Al-Ahram Hebdo, Arts | Marianne Khoury
  Président Salah Al-Ghamry
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 

 Semaine du 24 au 30 janvier 2007, numéro 646

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Kiosque

  Société

  Arts

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Loisirs

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Arts

Entretien . La productrice Marianne Khoury a effectué la présélection des films égyptiens participant au Festival international des programmes audiovisuels, qui se tient du 23 au 28 janvier à Biarritz (France).

« Un jeune cinéma indépendant en plein épanouissement »

Al-Ahram Hebdo : Comment avez-vous été désignée pour faire la présélection des films égyptiens ?

Marianne Khoury : J’ai eu l’honneur de présider l’an dernier le jury de la musique et du spectacle du Festival. Tâche qui n’était pas facile, surtout que j’avais à délibérer sur des films sur la musique, la biographie de musiciens de renom et des concerts filmés. Un domaine qui ne cadre pas avec mes occupations habituelles. Je devais aussi fédérer les avis de collègues qui venaient de l’univers de la musique et travaillaient à faire exister ces films tels Mikos Szinetar, directeur de l’Opéra de Hongrie, Gréco Casadessus, musicien-compositeur et producteur de musique français, et Frédéric Devreese, compositeur et chef d’orchestre belge. Mais, convaincue qu’il n’est jamais trop tard pour bien voir et surtout comprendre, j’ai fini par partager leur réflexion sur les films en compétition et nous avons décerné le premier prix au film Glenn Gould du nom du grand pianiste canadien, réalisé par Bruno Monsaingeon, qui constitue un modèle d’assemblage de documents d’archives et de la technique d’appréhension de la biographie de personnalités marquantes. Dès lors, Pierre-Henri Deleau, président du Festival, a décidé de me confier la présélection des films égyptiens cette année en tant que correspondante.

— Comment s’est opéré le choix des films ?

— L’enjeu pour moi était de saisir cette opportunité pour faire accéder au Festival le plus grand nombre de films qui ont une qualité technique et une esthétique de haut niveau. J’ai donc commencé à explorer le paysage cinématographique égyptien et je me suis servie de mes contacts avec des professionnels du métier et du coup j’ai été amenée à faire un constat important. Il y a une grande mouvance d’un jeune cinéma indépendant en plein épanouissement. De jeunes cinéastes, ayant acquis la technique de tournage dans des écoles et des ateliers non spécialisés, défendent un cinéma contemporain des difficultés et aspirations de leur génération, non soumis à une logique commerciale ni à la censure, et fait avec leurs modestes moyens et leur interaction solidaire. De ce cinéma porteur, j’ai proposé 40 œuvres-clés.

— Combien en ont été retenus par le Festival ?

— Cinq œuvres ont été retenues pour la compétition : Tu seras assassiné, un film expérimental d’Amal Qénawi, L’Autre monde d’Imane Al-Naggar sur les personnes autistes, Jour et nuit d’Islam Al-Azzazi sur un opportuniste qui manipule son entourage, Iles de Mohamad Salah sur un groupe de gens isolés et marginalisés par la société, et Lever et coucher de Chérif Al-Bendari sur des moments déplaisants que vit une jeune femme au cours d’une journée. Quatre autres films ont été choisis pour la section Fipatel du marché : 20 sec. au Pakistan d’Ibrahim Al-Batouti, un documentaire sur les affres de la guerre, Tamboura de Philippe Al-Dib sur les traditions festives à Suez, Rêves et obscurité de Saad Hindawi sur les détenus marocains en prison dans les années de plomb, et Ithaky d’Ibrahim Al-Batouti, sur un jeune aspirant à se faire une situation. Cette section met à la disposition des sélectionneurs potentiels 200 à 300 écrans pour visionner un ensemble de films outre ceux présentés dans les différentes sections : téléfilms, séries et feuilletons, documentaires de création et essai, grands reportages et faits de société, musique et spectacle, courts métrages. Et ce afin qu’ils approvisionnent leur bouquet de programmes télévisuels. Par ailleurs, le président du Festival a appuyé le choix des films égyptiens, avouant qu’il a été surpris par leur qualité et leur diversité thématique.

— Qu’est-ce que le Festival offre d’intéressant encore ?

— Il réserve un clin d’œil à la production représentative des procédés d’enseignement de l’Institut supérieur du cinéma égyptien. Ainsi 12 films de la dernière promotion de 2006 y seront-ils présentés. Dans cette perspective, trois étudiants de l’Institut : Mohamad Kamel, Héba Yousri et Mohamad Nour accompagneront leurs œuvres respectives : Essayage de la mer, Une Autre passion, et un film d’animation. Le ministère de la Culture prendra en charge les frais de leur déplacement. De même, Alexandre Sorentino, attaché audiovisuel de l’ambassade de France qui a assuré l’envoi des films au Festival, essaye de procurer des ressources aux jeunes qui s’y rendront. J’espère que les films égyptiens obtiendront un résultat honorable en se faisant remarquer par les moyens qu’ils possèdent .

Amina Hassan

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.