puis, comme si un
malheur n’arrivait jamais seul, aux factures d’électricité
s’ajoutent les soi-disant frais de ramassage des poubelles.
Mais qui nettoie quoi ? Les détritus dans les rues ont-ils
disparu ? Non : les rues sont toujours aussi sales, et pas
seulement dans les quartiers populaires.
Le problème de l’électricité n’est pas seulement financier,
mais sécuritaire. Comment accepter qu’un petit garçon de 12
ans meure en sortant de son école, parce qu’il est passé
trop prêt du transformateur placé dans la rue et qu’il s’est
électrocuté ? Ces transformateurs ne sont pas protégés et
sont très souvent ouverts. Encore une victime qui paye de sa
vie la négligence.
Il est navrant de constater que les vies ne sont jamais bien
chères à nos responsables. Ce qui compte pour eux, c’est
gagner plus sans travailler. Quand allons-nous mettre fin à
la corruption, contrôler le travail accompli et penser un
peu plus aux intérêts du citoyen ?
Ahmad Hussein,
Alexandrie.
Pernicieuse censure
Amis du Grand écran, vous avez sans doute constaté que dans
nos salles de cinéma, certaines images sont censurées. Ceci
pour la simple et bonne raison d’éviter la dépravation des
mœurs des jeunes esprits et surtout éviter le désir pouvant
enfreindre certains dogmes religieux. Certes, cette
politique est encourageante aux yeux des parents. Mais elle
éveille la curiosité de nos enfants.
Chers lecteurs, selon moi, cette politique apparaît comme un
stimulateur de curiosité et lorsqu’on est saisi par ce
sentiment, on cherche a découvrir ce qu’on est censé nous
cacher. Voyez-vous, avec l’avancée de la technologie de
l’information (internet, téléphone portable), nous ne
pouvons contenir totalement nos enfants. En effet si pour le
net nous surveillons leurs activités quotidiennes, leurs
portables que nous leur offrons à des prix exorbitants font
leur bonheur. En quoi me diriez-vous ? Eh bien, ces
téléphones possèdent une mémoire de capacité de stockage
d’images et par sms ils peuvent se les envoyer après les
différents téléchargement sans que l’on le sache. Ces images
sont généralement celles qui sont censurées, voire plus. Nos
enfants sont prêts à tout pour assouvir leur curiosité.
Alors si nous voulons les protéger, arrêtons ces censures.
A. Dhaunal Moutsiangou,
Gabon.
La vertu de la distance
J’aimerais évoquer l’importance du projet de l’enseignement
ouvert et à distance. Je pense en effet qu’il ouvrira des
portes à de nombreuses personnes de différentes catégories
et âges pour s’instruire et se cultiver. Cela prouve que la
littérature et la science sont sans fin, et par conséquent
que c’est une opportunité de transmettre la connaissance
grâce à la technologie moderne. De même, c’est un moyen très
efficace pour que chacun s’affirme dans un domaine, échange
des informations et de connaissances, pour construire un
homme autonome, indépendant, noyau de la société.
Rim Mohamed Fathalla,
Ismaïliya.
Grippe aviaire, une lutte sans relâche
Suite à votre article publié dans le numéro 643 d’Al-Ahram
Hebdo sur le manque de sensibilisation et l’inefficacité des
campagnes de prévention à propos du virus H5N1, je voudrais
employer mon droit de réponse pour vous informer qu’une
grande campagne de sensibilisation a lieu en ce moment dans
les 7 gouvernorats les plus touchés par la grippe aviaire.
Terre des hommes, une ONG internationale, coordonne le
projet d’une durée de 8 mois en collaboration avec l’UNICEF
et le ministère de la Santé et de la Population. 2 700
Raïdat rifiya (agents de santé de village) ont été formées
et visitent les femmes de maison chez elles dans le milieu
rural avec du matériel de sensibilisation. Elles visiteront
avant la fin du mois de février chaque maison trois fois,
afin de s’assurer que le message est bien passé. Des
autocollants décorent les toc-toc avec des messages
d’hygiène et affichent le numéro de téléphone 105. Des
posters sont accrochés dans les centres de santé et les
écoles. Une trentaine d’ONG organisent en janvier et février
des campagnes de sensibilisation et conférences de plusieurs
jours dans leurs districts respectifs. Des conférences de
presse ont été organisées au niveau central et au niveau des
différents gouvernorats afin de donner aux journalistes
l’info scientifique simplifiée sur le sujet. Depuis de
nombreux articles sont parus dans la presse nationale. Je
vous prie de croire que certains membres de la société
civile et du gouvernement font des efforts énormes pour
aider les villageoises à continuer à élever des poulets dans
des conditions d’hygiène et de prévention du H5N1 optimales.
Car il est connu que pour un grand nombre de ces
villageoises, élever des poulets est un agent d’émancipation
essentiel au niveau de la prise de décision familiale et
financière.
Jean-Christophe Gérard,
« Terre des hommes », Egypte.
Incohérences de l’éducation
Une fois de plus, nous avons souffert avec les examens de
mi-année. Malgré toutes les modifications apportées au
système d’enseignement, l’école reste à un très bas niveau.
Les élèves souffrent, les profs aussi, alors à qui profite
ces bouleversements ?
Je viens de voir un reportage sur une école privée de
Damanhour, qui, malgré sa réussite, s’est trouvée
soudainement confisquée par le ministère de l’Education. On
prétend qu’il existe des problèmes financiers et
administratifs dans cette école ... Même si c’est le cas,
est-ce une raison suffisante pour que cette école soit en
quelque sorte reprise par l’Etat ?
Névine Khaled,
Alexandrie.
La langue est un moyen, pas une fin
Apprendre une langue, cela n’est pas un but en soi. Il
s’agit surtout d’un moyen pour communiquer avec les autres
et comprendre les autres cultures du monde ou même mieux, de
comprendre les sciences et les théories. En Egypte, le
Centre Français de Culture et de Coopération (CFCC) ne
s’épargne aucun effort pour cela. L’exemple vivant est
l’activité exceptionnelle « Formedia », dont l’objet est
d’ouvrir de nouveaux horizons pour maîtriser la langue
française.
Mais on se demande quel est le rôle de l’Université
Française d’Egypte (UFE). On attend avec impatience ses
services pédagogiques et linguistiques. Je pense que cette
université doit coordonner ses efforts avec le CFCC.
Pourquoi l’UFE n’organiserait-elle pas des formations en
ajoutant par exemple sur son site Internet des cours en
ligne ? Cela pourra sans doute activer le rôle de la langue,
celui de véhicule des sciences et des cultures.
Mohamed Farouk,
Zagazig.
Une insulte aux Iraqiens
Le 30 décembre 2006, Saddam Hussein a été pendu haut et
court pour avoir dit non aux Américains.
La pendaison de Saddam Hussein est une insulte aux
dirigeants iraquiens, est une décision politique pour
satisfaire Bush et Israel.
La pendaison de Saddam Hussein n’est pas un jugement
équitable, c’est le jugement de Bush.
Or Saddam était un prisonnier de guerre et aurait dû être
jugé par un Tribunal International. Il aurait dû rester en
vie pour l’unité du pays. Car Saddam Hussein, est le symbole
de l’arabisme et des musulmans, il nous a appris à surmonter
les dangers, à affronter les difficultés.
Celui qui connaît cette vérité et la considère comme un
mensonge est un criminel.
Missoum Youssef,
Oran, Algérie.