Al-Ahram Hebdo, Arts | Le Chaplin égyptien n’est plus
  Président Salah Al-Ghamry
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 

 Semaine du 12 à 18 juillet 2006, numéro 618

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Kiosque

  Société

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Loisirs

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Arts
Disparition . Le comédien Abdel-Moneim Madbouli s’est éteint à l’âge de 84 ans.

Le Chaplin égyptien n’est plus

« Papa Abdou », cette appellation permet de reconnaître toujours ce comédien, metteur en scène et peintre : Abdel-Moneim Madbouli. Ce vétéran d’art ne sourira plus devant les caméras ni devant le public, parce qu’il vient de nous quitter dimanche dernier à l’âge de 84 ans. Avec plus de 200 feuilletons et pièces de théâtre, Madbouli a connu toujours une vie pleine de travail ardu sur scène et de rire. Il avait d’ailleurs un style consacré, sur les planches, que les critiques s’accordaient à appeler le « madboulisme », où le comédien se prêtait à un style d’improvisation et de délire sur scène arrachant le fou rire du public.

Comme Charlie Chaplin, Madbouli n’a pas connu une enfance heureuse. Elle était marquée par la mort de son père et la pauvreté. Il cherchait refuge dans les mouleds (commémoration d’un saint) et les salles de théâtre. Il adorait les comédiens Naguib Al-Rihani et Youssef Wahbi. Et à16 ans, il joignit la troupe théâtrale de Georges Abiad où il jouait un tout petit rôle dans la pièce La Victime. En fait, Abiad voyait dans ce jeune talentueux un vrai tragédien. Pourtant, Madbouli est devenu un grand comique. En fait, on dirait qu’il s’agissait d’une seconde nature chez lui. On l’a relevé notamment après le succès immense d’un célèbre programme comique à la radio « Saa li albak » qu’on traduirait une heure pour rire de bon cœur, où il était l’une des stars. En 1952, il fonde le « théâtre libre », où il a présenté des pièces signées par des grands écrivains. Sur scène, il satisfaisait sa passion et insistait à faire rire le public.

Son feuilleton de télévision Mes Chers enfants, merci, diffusé en 1979, a bien marqué sa carrière de comédien. Dès lors, Madbouli est devenu pour tout le monde le vrai symbole de l’amour paternel : papa Abdou, comme on le surnommait dans le feuilleton. L’âge ne l’a jamais empêché de jouer. Malade, il a interprété le rôle du roi mi-sage, mi-sénile dans la pièce, de Mohamed Salmawy, La Dernière danse de Salomé.

Ces derniers temps, il a joué dans le film Sayyad al-yamam (Pêcheur des tourterelles), d’Ismaïl Mourad, avec Achraf Abdel-Baqi et Ola Ghanem, et a participé à la pièce de théâtre de Nasser Abdel-Moneim, West al-balad (centre-ville). Juste il y a quelques mois, il a exposé publiquement ses propres peintures. Et préparait à tourner un nouveau rôle pour la télévision et encore à jouer sur scène. Avec sa génération, c’est toujours l’art jusqu’au dernier souffle.

May Sélim

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistants techniques: Karim Farouk - Dalia Gabr
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.