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 Semaine du 10 au 17 janvier 2007, numéro 644

 

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Sports

Pentathlon moderne . Ahmad Nasser, président de la Fédération égyptienne, a été honoré par le président de la Fédération internationale pour les performances de la discipline en 2006. L’Egyptien débute la saison 2007 avec de nouvelles ambitions et un programme chargé. Entretien

« Notre but principal :
réaliser une bonne performance aux JO »

Al-Ahram Hebdo : Vous venez d’être récompensé pour les résultats obtenus en 2006 en pentathlon moderne, qu’en retenez-vous ?

Ahmad Nasser : La saison dernière était parfaite pour le pentathlon égyptien. L’Egypte a réalisé sa meilleure performance de tous les temps et les paroles de Klaus Schormann, président de la Fédération internationale de pentathlon moderne (UIPM), viennent le confirmer. Ce dernier a déclaré lors de la dernière réunion de la UIPM que l’Egypte a réalisé la meilleure performance dans toutes les catégories de compétition de l’année 2006, et qu’elle a organisé la meilleure Coupe du monde. Au cours de cette réunion, j’ai été honoré par le président de la Fédération et par plusieurs membres qui ont tous félicité la Fédération égyptienne pour ses performances. Cela me rend fier de mon pays et persévérant pour prouver que ce n’est qu’un début. En 2006, l’Egypte a réalisé de grands exploits grâce à ces pentathloniens. La plus grande surprise de la saison vient de la part d’Omniya Fakhri, qui a décroché la médaille de bronze lors des Championnats du monde en novembre dernier au Guatemala. A 25 ans, la capitaine de l’équipe égyptienne a remporté la première médaille africaine aux Championnats du monde. Sa compatriote Aya Médani, 17 ans, a remporté cette saison les deux titres individuels des Championnats du monde juniors des moins de 18 et 21 ans. Chez les hommes, Amr Al-Guézéri a remporté, pour la première fois dans l’histoire de la discipline égyptienne, le Tournoi international d’Egypte. Puis, il a terminé 13e aux Championnats du monde, ce qui est très satisfaisant. Son compatriote Mina Tadross a décroché la médaille de bronze aux Championnats du monde juniors des moins de 21 ans et s’est qualifié pour la finale des Championnats du monde seniors. Avec ces résultats, je suis totalement satisfait de la saison. En fait, c’était une année en or pour le pentathlon égyptien.

— Après ces résultats, comment entamez-vous la saison 2007 ?

— 2007 est l’année pour bien étudier. C’est la saison la plus importante pour le pentathlon, car c’est l’année de la qualification pour les Jeux Olympiques (JO) de Pékin 2008 et l’année de la préparation pour ces JO. Il faut dire que nous n’avons pas défini le programme de l’année aujourd’hui. Dès mon arrivée à la tête de la Fédération égyptienne en décembre 2005, j’ai défini avec le conseil d’administration un programme qui s’étend jusqu’à 2008 et un plan jusqu’à 2012 avec divers objectifs et des étapes précises. Chaque année, nous effectuons quelques changements dans notre programme selon les résultats et le niveau de nos athlètes. Cette année, nous avons un programme chargé. Lundi dernier, le directeur technique de la sélection, le Polonais Merec Mackay, est arrivé en  Egypte après un congé en Pologne, il a commencé le lendemain l’entraînement de l’équipe car nous n’avons pas de temps à perdre. L’Egypte disputera les Championnats d’Afrique qui auront lieu le 22 février au Caire et qui seront qualificatifs pour les JO de Pékin. Deux athlètes (un homme et une dame) pourront se qualifier à travers cette compétition. Les deux places seront probablement pour l’Egypte qui n’affronte aucune concurrence africaine. La saison comporte encore 5 étapes de la Coupe du monde pour les hommes et les dames avec la finale de la Coupe du monde. De même, il y aura les Championnats du monde juniors (-19 ans et -21 ans) et seniors. A travers les différentes étapes de la Coupe du monde et  les Championnats du monde seniors, les athlètes récoltent des points qui comptent pour le classement mondial. Les premiers athlètes au classement pourront se qualifier pour les JO. A part les compétitions, le programme comporte cette année plusieurs stages de préparation à l’étranger.

— La qualification pour les JO est-elle le seul objectif de cette saison ?

— Notre objectif est de nous qualifier pour les JO de Pékin avec 4 athlètes (2 hommes et 2 dames), 2 athlètes par le biais des Championnats d’Afrique et 2 autres à travers le classement mondial. Je crois que nous sommes capables de réaliser cela. Mais il ne faut pas oublier notre but principal : réaliser une bonne performance aux JO. Donc, nous visons cette année à bien préparer les athlètes, afin d’arriver fin prêts à Pékin. C’est pourquoi il y aura cette saison dans notre programme plusieurs stages de préparation. Omniya Fakhri a remporté la médaille de bronze aux Mondiaux grâce au stage de préparation effectué avant la compétition à Colorado Spring (Etats-Unis). Donc, nous avons programmé 2 stages en Pologne et un aux Etats-Unis et nous essayons d’effectuer un stage au Caire avec la sélection américaine.

— Quelles sont les lacunes de vos athlètes ?

— A la fin de chaque saison, le Comité technique de la Fédération égyptienne, avec le cadre technique de la sélection, effectue une évaluation pour la saison et les athlètes. A travers l’évaluation, nous avons découvert les points faibles des athlètes. Ainsi, le directeur technique de l’équipe définit pour chaque athlète un programme de préparation privé en travaillant sur ses points faibles, tout en renforçant ses points forts. Par exemple, Amr Al-Guézéri est parfait en escrime, natation, équitation et course, mais il est un peu faible en tir. Donc, il a un programme qui s’intéresse davantage au tir. Omniya Fakhri et Aya Médani, comme tous les autres athlètes égyptiens, ont un point faible commun : l’équitation. En fait, l’équitation est un grand problème pour nous, car les chevaux qu’ils utilisent à l’entraînement en Egypte sont d’un niveau médiocre par rapport à ceux qui se trouvent à l’étranger. C’est pourquoi il est très important d’effectuer des stages à l’étranger pour améliorer le niveau d’équitation.

— Rencontrez-vous des problèmes pour réaliser votre programme ?

— Grâce aux excellents résultats de mes athlètes, je n’affronte aucun problème pour réaliser mon programme. Tout ce que j’ai demandé de la part du Comité national des sports et du Comité olympique égyptien a été réalisé. Le projet du champion olympique a été utile pour moi, car aujourd’hui 4 pentathloniens font partie de ce projet qui leur offre une bonne préparation et un salaire mensuel. Je dois remercier Hassan Saqr, le président du Comité national des sports, pour les efforts qu’il a fournis avec nous. Il a approuvé notre programme et a accepté de financer les stages de préparation à l’étranger. En fait, tous les responsables des sports égyptiens ont contribué à la bonne performance du pentathlon égyptien, surtout Hassan Saqr et Mamdouh Al-Beltagui au Comité national, et Mounir Sabet et Khaled Zein au Comité olympique. Sans oublier les grands efforts de Mohamad Abdel-Moneim Al-Mallah, président du club Al-Chams, qui a organisé la Coupe du monde de pentathlon dans son club sans contrepartie financière.

— Quel est le secret des exploits du pentathlon égyptien depuis votre arrivée à la tête de la Fédération en 2005 ?

— Nous sommes parvenus à ce niveau international grâce à l’harmonie entre les membres des Conseils d’administration de la Fédération, le cadre technique de l’équipe nationale, les athlètes et leurs parents. Dès la prise de fonction de cette Fédération, notre but était le bien de cette discipline. Donc, nous avons travaillé pour réaliser cela. En premier lieu, nous avons signé des contrats avec le cadre technique de la sélection pour qu’il travaille avec assurance. Puis, nous avons ajouté au cadre technique un psychologue, un nutritionniste, et un directeur administratif afin que l’entraîneur de la sélection nationale travaille dans les meilleures conditions possibles pour améliorer le niveau du pentathlon égyptien. De plus, il existe des liens entre la Fédération et les parents des athlètes. Cela sans oublier la diffusion de la discipline pour augmenter la base des pratiquants afin d’améliorer le niveau de la discipline. Aujourd’hui, il existe 1 800 pratiquants, dont 1 300 enregistrés à la Fédération égyptienne. Cette saison, 7 nouveaux clubs ont intégré la Fédération égyptienne, dont 5 sont des Forces armées. Donc, la discipline évolue et tout cela grâce aux bonnes performances mondiales des athlètes égyptiens. Il faut dire que le sport égyptien est en très bonne forme dans plusieurs disciplines telles la lutte, la boxe, l’haltérophilie et le pentathlon. Nous devrons donner une grande importance à ces sports pour qu’ils puissent continuer sur cet élan.

Doaa Badr

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