Les
premières investigations effectuées par les appareils égyptiens
de sécurité sur le site des explosions de Dahab ont dévoilé que
les terroristes qui ont commis ce crime appartiennent au même
groupe que celui qui avait perpétré les attentats de Taba et de
Charm Al-Cheikh durant ces 2 dernières années. Les informations
auxquelles sont parvenus les appareils de sécurité prouvent
qu’il y a réellement un problème en ce qui concerne la façon de
traiter avec un petit groupe terroriste qui frappe toujours la
péninsule du Sinaï et vise à déstabiliser la société égyptienne
et à frapper l’économie du pays. Ce groupe qui adopte une pensée
extrémiste et dont le nombre de membres est limité, selon les
estimations sécuritaires, a cependant réussi à adresser trois
coups douloureux au tourisme égyptien dans la région du Sinaï.
Il devient urgent de reprendre en considération les politiques
sécuritaires suivies. Nous avons à maintes fois signalé que la
responsabilité de l’affrontement des groupes terroristes n’est
pas seulement du ressort des appareils de sécurité. Quelles que
soient les capacités sécuritaires et cela n’importe où, elles ne
peuvent seules faire la guerre aux groupes terroristes. Il va
sans dire qu’il y a une responsabilité sociale qui incombe à
l’Etat et aux hommes d’affaires et qui consiste à créer des
emplois en vue de permettre à la jeunesse du pays appartenant
aux différentes classes de la société de devenir des citoyens
dignes et actifs. Car la précarité et les taux élevés de chômage
constituent un climat propice à la propagation des pensées
terroristes et à l’attraction des jeunes vers des doctrines
radicales.
La guerre contre le terrorisme est une guerre
nationale à laquelle tout le monde se doit de participer. Le
premier pas doit être effectué au niveau intellectuel, en
faisant face à toutes les pensées extrémistes. Viennent ensuite
les plans et programmes de réforme et de développement dans les
domaines politique, économique et social. Le président Moubarak
a présenté un programme ambitieux qui englobe une vision globale
de la réforme et du développement. Reste alors le rôle des
directions qui doivent assumer la charge d’appliquer ce
programme .