Al-Ahram Hebdo, Opinion | Le casse-tête de l'admission aux universités
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 Semaine du 20 au 26 Septembre 2006, numéro 628

 

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Opinion

Le casse-tête de l'admission aux universités

Hani Al-Nazer
Président du Centre national de recherches

Au cours des dernières années, l'admission des bacheliers aux universités d'Etat est devenue un grand problème. Il s'agit d'un véritable cauchemar pour toute la famille, et d'un fardeau pour les ministères de l'Education et de l'Enseignement supérieur. Les raisons de ce problème sont multiples. La première réside dans le système actuel du bac. L'étudiant se trouve obligé d'apprendre par cœur les programmes scolaires sans vraiment comprendre les réalités scientifiques. Il a, alors, recours aux cours particuliers qui lui apprennent à répondre aux questions d'une manière mécanique sans aucune compréhension ni créativité. Le concours scientifique s'est alors transformé en course entre les étudiants pour obtenir les meilleures notes. C'est pourquoi les étudiants obtiennent des pourcentages astronomiques qui n'expriment pas la réalité de leurs connaissances et capacités.

Le deuxième réside dans le système actuel d'admission aux universités qui compte sur le système du bureau de répartition des étudiants. Ce bureau répartit les étudiants vers les différentes facultés selon leurs pourcentages au baccalauréat.

Dans ce contexte, un nouveau système peut être appliqué pour corriger ces conjonctures et remédier radicalement à ce problème. Il consiste à consacrer une année préliminaire avant l'adhésion aux universités. Au cours de cette année, l'étudiant effectue des études libres et collecte le plus de connaissances autour des sciences relatives à la faculté dans laquelle il veut poursuivre ses études. Il devra compter sur l'Internet ou les bibliothèques et non sur les cours ou les programmes scolaires déterminés. Le fait qui augmentera les horizons de ses connaissances. A la fin de cette année, l'étudiant devra se présenter à un examen dans la faculté voulue. Cet examen selon le système des multiples choix ne comptera pas sur la mémorisation mais sur la compréhension. Notons qu'il n'y aura pas de conditions de pourcentages au bac pour se présenter à cet examen. C'est-à-dire qu'il n'y aura pas de différence entre l'étudiant qui a obtenu au bac 60 %, 80 % ou 100 %. Tous les étudiants pourront se présenter à l'examen et celui qui y réussira pourra adhérer à la faculté de son choix.

Ce système contribuera à éliminer radicalement les cours particuliers car il n'y aura plus de course vers les pourcentages. Il anéantira aussi la tension que vivent les étudiants et leurs familles, réduisant même les pressions économiques de la famille égyptienne, mais aussi de l'Etat. En effet, les statistiques ont prouvé que les familles égyptiennes versent 15 milliards de livres pour les cours particuliers. De plus, les étudiants pourront étudier dans les universités qui répondent à leurs capacités intellectuelles et leurs penchants personnels.

Cependant, une question s'impose : Qu'adviendra-t-il si l'étudiant ne réussit pas à l'examen d'adhésion à la faculté ? L'étudiant pourra se présenter à l'examen d'adhésion de deux facultés en même temps. S'il échoue dans l'un, il aura une seconde chance dans l'autre. Les universités devront ainsi coordonner entre les différentes facultés. Si l'étudiant ne réussit à aucun des examens, il pourra alors adhérer aux universités privées ou aux instituts supérieurs.

Une autre question s'impose : Est-ce que la famille égyptienne pourra assumer le fardeau d'une 13e année avant l'enseignement universitaire ? Il est vrai que c'est une année supplémentaire, mais la famille pourra économiser les énormes sommes qu'elle dépensait pour les cours particuliers du bac. De plus, cette année permettra à l'étudiant de développer ses capacités créatives et intellectuelles en comptant sur lui-même. Elle l'encouragera aussi à consulter les bibliothèques qui deviendront la principale source d'informations.

Cette idée a certainement besoin d'études mais son application ne constituera pas de gros problèmes .

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