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 Semaine du 3 au 9 mai 2006, numéro 608

 

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Arts

Cinéma . Déficit budgétaire, organisation défaillante. Le Festival international du film du Caire est en souffrance. Le Parlement en discute.

Le Festival du Caire à l’étude

Depuis sa dernière édition, en novembre dernier, le Festival international du film du Caire fait couler beaucoup d’encre. La Commission de la culture et de l’information, auprès de l’Assemblée du peuple, a récemment tenu une réunion à ce sujet, pour donner suite à la pétition soumise par le député Hicham Moustapha Khalil.

Les membres de la Commission parlementaire ont souligné que le festival a connu une vraie régression ces dernières années, due notamment aux carences budgétaires et organisationnelles. « Les problèmes qu’affronte le festival n’ont pas manqué d’influencer négativement toute l’industrie du cinéma. De quoi multiplier les chances d’autres festivals arabes comme celui de Doubaï », indique le député wafdiste, Moustapha Cherdi, ajoutant : « En tant que représentants du peuple, nous avons le droit de savoir où passent les revenus des ventes des billets durant le festival, et si ces revenus sont utilisés pour le développer. Si l’Etat persiste à ne pas verser l’argent nécessaire à la survie du festival, mieux vaut l’annuler ».

Chérif Al-Choubachi, président du Festival du Caire, n’a pas manqué à la réunion, faisant remarquer : « Le festival souffre d’un déficit budgétaire de 4 millions de L.E., au moment où le budget d’un nouveau festival comme celui de Doubaï table autour de 7 millions de dollars ». Crise de production, qualité artistique qui laisse à désirer, timing du festival qui intervient en fin d’année, … Tous ces aspects ont été débattus.

Certains cinéastes et cinéphiles avaient même proposé, l’an dernier, de réduire le nombre de festivals de cinéma en Egypte, afin de pomper l’argent nécessaire à la survie du Festival du film du Caire, étant le seul à caractère international. La proposition est sérieusement étudiée par le ministère de la Culture.

Mais le dossier du festival soulève aussi le rôle limité de l’Etat dans la promotion de l’industrie cinématographique. Le ministère de la Culture devrait-il contribuer de manière plus efficace au financement du festival ? Car celui-ci ne verse actuellement que 500 000 L.E., lesquelles servent à couvrir les frais d’hébergement et de transport des invités du festival.

Un dossier bien chargé donc qui a été soumis au ministre de la Culture afin d’émettre son opinion, après examen.

Yasser Moheb

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