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Politique.
Une de nos lectrices regrette que
les promesses faites pendant les dernières campagnes électorales
ne soient pas tenues. Elle estime que la situation ne fait
qu’empirer.
Paroles, paroles ...
Durant sa campagne électorale, le président a
prodigué des promesses concernant la réforme politique et
économique. Pourtant, la presse ne fait état d’aucun changement
réel. On peut même dire que la situation devient de plus en plus
suffocante. La preuve en est la prorogation injustifiée et
injustifiable de la loi d’urgence, la détention des journalistes,
la vague d’arrestation parmi les activistes de l’opposition,
mais aussi la hausse vertigineuse des prix, la corruption, le
chômage ...
En fait, le gouvernement est en train
d’étouffer les libertés, de réprimer toute voix revendiquant la
réforme.
Résultat : l’effervescence est générale, et
le régime a réussi à mécontenter tout le monde : les juges, les
journalistes, les ingénieurs et les ouvriers ... ce qui est
susceptible de compromettre la sécurité nationale et d’engendrer
l’extrémisme, voire le terrorisme qui ne se développent que dans
une ambiance pareille.
Evidemment, toute réforme dépend en principe
des pressions américaines. Or, les Etats-Unis, en invoquant la
démocratie au Moyen-Orient, s’adressent uniquement aux chefs
arabes pour servir leurs fins et obtenir des concessions quant
au dossier arabo-israélien.
De plus, les Etats-Unis, redoutant
l’instauration d’un Etat religieux à l’instar du Hamas,
continuent à soutenir les régimes totalitaires semi-laïques.
Il est à noter que les régimes fascistes sont
les premiers responsables de la montée du fondamentalisme
religieux et des conflits interconfessionnels, car ils incitent
le peuple à recourir à la religion où ils trouvent refuge pour
échapper à une réalité amère. Pire encore, ils en sont les
premiers bénéficiaires.
Que le régime égyptien se ravise vite pour
sauver le reste de sa crédibilité.
Basma Mohamed,
Le Caire.
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Instaurer le français obligatoire |
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J’aimerais exprimer mon opinion sur la lettre
intitulée « Le français disparaît », parue dans le n°609
d’Al-Ahram Hebdo et écrite par monsieur Mohamed El Mansy.
A Ismaïliya, nous souffrons du même problème,
le français est en danger et il est même menacé. Il y avait deux
écoles françaises à Ismaïliya mais elles sont devenues écoles de
langue anglaise sous prétexte que la demande pour la langue
française est beaucoup moins importante. Aujourd’hui, il n’y a
plus de français à Ismaïliya, mais il y a le Centre français de
culture et de coopération qui déploie beaucoup d’efforts pour
que le français reste présent, mais cela ne suffit pas. Or, la
langue française est un trésor et il faut que nous puissions
sauvegarder cette culture très riche. Pourquoi ne pas faire
comme au Liban où la langue française est première langue dans
les écoles gouvernementales ? Nous devons apprendre à conserver
et améliorer cette langue si riche et importante qu’est le
français.
Rim Mohamed Fathalla,
Ismaïliya. |
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L’escroquerie de Da Vinci Code |
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Je tiens à compléter la formidable lettre de
M. Tony Kredi intitulée « L’épouse du Christ » et publiée dans
votre hebdomadaire au numéro 614, que je félicite pour sa vérité
et sa conviction.
Je veux en effet exprimer mon avis sur le Da
Vinci Code qui a donné naissance à tant de polémiques. Ce roman
et ce film sont l’œuvre des « marchands du temple ». Comme Jésus
avait chassé des marchands de la porte du Temple de Jérusalem,
voilà que d’une autre façon, ces mêmes marchands viennent nous
vendre leurs marchandises sans aucune preuve. A nous d’être
vigilants, courageux et de leur dire non et surtout ne pas
perdre la foi devant de tels mensonges.
A ceux et celles qui ont des doutes, lisez ce
livre et allez voir ce film en ayant en tête que vous avez
acheté de la camelote.
Raymond Boutros,
Montréal (Canada). |
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Paix à Ahmad Nabil Al-Hilali
« Et Al-Hilali se leva
On lui enleva sa robe d’avocat
Du manteau d’accusé, on l’habilla
Et la « justice » seulement aux pauvres
s’appliqua ». (Traduction libre d’un extrait de poème d’Ahmad
Fouad Nejm composé en 1975).
L’avocat et militant de la gauche égyptienne,
Ahmad Nabil Hilali, a tiré sa révérence ce dimanche 18 juin
2006. C’est un exemple d’engagement, de courage et de générosité
qui vient de nous quitter. Ahmad Nabil Al-Hilali (1928–2006), le
saint du socialisme, est donc parti. Le 15 mars 1978, le poète
Ahmad Fouad Nejm et le chanteur cheikh Imam Issa sont déférés
devant un tribunal militaire (!). Imam — un vieux sexagénaire
non-voyant — est accusé d’avoir frappé un agent de police ! Pour
montrer le ridicule de la situation et le côté politique des
charges, Me Al-Hilali prononce un des plus beaux plaidoyers de
sa carrière.
En voici des extraits traduits de l’arabe :
« Ce n’est ni le poète Nejm ni l’artiste Imam
qui figurent aujourd’hui dans le boxe des accusés. C’est l’art
populaire égyptien et l’esprit moqueur et taquin de tout un
peuple qui sont jugés. Nejm et Imam sont les dignes héritiers
des poètes et des écrivains égyptiens qui ont exprimé, à travers
les temps, l’âme et la souffrance de leur peuple. Ce sont les
descendants de Yacoub Sanoue, de Abdallah Al-Nadim et de Baïram
Al-Tounsi …
On dirait que l’Histoire se répète
inlassablement. « Nejm-Imam » sont poursuivis comme l’ont été
Sanoue, Al-Nadim et Al-Tounsi. Tous ces poètes et artistes de
renom ont payé un lourd tribut pour la parole libre et pour la
critique sociale constructive. C’est pour cela qu’ils ont été
poursuivis et traqués pendant des dizaines d’années.
Le peuple et l’Histoire leur rendent hommage.
Et il y a un consensus chez les historiens et les critiques pour
souligner leur apport dans notre histoire artistique et
nationale ».
Al-Hilali — qui s’est récemment prononcé
contre le legs du pouvoir à Gamal Moubarak — a été de tous les
procès politiques de l’Egypte contemporaine. Paix à son âme.
Taïeb Moalla,
Tunisien résidant au Québec (Canada). |
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Bougez-vous, messieurs les responsables ! |
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Il y a un phénomène qui se propage de plus en
plus dans notre société et qu’il est temps de stopper. Il s’agit
de la négligence.
Dernièrement, on a lu dans les journaux la
catastrophe de l’incendie de l’hôpital de Chatbi, qui a coûté la
vie à cinq nourrissons et causé des dégâts matériels d’environ
10 millions de livres égyptiennes. Malheureusement, cette
affaire n’est pas la première et ne sera pas la dernière. Vous
pouvez dire que je suis pessimiste mais c’est la pure réalité
que nous vivons. Et comme tous les incendies précédents, la
cause était bien évidemment un court-circuit. Comme d’habitude.
Et ce à cause de la négligence dans la maintenance du système de
chauffage des couveuses. On ne peut s’empêcher de s’interroger :
où sont les systèmes de sécurité dans les hôpitaux ? Où est la
responsabilité du ministère de la Santé ? A mon avis, le
problème se trouve aussi dans le personnel des hôpitaux, qui est
incapable d’utiliser les équipements de secours. J’appelle tous
les responsables à se remuer pour que de tels accidents ne se
répètent pas.
Abir Ismaïl,
Al-Cheikh Zayed. |
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