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Al-Awlama wal imberyaliya (mondialisation et impérialisme,
collectif, traduction de Randa Baath, présentation et
relecture de Emad Shiha, 2006, Dar Al-Sawsan, Syrie).
Si le mouvement alter-mondialiste a eu un écho médiatique très
important, la couverture médiatique sur la réflexion qui a
accompagné sa naissance est nettement moins tapageuse.
Pourtant, de nombreux chercheurs ont produit des travaux
éclairant les rouages de la mondialisation néolibérale. Outre
les analyses sur la mondialisation économique et financière
(Michel Husson, François Chenet) et les travaux sur les
rapports entre expansion impérialiste et domination des
multinationales (Claude Serfaty), cet ouvrage collectif
traduit du français s’intéresse aussi à des questions
transversales, comme celles concernant l’oppression des femmes
(Stéphanie Triet). L’ouvrage s’attache également à éclairer
des questions qui peuvent sembler techniques : l’endettement
des pays du tiers-monde (Eric Toussaint), les accords de
libre-échange (Odile Castell, « des institutions qui servent
l’intérêt des forces impérialistes »). L’article de Gustave
Massiah s’interroge sur « l’impérialisme français, maillon
faible ou complémentaire ». Sur le site de la maison d’édition
(www.daralsawsan.net), le lecteur trouvera les références
d’autres ouvrages aux préoccupations similaires.
Alia Mamdouh, The Loved Ones (Les êtres aimés, traduit de
l’arabe par Marilyn Booth, AUC Press, 2006).
Ce roman avait obtenu le prix Naguib Mahfouz en 2004. Son
héroïne, Soheila, est dans le coma dans un hôpital à Paris,
entourée de ses amis qui tentent de la sauver. Si Les Etres
aimés narre l’expérience d’exil telle qu’elle est
douloureusement vécue par une femme d’âge mûr, il s’agit aussi
d’une réflexion mélancolique sur le temps, dans toutes ses
dimensions, et d’une ode à l’amitié.
L’auteure,
l’écrivaine
iraqienne Alia
Mamdouh, vit
actuellement en France.