Al-Ahram Hebdo, Sports | Retour au calme en Allemagne
  Président Salah Al-Ghamry
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 

 Semaine du 12 à 18 juillet 2006, numéro 618

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Kiosque

  Société

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Loisirs

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Sports

Coupe du monde 2006 . L’Afrique était très attendue. Mais avec deux équipes européennes en finale, l’issue de la 18e édition a été des plus classiques. Bilan.

Retour au calme en Allemagne

Après un mois de suspense, le Mondial de foot s’achève à Berlin par un quatrième titre aux dépens de la France, championne du monde en 1998. Une finale, sans surprise, puisque les deux équipes étaient, du point de vue tactique, les meilleures dans la compétition (voir page 33).

La 18e édition de la Coupe du monde a en fait relativement respecté la hiérarchie du football mondial, complètement bousculée lors du Mondial d’Asie en 2002. Les quarts de finale ont été des plus classiques avec la présence des 6 grandes sélections européennes : France, Italie, Allemagne, Angleterre, Portugal et Ukraine. Aux côtés de ces 6 équipes, l’Amérique latine était aussi présente avec ses deux grands représentants, le Brésil et l’Argentine. Mais leur élimination des quarts de finale a figuré parmi les plus grandes surprises de ce Mondial 2006.

Sortie du Brésil, la grande surprise

Le Brésil, que l’on a l’habitude de voir en finale, a en effet quitté le Mondial après sa défaite 0-1 contre la France en quarts de finale. Malgré la richesse de l’effectif de la Seleçao, le tenant du titre, n’a pas su convaincre, et cela tout au long de la compétition. Les fans du football brésilien si esthétique ont été déçus dès le premier tour. On s’attendait à ce que la performance de l’équipe s’améliore à l’issue des matchs de poule, mais les coéquipiers de Ronaldinho ont déçu une autre fois face au Ghana, malgré leur large victoire 3-0 contre les Black Stars. « Je suis très triste, tout comme mon équipe. Nous ne nous étions pas préparés à cette élimination. Sur le plan technique, notre effectif était très bon. Nous avons aussi beaucoup d’expérience. Mais quand on ne remporte pas de titre, c’est parce qu’il nous manque quelque chose. Nous avons connu quelques soucis avant le Mondial. Notre préparation a été assez courte, en particulier sur le plan technique. Je suis très déçu de cet échec », a expliqué Carlos Alberto Parreira, directeur technique du Brésil.

Quant à l’Argentine, elle a beaucoup plus séduit, mais son problème réside dans son parcours, particulièrement difficile.

Placée dans le groupe C, le groupe de la mort, l’Argentine a dû se démener face à la puissante Côte-d’Ivoire et aux Pays-Bas, dans deux rencontres très tendues. L’Argentine a réalisé un résultat positif en remportant la première 2-0 et un nul vierge dans l’autre rencontre. Face à la Serbie-Monténégro, l’Argentine a réalisé la plus grande victoire de ce Mondial en battant l’ex-Yougoslavie 6-0. Les 8es de finale ne furent pas moins aisés pour l’Argentine, qui a dû affronter le Mexique dans une rencontre des plus ardues. Les Argentins ont dû attendre la fin de la 2e mi-temps des prolongations pour remporter cette rencontre 2-1 alors que le temps réglementaire s’était achevé sur un nul 1-1. Et c’est finalement l’Allemagne, pays hôte de la compétition, qui mettra un terme au parcours argentin dans ce Mondial par sa victoire 4-3 à l’issue d’une éprouvante séance de tirs au but. « Je suis satisfait de notre parcours dans le Mondial. On a présenté un beau football et nous étions très déterminés à réaliser un succès dans le Mondial, et je pense qu’on a réussi. Il est vrai que la défaite contre les Allemands fut amère. Mais on a perdu contre les hôtes de la compétition à l’issue des tirs au but malgré un beau match », s’est consolé José Pekerman, le directeur technique de l’Argentine.

L’Afrique, séduisante

Le continent noir a été éliminé en grande partie lors du premier tour de ce Mondial. L’Afrique n’a donc pu envoyer de représentant en quarts de finale, comme le Sénégal en 2002, mais sa performance n’est pas à négliger.

Le Ghana, seule équipe africaine qui a su franchir le seuil du premier tour, s’est présentée comme une formation de grande valeur, mais naïve. Cette naïveté fut d’ailleurs à l’origine des défaites des Black Stars contre les grandes équipes de la compétition comme l’Italie 0-2 en premier tour et le Brésil 0-3 lors des 8es de finale. Mais les Black Stars, qui participaient pour la première fois de leur histoire à un Mondial, peuvent se féliciter de leur qualification pour le second tour aux dépens de la République tchèque 2-1, et des Etats-Unis 2-1.

La Côte-d’Ivoire à également séduit lors de ce Mondial, même si elle en est sortie dès le premier tour. Les Eléphants ont évolué à un niveau de jeu très élevé. Pour beaucoup d’observateurs, la Côte-d’Ivoire ne méritait pas ses défaites contre l’Argentine 0-2 et les Pays-Bas 1-2. Ces observateurs ont estimé que la Côte-d’Ivoire, par ses grandes capacités, aurait pu aller plus loin dans la compétition si le tirage au sort ne l’avait pas placée dans le groupe C.

Quant aux équipes de la Tunisie, de l’Angola et du Togo, elles n’ont pas été des proies faciles. « Je suis très satisfait de la performance de l’Afrique dans ce Mondial et notamment de la performance de la Côte-d’Ivoire et du Ghana. Mais ce qui a vraiment étonné, c’est la mauvaise performance de l’Asie par rapport au Mondial 2002 », a confié Sepp Blatter, le président de la FIFA (Fédération Internationale de Football). En effet, contrairement à l’Afrique, la performance des 4 représentants asiatiques fut plutôt décevante. L’Arabie saoudite, la Corée du Sud (demi-finaliste de 2002), le Japon et l’Iran ont tous été éliminés du premier tour sans avoir eu l’occasion de pouvoir s’exprimer.

Les stars, à la hauteur des attentes

A part Ronaldinho (Brésil), Nedved (Rép. Tchèque) et Nistelrooy (Pays-Bas), le rendement des grandes stars a par contre été excellent en Allemagne. Elles ont été à la hauteur des attentes et leur présence a été décisive au sein de leurs équipes respectives. En tête de liste vient bien sûr Zidane, qui a mené la France à la finale, malgré son comportement antisportif en finale qui lui a valu un carton rouge. De leur côté, les Italiens Totti et Del Piero ont joué un rôle décisif dans l’obtention du titre de l’Azzuri. Le Portugais Luis Figo fut lui aussi à la hauteur de son rang de capitaine en amenant son équipe nationale en demi-finales. On peut citer aussi les Anglais Steven Gerrard et Frank Lampard même s’ils ont été à l’origine de l’élimination de leur équipe des quarts de finale après avoir raté deux penalties (un chacun) contre le Portugal.

Malheureusement, les 4 premiers ont déjà déclaré que ce Mondial serait le dernier de leur carrière. Ils mettent donc un terme à leur parcours en beauté, notamment Zidane, qui a déclaré que la finale de la Coupe du monde est la meilleure fin possible d’une carrière de joueur professionnel. On se consolera par la présence d’une génération montante de vedettes à l’image du Portugais Cristiano Ronaldo, l’Anglais Rooney ou encore le Brésilien Robinho.

L’arbitrage, raté de ce Mondial

Grand bémol du Mondial d’Allemagne : le mauvais arbitrage. Entraîneurs, joueurs et même médias ont tous exprimé leur mécontentement contre les erreurs à répétition des arbitres. Les plaintes contre les arbitres sont nombreuses. On peut citer le scandale impliquant l’arbitre anglais Graham Poll : le joueur croate Josip Simunic a reçu au total trois avertissements et un carton rouge durant la rencontre contre l’Australie (2-2) à Stuttgart. Poll aurait dû l’exclure après son 2e avertissement, mais ne l’a fait qu’après lui avoir donné un 3e carton jaune dans le temps additionnel, par oubli semble-t-il ... « Nous devons organiser le corps arbitral de façon professionnelle pour le Mondial 2010 », a tout simplement déclaré Sepp Blatter, président de la Fifa, en réponses à ces bévues. La Fifa est donc attendue au tournant en 2010.

De son côté, l’Afrique du Sud, prochain hôte de la Coupe du monde, devra tirer les leçons de 2006 afin d’organiser un Mondial capable de faire honneur au continent noir. Mais d’ores et déjà, le président sud-africain Thabo Mbeki se veut rassurant : « Nous sommes en mesure de respecter toutes nos obligations », a-t-il récemment déclaré.

Mohamad Mosselhi

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistants techniques: Karim Farouk - Dalia Gabr
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.