Dans
une initiative destinée à mettre un terme à la détérioration des
conjonctures en Somalie et pour inciter les différentes parties
somaliennes à se mettre à la table des négociations, la Ligue
arabe essaye de déployer des efforts diplomatiques au plus haut
niveau. Ce, dans l’objectif de parvenir à un règlement politique
du drame somalien qui persiste depuis plus de 15 ans. Alors
qu’elle se contentait d’envoyer des émissaires diplomatiques, la
Ligue arabe a tenu une réunion de la commission de la Somalie,
affiliée à la Ligue arabe, dans la ville de Khartoum, le Soudan
tenant actuellement la présidence tournante du conseil de la
Ligue.
Les efforts déployés par la Ligue arabe sont
extrêmement importants pour de nombreuses raisons. Tout d’abord,
la Somalie est un pays arabe déchiré par les guerres civiles
depuis plus de 15 ans. Les superpuissances se lavent dorénavant
les mains de cette crise car elles ont affronté une résistance
acharnée de la part des factions somaliennes. En d’autres termes,
les superpuissances n’ont pas d’intérêt dans l’arrêt de la
guerre civile somalienne. Par ailleurs, les dernières victoires
réalisées par les tribunaux islamiques ont soulevé les craintes
des superpuissances. Celles-ci craignent, en effet, que les
régions soumises aux milices des tribunaux islamiques ne se
transforment en asiles pour les terroristes d’Al-Qaëda. Si ces
craintes s’avèrent vraies, ceci représentera un danger pour la
sécurité et la stabilité de toute la région, y compris les pays
arabes avoisinants. Si elles s’avèrent fausses, elles
n’empêcheront pas les superpuissances, dans leur guerre contre
le terrorisme, d’imposer un blocus sur les territoires somaliens
ou d’obliger les forces régionales à intervenir directement. Ce,
en pénétrant les territoires somaliens sous prétexte de répondre
à des actes hostiles de telle ou telle faction somalienne .