Le président palestinien, Mahmoud Abbass, a
pris l'initiative d'appeler à un dialogue national palestinien
afin de parvenir à un accord autour d'un agenda unique et commun
pour l'action nationale. Agenda où seraient déterminés les
priorités et les droits légitimes du peuple palestinien, ainsi
que les moyens de les obtenir. Abou-Mazen a pris cette
initiative après avoir exprimé son intention de ne pas se
représenter aux élections présidentielles. Le pouvoir ne
l'intéresse donc plus et vise seulement à cristalliser une
position palestinienne commune qui sera adoptée par les
différentes factions.
Il est clair que par cet appel, Abou-Mazen a
voulu mettre un terme à l'état de chaos qui sévit actuellement
dans les territoires palestiniens et à toutes les formes
d'armement dans la rue palestinienne. Outre la réorganisation de
la maison palestinienne pour saper les dires ou les prétextes,
selon lesquels le partenaire palestinien serait absent. En même
temps, Abou-Mazen veut garantir la continuité des aides
internationales vitales pour le peuple palestinien et son
développement.
Loin d'être favorablement accueilli, de
nombreuses voix ont douté de l'appel d'Abou-Mazen, réclamant le
report du dialogue à mi-mai prochain, voire plus loin encore.
Chose qui peut totalement faire avorter l'initiative. En même
temps, il paraît clairement que la situation dans les
territoires palestiniens approche du chaos. Le ministre
palestinien de l'Intérieur a promulgué des décisions qui ont
suscité une large polémique, comme la décision de créer une
force sécuritaire formée de 3 000 éléments et qui serait chargée
d'assumer la mission de la police. Des éléments armés du Fatah
ont répondu par la création d'une force de 1 000 personnes.
La situation est donc grave et menace de voir
se déclencher une guerre civile palestinienne. L'intérêt du
peuple palestinien nécessite de réagir à l'appel d'Abou-Mazen,
afin de formuler une vision nationale .