Al-Ahram Hebdo,Monde Arabe | Un pas dans la bonne direction
  Président Salah Al-Ghamry
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 

 Semaine du 10 au 17 mai 2006, numéro 609

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Francophonie

  Opinion

  Kiosque

  Société

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Loisirs

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Monde Arabe

Soudan . La signature de l’accord de paix sur le Darfour devrait ouvrir la voie à l’instauration de la stabilité dans cette région. De nombreux obstacles se posent toutefois à l’application de l’accord.

Un pas dans la bonne direction

C’est après d’âpres discussions et d’intenses pressions, notamment américaines, qu’un accord de paix sur le Darfour a été finalement conclu. Un accord salué par l’Union Africaine (UA) et par l’ensemble de la communauté internationale comme étant un pas dans la bonne direction. Cependant, tout le monde s’accorde aussi sur le fait que beaucoup reste à faire pour parvenir à une paix globale, d’autant plus que du côté de la rébellion, l’accord n’a été signé que par la faction majoritaire du principal groupe rebelle au Darfour, le Mouvement/Armée de Libération du Soudan (SLM). En revanche, l’autre rébellion, le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), a refusé l’accord, de même que la faction minoritaire du SLM, dirigée par Abdel-Wahid Mohammed Al-Nour.

Robert Zoellick, le secrétaire d’Etat adjoint américain qui a pris une part active à l’obtention de ce consensus, a admis vendredi que la situation ne va pas changer du jour au lendemain et que le Darfour demeure un endroit très dangereux et violent. « L’accord est une importante étape vers la fin d’une des plus graves crises humanitaires », a-t-il dit, en soulignant que toutefois d’autres étapes importantes restent à franchir dans sa mise en application.

Le document, signé après deux ans de négociations à Abuja, reprend les mêmes fondements qui avaient servi de bases pour l’accord de paix dans le sud du pays : désarmement des rebelles et milices, partage plus équitable des richesses et du pouvoir et une plus large autonomie. L’accord prévoit notamment un référendum pour que les près de six millions d’habitants de la région se prononcent sur le découpage administratif de la province. Le texte fait également obligation à Khartoum de désarmer et de neutraliser les Djandjawids, milices arabes pro-gouvernementales accusées des pires atrocités. La force de paix au Darfour compte 7 000 hommes de l’UA et est déployée depuis 2004, mais elle n’a pas réussi à mettre un terme au bain de sang et connaît des problèmes financiers. Les analystes estiment cependant que sans une réelle volonté politique du gouvernement pour appliquer l’accord, le Darfour ne connaîtra pas la paix. « Pourquoi devons-nous penser qu’un gouvernement si mal intentionné va changer d’attitude ? », se demande Eric Reeves, un expert du Soudan basé aux Etats-Unis. « Il sera difficile de désarmer les Djandjawids, car Khartoum les a déjà intégrés dans les troupes gouvernementales », ajoute-t-il.

D’autre part, le gouvernement soudanais a déclaré qu’il n’excluait plus le déploiement d’une force de l’Onu au Darfour pour remplacer les soldats de l’UA, une volte-face après la signature de l’accord de paix avec le principal groupe rebelle. Ce qui marque un net changement de position de la part de Khartoum, qui s’était opposé à l’envoi de forces non africaines au Darfour pour remplacer les troupes de l’UA. Fin février, le président soudanais, Omar Al-Béchir, avait même averti que le Darfour serait un « cimetière » pour les troupes étrangères qui y seraient dépêchées sans l’accord du gouvernement. « Le gouvernement va évaluer s’il a besoin ou non de l’assistance de forces étrangères et pourrait décider de demander le déploiement (d’une force) de l’Onu », a déclaré le porte-parole du ministre des Affaires étrangères, Jamal Ibrahim. En soulignant qu’une telle décision relève des prérogatives du gouvernement (...). Ce qui est certain, c’est qu’il n’y aura pas de déploiement de forces étrangères au Soudan sans le consentement préalable du gouvernement.

« Nous voyons ces premières déclarations du gouvernement soudanais sous un éclairage positif et attendons leur rapide mise en œuvre en espérant l’ouverture d’un nouveau chapitre de la coopération pour assurer la transition », a estimé l’ambassadeur américain à l’Onu, John Bolton. Pour lui, il s’agit d’un signe très encourageant, du premier résultat positif de l’accord de paix d’Abuja.

Inés Eissa

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistants techniques: Karim Farouk - Dalia Gabr
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.