Al-Ahram Hebdo, Opinion | Ibrahim Nafie
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 Semaine du 12 à 18 juillet 2006, numéro 618

 

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Opinion

 Sauver Gaza

Ibrahim Nafie

La diplomatie égyptienne s’est engagée dans une course contre la montre pour mettre fin à l’agression israélienne contre le peuple palestinien. En effet, l’armée israélienne a commencé son incursion dans le secteur de Gaza. Les efforts de médiation égyptiens se sont accélérés après le contact que le premier ministre israélien, Olmert, a pris avec le président Moubarak pour stopper cette escalade.

Les actions égyptiennes ont par ailleurs pris plusieurs directions, commençant par le rôle assumé par les délégations égyptiennes de sécurité. Dès que ces délégations ont achevé la médiation entre le Fatah et le Hamas, et qui a abouti à la signature du « document des prisonniers », ou document d’entente nationale, elles se sont trouvées face à une mission encore plus difficile. Cette mission consistait à convaincre les groupes armés qui ont enlevés un soldat israélien de ne pas le tuer et de donner l’occasion aux efforts diplomatiques de parvenir à une solution pacifique afin de réaliser certains gains pour les Palestiniens. Et l’objectif le plus important restait d’empêcher une incursion à Gaza. Alors que les efforts diplomatiques étaient en cours, le président Moubarak suivait la situation de près en effectuant des contacts continus avec les parties concernées, c’est-à-dire l’Autorité nationale, le gouvernement israélien et Hamas.

Ceux qui ont enlevé le soldat israélien ont des revendications bien déterminées pour le relâcher. Premièrement, ils ont réclamé la libération des prisonnières palestiniennes et des prisonniers âgés de moins de 18 ans. En plus de la libération de 1 000 prisonniers palestiniens et arabes détenus dans les prisons israéliennes. Toutes ces revendications ont été refusées par le gouvernement israélien. Et lorsque ceux qui ont commis les enlèvements ont fixé un délai de 24 heures pour répondre à leurs réclamations, sinon, ils « fermeront à jamais le dossier du soldat », le gouvernement israélien a lui aussi refusé ce délai, assurant qu’il ne se soumettrait pas à ces exigences. Le gouvernement israélien a aussi donné des ordres à l’armée de se préparer pour envahir le secteur de Gaza par terre.

Dans ce climat de tension, l’Egypte a conjugué tous ses efforts diplomatiques en effectuant des contacts avec la direction du Hamas à l’étranger. L’action du Caire avait pour but de donner la priorité aux intérêts du peuple palestinien désarmé et assiégé. Mais il semble que ça n’a pas été le cas. Les déclarations palestiniennes représentaient des menaces contre les forces d’occupation. Dans ce contexte, il était naturel qu’un sommet égypto-saoudien soit tenu à Djeddah pour échanger les points de vue et fixer les bases de l’action arabe commune à la lumière des conjonctures palestiniennes, régionales et internationales.

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