Au cours des dernières années, l'admission
des bacheliers aux universités d'Etat est devenue un grand
problème. Il s'agit d'un véritable cauchemar pour toute la
famille, et d'un fardeau pour les ministères de l'Education et
de l'Enseignement supérieur. Les raisons de ce problème sont
multiples. La première réside dans le système actuel du bac.
L'étudiant se trouve obligé d'apprendre par cœur les programmes
scolaires sans vraiment comprendre les réalités scientifiques.
Il a, alors, recours aux cours particuliers qui lui apprennent à
répondre aux questions d'une manière mécanique sans aucune
compréhension ni créativité. Le concours scientifique s'est
alors transformé en course entre les étudiants pour obtenir les
meilleures notes. C'est pourquoi les étudiants obtiennent des
pourcentages astronomiques qui n'expriment pas la réalité de
leurs connaissances et capacités.
Le deuxième réside dans le système actuel
d'admission aux universités qui compte sur le système du bureau
de répartition des étudiants. Ce bureau répartit les étudiants
vers les différentes facultés selon leurs pourcentages au
baccalauréat.
Dans ce contexte, un nouveau système peut
être appliqué pour corriger ces conjonctures et remédier
radicalement à ce problème. Il consiste à consacrer une année
préliminaire avant l'adhésion aux universités. Au cours de cette
année, l'étudiant effectue des études libres et collecte le plus
de connaissances autour des sciences relatives à la faculté dans
laquelle il veut poursuivre ses études. Il devra compter sur
l'Internet ou les bibliothèques et non sur les cours ou les
programmes scolaires déterminés. Le fait qui augmentera les
horizons de ses connaissances. A la fin de cette année,
l'étudiant devra se présenter à un examen dans la faculté voulue.
Cet examen selon le système des multiples choix ne comptera pas
sur la mémorisation mais sur la compréhension. Notons qu'il n'y
aura pas de conditions de pourcentages au bac pour se présenter
à cet examen. C'est-à-dire qu'il n'y aura pas de différence
entre l'étudiant qui a obtenu au bac 60 %, 80 % ou 100 %. Tous
les étudiants pourront se présenter à l'examen et celui qui y
réussira pourra adhérer à la faculté de son choix.
Ce système contribuera à éliminer
radicalement les cours particuliers car il n'y aura plus de
course vers les pourcentages. Il anéantira aussi la tension que
vivent les étudiants et leurs familles, réduisant même les
pressions économiques de la famille égyptienne, mais aussi de
l'Etat. En effet, les statistiques ont prouvé que les familles
égyptiennes versent 15 milliards de livres pour les cours
particuliers. De plus, les étudiants pourront étudier dans les
universités qui répondent à leurs capacités intellectuelles et
leurs penchants personnels.
Cependant, une question s'impose :
Qu'adviendra-t-il si l'étudiant ne réussit pas à l'examen
d'adhésion à la faculté ? L'étudiant pourra se présenter à
l'examen d'adhésion de deux facultés en même temps. S'il échoue
dans l'un, il aura une seconde chance dans l'autre. Les
universités devront ainsi coordonner entre les différentes
facultés. Si l'étudiant ne réussit à aucun des examens, il
pourra alors adhérer aux universités privées ou aux instituts
supérieurs.
Une autre question s'impose : Est-ce que la
famille égyptienne pourra assumer le fardeau d'une 13e année
avant l'enseignement universitaire ? Il est vrai que c'est une
année supplémentaire, mais la famille pourra économiser les
énormes sommes qu'elle dépensait pour les cours particuliers du
bac. De plus, cette année permettra à l'étudiant de développer
ses capacités créatives et intellectuelles en comptant sur
lui-même. Elle l'encouragera aussi à consulter les bibliothèques
qui deviendront la principale source d'informations.
Cette idée a certainement besoin d'études
mais son application ne constituera pas de gros problèmes .