Al-Ahram Hebdo, Arts |
  Président Salah Al-Ghamry
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 

 Semaine du 3 au 9 mai 2006, numéro 608

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Kiosque

  Société

  Arts

  Idées

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Loisirs

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Arts

Exposition . Se servant du papier, les trois artistes Mohamad Aboul-Naga, Modhir Ahmad et Jamal Abdel-Réhim illustrent la réalité arabe, à travers la ville et ses icônes.

Mémoires gravées sur papier

L’exposition On Paper In Paper (En papier Sur papier) ouvre la porte au dialogue entre trois artistes du monde arabe : un Egyptien, un Iraqien et un Bahreïni. « Nous les trois, nous sommes unis par une même langue. Ce genre d’exposition renforce les relations remontant à des milliers d’années », affirme l’Egyptien Mohamad Aboul-Naga.

Et d’ajouter : « Le papier est un matériau de base servant à écrire, à imprimer et à emballer. Il nous ouvre de multiples horizons de réflexion. Il est le support de notre mémoire ancestrale ».

Modhir Ahmad, graveur iraqien installé en Suède, se sert d’une technique douce, moyennant de l’eau, de l’huile végétale et du papier traditionnel japonais. Du rouge sanglant se mêle à des touches nostalgiques de noir et blanc, pour traiter le thème de la ville. Une autre série de typographies nous plonge également dans les tréfonds de la ville, à l’aide de formes géométriques et organiques.

Les icônes du cinéma égyptien, ses stars adulées dans tout le monde arabe, inspirent les lithographies du Bahreïni Jamal Abdel-Réhim. Celui-ci esquisse les portraits très dramatiques de vedettes égyptiennes, comme Faten Hamama, Omar Al-Chérif ou Oum Kalsoum. Lettres arabes, couleurs criardes s’immiscent dans des compositions bien équilibrées.

Aboul-Naga a quant à lui surtout recours à une pâte ocre préparée à l’aide de feuilles d’arbre, de fibres de coton, de paille de riz ou d’épis de blé. « Si l’Ancien Egyptien s’est servi des éléments de la nature pour fabriquer des papyrus, j’essaye à mon tour de suivre son exemple, préservant l’aspect primitif du papier », lance-t-il. L’accumulation des couches de papier exprime celle des pouvoirs régissant notre quotidien, à savoir la religion, le sexe et la politique. Ses manuscrits reflètent la ville et son évolution sous l’effet du temps. Le pouvoir politique, lui, est évoqué par l’agencement de textes, relatant la guerre des croisés. C’est une écriture du style « diwani », autrefois utilisée par l’administration ottomane. « Peu importe de pouvoir déchiffrer les textes employés, ce n’est pas le but de mon travail, mais l’essentiel c’est de transformer l’écriture en objet visuel, en interaction avec le récepteur », précise Aboul-Naga, lequel a recours à des dessins de Kama-sutra, pour exprimer le pouvoir de la sexualité. C’est un peu sa manière d’objecter contre les vidéoclips en vogue, mettant en avant des valeurs purement sexuelles. Sexe, politique et religion constituent ses icônes modernes en papier, non sans refléter un sens soufi ou mystique. Sur chacun de ses tableaux, il y a un petit rond en faisant allusion aux mouvements des derviches tourneurs.

Névine Lameï

Retour au sommaire

On Paper In Paper, à la galerie Ebdaa. Jusqu’au 4 mai,

de 10h à 22h (sauf le vendredi). 17, Midan Assouan, Mohandessine.

Tél. : 345 22 63

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistants techniques: Karim Farouk - Dalia Gabr
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.