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Société.
Un de nos lecteurs s'offusque des mesures sévères prises par le
gouvernement concernant la réduction des quotas de farine et la
hausse du prix de l'essence.
Nouvelles décisions, nouveau fardeau
Le gouvernement ne cessera jamais de menacer
les pauvres citoyens par différents moyens. Cette fois-ci, la
menace est dirigée contre les boulangers. Comment croire que le
gouvernement d’Ahmad Nazif va réduire de 20 % le quota de farine
subventionnée qui leur est distribué ? Ce qui a déclenché cette
crise entre le gouvernement et les boulangers est que beaucoup
de ces derniers vendent leur quota de farine subventionnée au
marché noir et utilisent de la farine de mauvaise qualité. De
plus, ils ne respectent pas les normes de production du pain «
baladi ». D'où une production de pain de mauvaise qualité.
Mais ce n'est ni la première ni la dernière
fois que le gouvernement menace les citoyens et leur impose des
mesures strictes qui grèvent leur budget. Depuis quelques
semaines, le gouvernement a mis en vigueur une très stricte
décision relative à l'augmentation du prix de l'essence. Cette
élévation a haussé, en conséquence, les tarifs des moyens de
transport.
Aujourd'hui, face à toutes ces hausses de
prix décidées par le gouvernement, une question se pose.
Qu'allons-nous faire, nous les pauvres citoyens, après ces
mesures, et notamment les personnes les plus défavorisées ?
Le gouvernement a pris une initiative pour
absorber la colère des citoyens : le ministre de la Solidarité
sociale vient d'ouvrir une hotline pour recevoir les plaintes
des citoyens concernant les produits alimentaires. Mais,
pensez-vous que nos plaintes changeront quelque chose ou
pousseront le gouvernement à prendre un jour la décision de
revenir sur la hausse des prix ou la réduction des quotas
alimentaires ? J'en doute.
Ahmad Charaf, Le Caire.
Lettre de félicitations à Hugo Chavez
Monsieur le président, honneur à vous. Bien
que nous soyons loin du Venezuela, nous sommes de cœur avec vous
et avec votre peuple héroïque pour avoir balayé de chez vous
l’impérialisme yankee.
Votre geste envers Israël, d’avoir retiré
votre ambassadeur et prévoir la rupture des relations
diplomatiques avec ce monstre, vous honore.
Oui, nous aurions aimé voir les dirigeants
arabes, pour les plus éhontés d’entre eux qui ont établi des
relations avec Israël, retirer leurs ambassadeurs ou rompre
leurs relations diplomatiques avec lui. Nous aurions aimé voir
les régimes arabes employer l’arme pétrolière pour imposer aux
Etats-Unis le respect des droits des peuples palestinien et
libanais. Mais, hélas, nous n’avons pas de Chavez chez nous,
nous n’avons que ceux qui dirigent, par procuration, nos peuples
opprimés car ils sont à la solde de l’impérialisme américain.
Oui, nous sommes fiers de vous, Monsieur le «
Présidente ». Nous avons besoin, chez nous, des Chavez pour
purifier nos pays de l’impérialisme américain qui pille nos
richesses, souille nos terres et humilie nos peuples avec la
complicité de nos régimes traîtres. Nous avions un Boumediene,
le « Bolivarien » algérien, mais ils l’ont assassiné car trop
dangereux pour leurs intérêts économiques et politiques dans les
pays du tiers-monde.
Gloire à vous, Monsieur le président, à votre
peuple et aux peuples sud-américains qui, ayant imité votre
exemple, sont en train de balayer jour après jour l’impérialisme
américain qui souille leurs terres et pille leurs richesses.
Nous saluons le camarade Chavez et félicitons
le « Présidente » pour ses positions anti-impérialistes, qui
font honneur à son peuple et donnent des leçons aux régimes du
tiers-monde pour se libérer de cet impérialisme qui n’est qu’un
« lion en papier ».
Votre exemple a déjà donné des fruits, et en
donnera encore aux autres dirigeants politiques de l’Amérique
Latine, mais aussi à tous les dirigeants du tiers-monde qui ne
se sont pas encore émancipés. Les peuples finiront par jeter à
la poubelle de l’Histoire l’impérialisme américain et ses
planificateurs sionistes, ainsi que leurs valets locaux.
Gloire à vous et à votre peuple, que nous
saluons fraternellement pour avoir donné la plus belle des
leçons à l’impérialisme yankee et à ses valets.
Chérif Boudelal, France.
Les Arabes doivent prendre garde
Israël a été pris de court par la résistance
et la volonté du Hezbollah. Mais les planifications
israélo-américaines n'ont guère l'intention de s'arrêter là.
Leurs conceptions sur la région évoluent : on entend parler de
grand Moyen-Orient, d'Orient élargi et enfin de nouveau Moyen-Orient.
Pour eux, c'est la loi du plus fort qui domine ce monde qui ne
connaît que la guerre.
Jusqu'à quand les Arabes vont-ils rester
soumis à cette logique, à cette loi de la jungle qui n'a pour
rôle que d'émietter le Proche-Orient ? Pourquoi les Arabes
acceptent-ils cette indignation ?
La guerre en Afghanistan, en Iraq et au Liban
sont les portes de l'enfer, celles de la 3e guerre mondiale.
Cela ne suffit-il pas à réveiller la conscience des Arabes ?
Chaque instant, chaque minute de notre temps appelle à l'union.
Je vois qu'Israël veut notre disparition.
Peut-être que la fin de nos jours approche, par la guerre
nucléaire et la fin du monde.
Pour sortir de cette impasse, aux dirigeants
arabes d'agir avec efficacité et d'unir leur parole. Car la mort
poursuit les Arabes à chaque instant. Attention ! Les Arabes
doivent accomplir leur rôle, sinon ils signent leur disparition.
Amira Ibrahim, Le Caire.
Le vrai axe du mal
Voilà maintenant une évidence pour qui en
aurait encore douté. L’axe du mal s’est confirmé, c’est clair
comme de l’eau de roche : Etats-Unis, Angleterre, Israël.
Il suffit de se rendre dans un aéroport
européen pour constater que les passagers à destination de ces
pays sont contrôlés à la loupe. Et oui, ces pays ont peur et
même très peur. Compte tenu de leur comportement à l’égard de
pays plus faibles et sans défense, ils se trouvent mal à l’aise
et pensent au pire. D’ici qu’ils interdisent aux barbus, bronzés,
musulmans de voyager, il n’y a pas loin.
Israël n’a pas gagné au Liban, il a tué des
civils, hommes, femmes, enfants, vieillards. Détruit des
immeubles, toutes les voies de communications, centrales
électriques, etc.
Le pire, détruire des véhicules de gens qui
essayaient de se mettre à l’abri et empêcher les convois
humanitaires d’accéder aux blessés.
Que fait-on des conventions de Genève ?
Israël doit être sévèrement puni pour cela et payer pour la
reconstruction du Liban et la dépollution de la mer.
Les combattants du Hezbollah leur ont donné
du fil à retordre sans avions ni chars, ils en sortent renforcés
et vont sans aucun doute trouver de nouveaux sympathisants.
Comme par magie, on trouve en Angleterre des
« terroristes » prêts à tout.
Cela reste encore à prouver c’est un peu
comme les armes de destruction massive on en trouve (ou pas),
comme cela arrange. Si Tony Blair est resté en vacances c’est
parce qu’il savait que c’était un coup monté …
Jean-Claude Brana, France.
Où sont les parrains du monde arabe ?
Devant les massacres d'innocents étrangers
commis par Israël au Liban, tous les Etats du monde n'ont trouvé
d'autre solution que de recommander à leurs sujets de quitter
les lieux, abandonnant tout vers un avenir imprécis. Quelle
honte et humiliation ! D'autre part, en Palestine, le sang coule
à flots, la rage dévastatrice d'Israël, emportant maisons,
infrastructures, des cadavres partout, des spectacles qui
brisent le cœur de ceux qui ont un peu d'humanité mais laissent
indifférents ceux qui sont supposés œuvrer pour la paix dans le
monde : Kofi Annan et les grandes organisations internationales
se contentent de condamner Israël, sans lui imposer de sanction.
Au Conseil de sécurité, tant qu'il y aura un droit de veto,
aucune résolution équitable ne sera adoptée, car chaque grande
nation a son favori. La résolution approuvée par la majorité
devrait être adoptée, et les pays concernés devraient
l'appliquer à la lettre. Malheureusement, aucun pays arabe n'a
de parrain dans ce fameux Conseil, et leurs voix ne peuvent se
faire entendre. Alors je me demande : cette situation sera-t-elle
éternelle ?
Mme Kemal Özmen, Alexandrie. |