Al-Ahram Hebdo, Arts | Pop d’hiver et variée
  Président Salah Al-Ghamry
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 

 Semaine du 10 au 17 janvier 2007, numéro 644

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Kiosque

  Société

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Loisirs

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Arts

Chansons . Maaloumat akida de Latifa, Lessa habayeb de Moustapha Amar et Mine hayëdar de Loay ... passage en revue des trois premiers tubes de l’année. 

Pop d’hiver et variée 

Latifa revient et surprend. Après une disparition voulue de trois années, la chanteuse d’origine tunisienne fait son come-back avec un magnifique album réalisé au Liban, portant le titre de Maaloumat akida (informations sûres). Un album qui brille par son originalité dans un marché voué à des rythmes invitant le plus souvent à danser.

Douze titres font revivre cette voix lumineuse et bouleversante. La plupart des textes et des musiques sont signés Ziad Rahbani, le fils de la diva Fayrouz et du compositeur mythique Assi Al-Rahbani.

L’une des qualités de Latifa est sa curiosité professionnelle. Elle essaie d’être au courant de tout ; sa sensibilité maghrébine et orientale ne l’empêche pas de regarder du côté du rap américain, de la techno anglaise ...

A travers Maaloumat akida, elle nous offre le meilleur de sa voix, de sa présence et de son interprétation. Parfois, elle se veut proche de la diva libanaise Fayrouz.

La chanteuse a décidé de faire peau neuve, d’ailleurs on le remarque dès la première chanson, Maaloumat mech akida (informations incertaines). Sur des airs de jazz oriental, elle raconte l’histoire d’une femme qui informe son bien-aimé que la continuité de leur idylle n’est qu’informations incertaines.

La même musique, signée Ziad Rahbani, revient vers la fin de l’album pour donner une version contraire de l’histoire. Cette fois-ci les « informations sont certaines » comme le stipule le titre de la dernière chanson Maaloumat akida. Un jeu d’amour. Deux chansons antithétiques. On peut quand même changer d’avis.

Latifa cherche à élargir son audience mais aussi à fidéliser son public. Du coup, elle a offert une palette de styles très différents. Et mise, paraît-il, sur le Rahbani junior et l’accent libanais. Dans les trois chansons Hayati (ma vie), Chofto bi eini (de mes propres yeux) et Tefl soghayar (petit enfant), c’est l’arrangement musical de Jean-Marie Riachi qui apporte de l’originalité, mêlant des airs purement orientaux et un arrangement très occidental.

Même la photo de couverture, en robe et châle blancs, n’est pas sans rapprocher Latifa de la diva Fayrouz. Une manière de changer de look.

Nostalgique et lumineux est le second album de Loay, Mine hayëdar (qui pourra ?). Ce jeune chanteur a mêlé la pop aux airs arabes, représentant la primauté d’une jeune génération.

Il mélange une fois de plus rythmes arabisants et harmonies occidentales. Une fusion qui a fait le succès de son premier album Ana keda (je suis comme ça), sorti en 2004. Une voix agréable, une musique simple et des paroles bien choisies triées soigneusement, telle est la recette de ce jeune homme, qui ne parle que d’amour.

Une œuvre forte, sombre et romantique, c’est la chanson Ah ya choë (O la tendresse de l’éloignement) écrite par Abir Al-Razzaz et composée par Tamer Ali. Les deux chansons Tessaalni ana (tu me demandes à moi ?) et Mine hayëdar (qui pourra ?), écrites et composées par Khaled Ezz, s’avèrent les plus attirantes, du fait de la profondeur des paroles et de la richesse de la composition. Ayant découvert et présenté Loay dans son premier album, Khaled Ezz semble le mieux connaître la capacité de sa voix. Il a réussi à en faire ressortir la puissance.

Lessa habayeb (toujours amoureux) de Moustapha Amar est la plus décevante des nouvelles sorties. Le chanteur y a indéniablement moins de charme qu’auparavant. Les 11 chansons de l’album se ressemblent et ont un air de déjà vu. Aucune nouveauté ni sur le plan des rythmes ni sur celui de l’arrangement musical.

Toujours le même mélange d’Orient-Occident, avec notamment la présence d’instruments orientaux tels que le nay (flûte orientale), le luth, le violon et  le qanoun (instrument à cordes) et d’autres instruments occidentaux tels la guitare et le keyboard.

Moustapha Amar a eu recours aux mêmes collaborateurs qui ont déjà travaillé avec lui sur ses précédents albums, excepté quelques nouveaux éléments, dont les compositeurs Mohamad Al-Nadi, Hamada Nabil et Mohamad Al-Charnoubi.

Le chanteur s’obstine toujours à présenter le slow amourette à travers les chansons Zay zaman (comme autrefois) et Mech awaydak (t’en as pas l’habitude). L’harmonie orientale dans Bi nazret ein (un regard) et la pop dans Lessa habayeb (toujours amoureux) sont une manière de flirter avec tous les goûts.

Yom min baad yom (un jour après l’autre) et Kan we kan (il était une fois) restent parmi les chansons caractéristiques de cet album, avec leurs rythmes rapides et ascendants, faisant l’image de marque de Moustapha Amar. Un sentimental qui n’a rien d’insolite.

Yasser Moheb

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.