Al-Ahram Hebdo, Dossier | Hoda Galal Yassine,  « Créer une coopération forte entre femmes d’affaires »
  Président Salah Al-Ghamry
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 10 au 17 janvier 2007, numéro 644

 

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Dossier

Investissements interarabes . Le quatrième forum de l’investissement arabe vient de s’achever au Caire. Bilan avec la présidente de l’Union des investisseuses arabes, Hoda Galal Yassine. 

« Créer une coopération forte entre femmes d’affaires »

Al-Ahram Hebdo : Quels ont été les faits marquants du forum cette année ?

Hoda Galal Yassine : La présence de délégations arabes de femmes d’affaires influentes dans leurs pays a été très forte. La plus importante délégation a été celle d’Arabie saoudite qui a regroupé 50 femmes d’affaires travaillant dans le domaine de l’investissement immobilier, des banques, du tourisme, de la navigation et de la gestion d’affaires. Les Emirats arabes unis ont participé avec une délégation de quelques 30 femmes d’affaires.

— Quels ont été les thèmes discutés ?

— Le forum a discuté pendant trois jours des moyens de renforcer l’investissement dans le monde arabe en créant une forte coopération entre femmes d’affaires arabes. Il a aussi discuté du rôle de la coopération internationale et des alliances pour le développement durable ainsi que le développement du commerce interarabe et les répercussions du traité de l’OMC sur le secteur arabe des affaires. Il a par ailleurs abordé le sujet de la paix en tant que pilier du développement et de l’investissement.

— A quelles mesures concrètes êtes-vous parvenus ?

— Les séances du forum ont approuvé des projets d’investissements dans divers domaines. De plus, plusieurs investisseurs ont décidé la création d’une société œuvrant dans le domaine du gaz naturel et du pétrole. Elle sera créée après les études de faisabilité du projet dont le capital s’élève à près de 2,7 milliards de dollars. De plus, un projet industriel commercial syrien sera fondé dans le gouvernorat égyptien de la Nouvelle Vallée.

— Selon quels critères choisissez-vous les femmes d’affaires pouvant adhérer à l’Union des investisseurs arabes ?

— Nous accordons une grande importance à la réputation commerciale et bancaire de la femme d’affaires. Elle doit aussi avoir un rôle influent dans l’économie et le développement de son pays. Elle doit posséder une vision et des objectifs clairs et ses projets ne doivent pas être nocifs à l’environnement. En effet, toutes les membres de l’union ont des projets et des usines propres conformes aux conditions de la préservation de l’environnement.

— Quels sont les principaux objectifs de l’Union des investisseurs arabes ?

— L’objectif est d’encourager les investisseurs arabes à créer des projets conjoints, de renforcer la participation de la femme arabe en tant qu’investisseur dans son pays et d’améliorer les conditions économiques et sociales de la femme arabe. Il s’agit aussi d’inviter au développement des législations juridiques et fiscales et à la simplification des procédures et démarches administratives. L’union aspire également à assurer une base d’informations permettant aux membres de l’union de connaître les opportunités d’investissements disponibles dans tous les pays arabes.

— Quels sont les principaux obstacles qu’affronte la femme d’affaires arabe ?

— Malheureusement, la vision de la société pour la femme est encore mauvaise. On la juge parfois incapable et on met en doute ses capacités. Cette vision se reflète bien sûr sur la confiance qu’a la femme en elle-même ainsi que sur son insistance à se forger une place dans le domaine des affaires. Il manque aussi parfois à la femme d’affaires arabe ce vaste réseau de relations publiques qui contribuent à élargir ses travaux. Cependant, je tiens à confirmer que la femme d’affaires arabe a réalisé des exploits considérables. Nombreuses sont celles qui possèdent les idées, les capacités et l’éducation qui leur ont permis de posséder et de gérer des projets et des institutions qui ont parfois atteint le niveau mondial.

Propos recueillis par  Naglaa Abdel-Hafez

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