La
diplomatie égyptienne s’est engagée dans une course contre la
montre pour mettre fin à l’agression israélienne contre le
peuple palestinien. En effet, l’armée israélienne a commencé son
incursion dans le secteur de Gaza. Les efforts de médiation
égyptiens se sont accélérés après le contact que le premier
ministre israélien, Olmert, a pris avec le président Moubarak
pour stopper cette escalade.
Les actions égyptiennes ont par ailleurs pris
plusieurs directions, commençant par le rôle assumé par les
délégations égyptiennes de sécurité. Dès que ces délégations ont
achevé la médiation entre le Fatah et le Hamas, et qui a abouti
à la signature du « document des prisonniers », ou document
d’entente nationale, elles se sont trouvées face à une mission
encore plus difficile. Cette mission consistait à convaincre les
groupes armés qui ont enlevés un soldat israélien de ne pas le
tuer et de donner l’occasion aux efforts diplomatiques de
parvenir à une solution pacifique afin de réaliser certains
gains pour les Palestiniens. Et l’objectif le plus important
restait d’empêcher une incursion à Gaza. Alors que les efforts
diplomatiques étaient en cours, le président Moubarak suivait la
situation de près en effectuant des contacts continus avec les
parties concernées, c’est-à-dire l’Autorité nationale, le
gouvernement israélien et Hamas.
Ceux qui ont enlevé le soldat israélien ont
des revendications bien déterminées pour le relâcher.
Premièrement, ils ont réclamé la libération des prisonnières
palestiniennes et des prisonniers âgés de moins de 18 ans. En
plus de la libération de 1 000 prisonniers palestiniens et
arabes détenus dans les prisons israéliennes. Toutes ces
revendications ont été refusées par le gouvernement israélien.
Et lorsque ceux qui ont commis les enlèvements ont fixé un délai
de 24 heures pour répondre à leurs réclamations, sinon, ils «
fermeront à jamais le dossier du soldat », le gouvernement
israélien a lui aussi refusé ce délai, assurant qu’il ne se
soumettrait pas à ces exigences. Le gouvernement israélien a
aussi donné des ordres à l’armée de se préparer pour envahir le
secteur de Gaza par terre.
Dans ce climat de tension, l’Egypte a
conjugué tous ses efforts diplomatiques en effectuant des
contacts avec la direction du Hamas à l’étranger. L’action du
Caire avait pour but de donner la priorité aux intérêts du
peuple palestinien désarmé et assiégé. Mais il semble que ça n’a
pas été le cas. Les déclarations palestiniennes représentaient
des menaces contre les forces d’occupation. Dans ce contexte, il
était naturel qu’un sommet égypto-saoudien soit tenu à Djeddah
pour échanger les points de vue et fixer les bases de l’action
arabe commune à la lumière des conjonctures palestiniennes,
régionales et internationales.