Al-Ahram Hebdo,Monde Arabe | Une sécurité introuvable
  Président Salah Al-Ghamry
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 

 Semaine du 20 au 26 Septembre 2006, numéro 628

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Francophonie

  Opinion

  Kiosque

  Société

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Loisirs

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Monde Arabe

Iraq . Le gouvernement et la société civile multiplient leurs efforts pour mettre un terme à la recrudescence des violences interconfessionnelles.

Une sécurité introuvable

Ni les efforts de la société civile, ni ceux des autorités ne parviennent à freiner le cycle infernal des violences en Iraq. C’est donc dans un climat tendu, dominé par des violences qui secouent quotidiennement le pays, que s’est tenu samedi à Bagdad le Forum de la réconciliation, qui a regroupé des représentants de la société civile. A l’ouverture, le premier ministre Nouri Al-Maliki a lancé un appel pressant à l’unité et au dialogue pour « épargner au pays la ruine et la destruction ». « Nous avons besoin de préserver l’unité nationale et l’une des bases est la franchise, d’accepter l’autre, d’avoir recours au dialogue loin du dogmatisme aveugle. Il faut reconnaître l’autre, l’accepter comme partenaire loin des intérêts partisans étroits », a-t-il dit. Facile à dire. L’affaire est toute autre quand il s’agit de passer aux actes, tant la situation est compliquée en Iraq. Selon Gamal Zahrane, professeur à la faculté de sciences politiques, à l’Université du Canal Al-Suez, « seuls la volonté du peuple et le dialogue entre les leaders des communautés iraqiennes peuvent résoudre la crise que traverse le pays. Autrement, c’est la guerre civile assurée ». Mais l’on se demande aujourd’hui si des rassemblements, comme celui de cette semaine, servent à quelque chose. Ce forum, qui s’est prolongé sur deux jours, est le deuxième tenu dans le cadre du plan de réconciliation. Plusieurs centaines de chefs tribaux s’étaient déjà réunis, le 26 août, à l’appel de M. Maliki, et avaient signé un « pacte d’honneur », dans lequel ils s’engageaient à agir pour faire « cesser les violences » dans le pays. Depuis, la violence n’a pas fléchi d’un pouce, bien au contraire.

De plus, on n’en est pas là à la première tentative de contrer la violence. Le gouvernement Maliki avait lancé le 25 juin un plan de réconciliation pour mettre fin à l’effusion du sang. Une commission formée des principaux acteurs politiques, a été mise sur pied à cette fin le 22 juillet, avec pour objectif déclaré « le dialogue, l’arrêt des liquidations sommaires et le recours à la loi pour résoudre les conflits ». Les résultats sont, pour le moins qu’on puisse dire, bien maigres.

Du coup, les autorités se trouvent obligées de revoir leurs plans. Avec la recrudescence des attentats dans la capitale, le gouvernement a décidé de nouvelles mesures concrètes. Le gouvernement, dont le plan de sécurité « En avant ensemble » mis en place à Bagdad à la mi-juin, n’a pas donné les résultats escomptés, entend creuser des tranchées autour de Bagdad pour mieux contrôler les mouvements des rebelles. « L’accès à la capitale ne sera autorisé que par 28 routes », a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, expliquant que « des dizaines de routes secondaires ayant un accès à la capitale seront fermées par des tranchées et des fils barbelés ». Un autre haut responsable de la sécurité a précisé que ce plan visait à « mieux contrôler les mouvements, notamment ceux des rebelles ». C’est en effet la capitale qui a connu le plus gros lot de violences cette semaine. Un véritable record avec, en plus, la répétition d’un nouveau scénario : la découverte de corps criblés de balles, plus de 150 au cours des 10 derniers jours.

Selon le vice-premier ministre iraqien, Barham Saleh, le gouvernement envisage aussi d’introduire une législation dès le mois prochain sur le désarmement et la démobilisation des milices soupçonnées d’être responsables des violences confessionnelles. « Le problème des milices est un défi très, très sérieux car il vise au cœur le gouvernement et sa crédibilité », a-t-il dit « Nous sommes en discussion avec (le chef radical chiite) Moqtada Al-Sadr, et d’autres leaders politiques. Soit, ils font partie d’un processus politique et renoncent aux armes, ou alors la situation actuelle n’est plus acceptable », a-t-il ajouté. Outre les milices, ce plan vise à régler un certain nombre de dossiers épineux, comme la révision de la Constitution, les investissements étrangers et le contrôle fédéral des revenus pétroliers.

Toujours dans le cadre des efforts de réconciliation, et en vue d’unifier les deux principaux rivaux chiites, une délégation de l’Alliance chiite unifiée en Iraq (AUI, 128 députés), qui a présenté au Parlement un projet de texte controversé sur le fédéralisme, a rencontré le jeudi 14 septembre le grand ayatollah Ali Sistani, pour la deuxième fois en quatre jours.

Reste enfin la question hautement sensible du fédéralisme. Le Parlement a commencé ce mardi la lecture d’un projet de loi qui lui aussi divise les Iraqiens.

Maha Salem

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistants techniques: Karim Farouk - Dalia Gabr
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.