Le
mouvement palestinien de résistance islamique, le Hamas, et le
mouvement de libération de la Palestine Fatah ont convenu de la
formation d'un gouvernement d'union nationale qui œuvrera selon
les principes du document de concorde nationale.
L'ensemble des évolutions relatives à la
cause palestinienne dépendra de la formation de ce gouvernement,
c'est-à-dire qu'un gouvernement palestinien d'unio
n nationale sera le point de départ des
efforts arabes prévus par la Ligue arabe. Celle-ci prévoit, en
effet, la soumission de la cause palestinienne au Conseil de
sécurité afin de générer un nouveau mécanisme destiné à trouver
un règlement à la cause palestinienne, selon un calendrier
déterminé. Il est certain que la formation de ce gouvernement
aboutira à un changement des positions internationales et
peut-être même de la position américaine. En même temps, se
dissiperont les prétextes israéliens basés sur la non
reconnaissance des accords d'Oslo par le gouvernement du Hamas.
De plus, Israël ne pourra plus dire qu'il ne trouve pas de
partenaire avec lequel il peut négocier et ne pourra plus
imposer de plans unilatéraux.
Le Fatah et le Hamas ont déclaré que le
document de concorde nationale sera la base des travaux de ce
gouvernement. Chaque partie peut se baser sur une certaine
interprétation d'une clause du document pour refuser ou entraver
les travaux du gouvernement ou les négociations de l'OLP avec
Israël. L'accord préliminaire prévoit que le nouveau
gouvernement ne négociera pas avec Israël. Ce qui représente une
issue acceptable de l'impasse du refus du Hamas de reconnaître
Israël. Etant donné que c'est l'OLP qui a reconnu Israël et qui
a négocié avec lui, il lui incombe de poursuivre la mission.
Cependant, sur quel principe les négociations se baseront-elles
? Quelle forme de règlement le gouvernement pourra-t-il accepter
? .