La décision honteuse
de refuser 12 partis
Mohamed Salmawy
Le drame somalien
Salama A. Salama
Les Palestiniens dans
l’impasse
Mohamed Khaled Al-Azaar
Ecrivain palestinien
La participation civile aux
amendements constitutionnels
Al-Sayed Eléwa
Professeur de sciences
politiques
à l’Université de Hélouan
L’après-rencontre
Moubarak-Olmert
Ibrahim Nafie
Edito
Edito
Condi arrive les mains vides
Condoleezza
Rice est au Proche-Orient. Visite traditionnelle ou tentative réelle
d’aller de l’avant dans le processus de paix ? Le timing de la
visite laisse à douter d’une telle chose, puisqu’elle
intervient juste après l’annonce par le président Bush de sa nouvelle stratégie
pour l’Iraq. Condi accorde donc la priorité à la recherche
d’un soutien arabe à cette politique. De nombreux observateurs
mettent en doute la capacité de Washington de mener deux objectifs de
front : s’en sortir du bourbier iraqien et relancer les efforts pour un
retour à la table des négociations en ce qui concerne le dossier
palestinien. Les analystes américains eux-mêmes ont
souligné que Rice s’est rendue dans la région sans plan
pour une relance du processus de paix israélo-palestinien. Certes,
l’Iraq et la Palestine ne peuvent relever d’une seule vision. Mais,
il est clair qu’un progrès sur le plan palestinien apporterait
beaucoup d’espoir dans toute la région. Il est certain que la
question palestinienne est au cœur du débat et qu’elle est
à l’origine du tourbillon qui emporte tout sur son chemin dans la
région.
Mais
d’emblée, Mme Rice a tenu à
réduire les attentes de cette visite concernant ce volet, en affirmant
qu’elle voulait surtout écouter ses interlocuteurs. « Je ne
viens pas avec une proposition, je ne viens pas avec un plan », a-t-elle
déclaré. Et l’on voit que la diplomatie américaine
n’arrive pas à sortir de ses ornières. Ainsi, elle a
indiqué qu’elle souhaitait voir « comment on peut
accélérer la Feuille de route », le plan qui prévoit
la création d’un Etat palestinien. Mais interrogée sur les
moyens d’accélérer ce plan, elle est restée vague.
Elle s’est accrochée au discours américain qui rappela la
nécessité pour les Palestiniens de parvenir auparavant à
un accord sur la reconnaissance d’Israël, sans réciprocité.
C’est-à-dire que l’on ne connaît guère les
modalités d’une reconnaissance israélienne de l’Etat
palestinien, ni la délimitation de ses frontières et
détermination de sa capitale.
Tout
porte à croire que certaines parties, Israël en premier lieu, cherchent à pousser les Palestiniens à une
guerre civile et à empêcher la formation d’un
véritable gouvernement d’union nationale. Il est certain dans ce
contexte que les Palestiniens, soutenus par les nations agissantes au sein du
monde arabe, doivent arrêter leurs affrontements et mettre en
échec les plans israéliens. L’Etat hébreu voudrait
évidemment profiter de la situation inconfortable où se trouvent
les Etats-Unis en Iraq pour faire prolonger le statu quo en Palestine. La
diplomatie américaine devrait se libérer de cette tutelle
israélienne si elle veut faire progresser les choses.
Arrivée
ainsi les mains vides, Condi repartira-t-elle de la même manière ? .