La santé de l’individu est la condition de la
vie. Pouvoir la préserver est l’un des droits les plus
élémentaires de l’être humain. Le citoyen en bonne santé est
celui qui est capable de travailler, de produire et de déployer
le maximum d’effort pour le développement et l’épanouissement de
son pays en général.
Sans doute, l’instauration d’un système
d’assurance sociale adéquat pour les citoyens répond à l’un des
besoins essentiels de l’être humain. C’est pourquoi l’assurance
médicale est considérée comme un important outil pour la
solidarité sociale. Elle conscientise le citoyen à la
responsabilité qui lui incombe envers la société.
Malgré la multiplication des efforts de
l’Etat dans ce dossier ultrasensible aux yeux de toutes les
catégories sociales, il n’en demeure pas moins que de nombreux
points négatifs marquent toujours le service médical en Egypte.
Le président Hosni Moubarak a été
particulièrement clair au cours de sa campagne électorale sur la
nécessité de réformer le système d’assurance médicale de manière
à répondre aux besoins vitaux des citoyens et à remédier aux
lacunes du système en vigueur.
Nous devons savoir que de multiples raisons
ont entraîné les lacunes qui caractérisent l’assurance médicale
actuellement appliquée. L’une des plus importantes est la
diversité des systèmes qui ont été appliqués depuis 1964 avec le
décret présidentiel sur la mise en place de l’Organisme général
de l’assurance médicale. Sans oublier la hausse vertigineuse des
coûts des différents traitements. Il en a résulté un énorme
écart entre les revenus des citoyens et les coûts des services.
De nombreux pays dans le monde appliquent
depuis quelques années ce qui est convenu d’appeler la gestion à
travers le contrôle de la qualité dans les services médicaux et
la gestion des hôpitaux afin d’améliorer la qualité des services
et les performances techniques ou administratives.
Afin de pouvoir appliquer un système efficace
d’assurance médicale dans un avenir proche, qui garantirait un
service exceptionnel à tous les citoyens sur un pied d’égalité,
il est indispensable de remédier aux aspects défaillants dans
les systèmes d’assurance médicale actuellement en vigueur. Ces
failles sont dues à la diversité des lois et des décisions
appliquées à cet égard. Le système est appliqué de manière
chaotique et ne réalise pas la justice prônée. D’ailleurs,
certaines couches aisées ne contribuent pas aux coûts des
services ni à ceux des médicaments qui représentent un taux
important par rapport aux coûts des services. Alors que ces
catégories devraient assumer une part importante de ces coûts
pour que les plus démunis puissent en bénéficier. C’est pourquoi
il faut que les systèmes d’assurance médicale répondent aux
besoins de tous les bénéficiaires, toutes tendances confondues.
Certainement, la réforme et le développement
du service médical, en général, et de l’assurance médicale, en
particulier, nécessitent une gestion scientifique moderne qui
prendrait en compte les systèmes de contrôle de la qualité. Sans
oublier l’importance de nommer des responsables qualifiés pour
mener le progrès et la réforme requis.
Cette direction doit appliquer les systèmes
de technologie avancée dans la gestion, susceptibles de réaliser
de vrais bénéfices et de tirer le maximum de profit à travers le
potentiel matériel et humain disponible. Et ceci dans l’ultime
objectif de réaliser surtout le droit de tous les citoyens à
recevoir une assurance médicale viable et sérieuse .