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Chômage des jeunes .
Une de nos lectrices s'appuie sur le film « Film Saqafi » pour
attirer l'attention sur ce fléau qui ravage la société.
Au-delà des images
J'aimerais exprimer mon opinion sur le film «
Film Saqafi » dans le lequel joue Ahmad Rizq. L'histoire est
celle de jeunes désœuvrés qui déploient tous leurs efforts pour
regarder un film « saqafi », dénomination utilisée pour en fait
désigner le cinéma sexuel, voire porno. Mais au-delà, ce film
aborde un problème très important auquel nous devons nous
intéresser. Il s'agit de celui du chômage et de ses conséquences
sur les jeunes, les empêchant de réaliser leurs rêves dans la
vie. C'est un problème très dangereux qui mène à la drogue, au
vol, à commettre des crimes, au viol. Ou encore devenir
terroriste pour soi-disant se venger d'une société qui les a
privés de tout. En effet, les jeunes devraient toujours pouvoir
s'occuper. Le gouvernement a donc beaucoup à faire pour créer de
l'emploi, offrir une vie descente à ces jeunes, et les aider
financièrement grâce à l'octroi de crédits. Cela leur permettra
de trouver un lieu d'habitation convenable et à prix raisonnable
pour pouvoir se marier et fonder une famille. Tout cela, bien
sûr, à une condition que les jeunes ne se résignent pas à la
paresse.
Rim Mohamed Fathalle, Ismaïliya.
Le cœur des Arabes libres
Nous sommes tous des Arabes libres,
chacun d'entre nous
Pour célébrer le Vivant, nous sommes à genoux
Nos mains sont grandes ouvertes et notre eau
est offerte
Aux pèlerins dans toutes nos paroles secrètes
Nous sommes tous des Arabes libres,
chacun d'entre nous
Nous sommes au pur service de l'amant bon et
doux
Quelle que soit la couleur de nos peaux,
c'est l'azur
Qui brille dans ces yeux, cadeau de la nature
Nous sommes tous des Arabes libres,
chacun d'entre nous
Comme de réels hommes nous nous tenons debout
Le profit que vous vénérez, point n'en
voulons
Seule nous importe la force de nos oraisons
Nous sommes tous des Arabes libres,
chacun d'entre nous
Peu nous importe l'image que vous avez de
nous
Nous sommes vif argent et eau claire au
soleil
Notre cœur resplendit de mille éclats
vermeils
Gilles-Marie Chenot,
France.
Insolite mais vrai
au théâtre Al-Hanaguer
Le concert présenté lundi 3 juillet au
théâtre Al-Hanaguer par le chanteur Karam Mourad a été un succès
bien applaudi par le petit mais très fervent public qui y a
assisté. En fait, rien n'a été accompli pour faire de la
publicité du moins informer mélomanes et autres intéressés à
propos de ce concert La discrétion semblait de mise, on dirait
qu'on ne voulait pas du public. D'ailleurs vers la fin, à
l'heure où les spectateurs demandaient la répétition de
certaines chansons, un fonctionnaire du théâtre, assis au
premier rang, est intervenu de manière incongrue et donné
l'ordre à Mourad de s'arrêter, l'horaire fixé étant dépassé. Du
jamais vu de mémoire de mélomane cairote. Attitude qui dénote
d'un manque d'égards pour l'artiste et pour le public. De la
lourdeur bureaucratique qui jure avec la vocation d'Al-Hanaguer.
Ahmed Kamal, Le Caire.
Lettre ouverte à M. Blatter, président de la
Fifa
N’y a-t-il pas une contradiction entre vos
dires et vos actions ? Vous proclamez haut et fort que le
football est le sport des pauvres et cela quand vous refusez
d’utiliser la vidéo pendant les matchs afin d’éviter les erreurs
d’arbitrage, prétextant que ce ne sont pas tous les pays qui
peuvent avoir les moyens d’acheter des caméras sophistiquées
pour observer les terrains de jeu de tous les coins pour se
rendre compte si le ballon rond a dépassé la ligne ou non ainsi
que les hors-jeu, etc. Mais en même temps, la Fifa est très
riche et en plus, pour augmenter ses bénéfices et gagner plus
d’argent, elle se permet de vendre les droits de diffusion des
matchs, notamment du Mondial, à des chaînes télévisées qui, à
leur tour, ne permettront qu’à leurs abonnés, ou bien aux plus
malins qui usent d’astuces spéciales, de suivre ces matchs. Et
ainsi, les pauvres dont parlait M. Blatter, qui n’ont même pas
de chaînes satellites (qui sont même insuffisantes pour capter
les matchs), vont au diable et sont privés de leur sport préféré.
Le résultat de votre politique, cher Monsieur, est que vous avez
été privés d’un arbitrage transparent et en même temps, une
grande majorité de pauvres n’ont pas pu suivre le Mondial. Y
a-t-il une explication de la part de la Fifa ?
Ahmed Hassan, Le Caire.
Où sont donc passés les Arabes ?
Au vu de la situation actuelle, je pense
franchement que le terme Arabe va disparaître dans les
dictionnaires. Je ne suis pas pessimiste, mais simplement
réaliste. J'ai l'impression que le film de l'invasion
israélienne au Liban en 1982 est en train de recommencer.
Attention ! Si les Arabes existent réellement, alors où sont-ils
donc passés ? Ils n'entendent pas et ne voient donc pas les
balles et chars israéliens qui envahissent la Palestine ? La
détérioration de la situation à Gaza est très grave et personne
ne réagit. Des maisons sont détruites, des jeunes, des femmes,
des enfants de tout âge sont tués par les militaires israéliens
qui ne s'arrêtent devant rien. Jusqu'à quand allons-nous rester
spectateurs ? Comment vivent les Arabes à l'heure où l'arsenal
militaire israélien ose même démolir les locaux de l'Autorité
palestinienne ? A qui profitent ces démolitions ? Je lance un
appel à tous les régimes arabes, les organisations arabes telles
que la Ligue arabe pour bouger, prendre une initiative et
défendre les droits des Palestiniens à vivre humainement.
Les sociétés civiles doivent aussi bouger,
s'organiser pour aider d'une façon ou d'une autre le peuple
palestinien. Il a besoin de vivres, de médicaments et bien
d'autres choses.
Adel Hussein, Alexandrie.
Le « Da Vinci Code », une futile sornette !
Tumulte colérique et vociférations
acrimonieuses à l'Assemblée du peuple contre une vision
hallucinante imaginée par Dan Brown et dernièrement adaptée au
cinéma. Déclaration pompeuse de notre ministre de la Culture qui
annonce avec solennité que le film ne sera pas projeté en Egypte,
et assure avec emphase que son entrée ne sera pas autorisée et
que ses exemplaires seraient immédiatement confisqués. Ce que le
ministre ignore, c'est que cette fiction traduite en plusieurs
langues (dont l'arabe) est déjà depuis deux ans autorisée et
publiquement vendue dans plusieurs librairies à des prix variant
entre 60 et 70 L.E. et que d'innombrables DVD du film circulent
librement avec acharnement, car ce qui est interdit est
avidement recherché. D'ailleurs, votre rédacteur en chef (dont
je respecte l'opinion) s'est élevé contre cette injuste décision
qui entrave la liberté d'expression. Cependant, n'aurait-il pas
été plus approprié au ministère de la Culture d'aviser que cette
fiction, née d'un esprit débile ne s'appuyant sur aucun fait
historique ou logique et adaptée au cinéma par un film
tonitruant dépourvu de valeur culturelle, ne mérite d'être ni
lue ni vue ? Beaucoup de citoyens auraient épargné leur
déception et leurs dépenses injustifiées.
Raouf Hakim, Le Caire.
Négligence, stop !
Actuellement, beaucoup de problèmes touchent
l'Egypte. Il y a eu le naufrage du ferry Al-Salam 98 qui a causé
la mort de plus de 1 000 personnes. Et ce n'est pas fini avec la
série des catastrophes humanitaires. L'incendie à l'hôpital de
Chatbi, à Alexandrie, est la preuve que les responsables font
peu de cas de la valeur humaine. Je pense que la mort tragique
de ces bébés doit être éclaircie. Pourquoi ne pas prendre les
précautions nécessaires et des mesures pour la protection des
Egyptiens ? Je souhaite qu'il y ait un peu plus de conscience
professionnelle dans tous les métiers et tout particulièrement
la médecine. L'Egypte a besoin d'être prise par la main vers
plus de sécurité et de stabilité.
Fatma El Zahraa El Damaty, Alexandrie. |