A quarante et un an, Hossam Mahmoud cumule à
son actif plusieurs compositions et arrangements musicaux aux
grands succès, depuis plus de quinze ans. Se faisant ainsi
remarquer par les mentors de la musique internationale. Né au
Caire en 1965, c'est là où la fibre musicale a vibré en lui,
l'inspirant sa vie durant. « Depuis mon enfance, j'ai toujours
rêvé de devenircompositeur musical et de présenter mes opéras
partout dans le monde. J'ai donc décidé d'étudier la musique en
Egypte et de compléter ma formation à l'étranger », avoue-t-il.
Après avoir entamé ses études à la faculté
d'éducation musicale de l'Université de Hélouan, il est parti
les poursuivre à Salzbourg, en Autriche. « C'est en Autriche que
j'ai été initié à l'art de l'opéra grâce à un bouquet de grands
compositeurs et de professeurs qui m'ont enseigné la musique à
l'Université de Mozarteum. C'était une période importante qui a
fait remarquablement démarrer ma carrière professionnelle.
Laquelle s'est fixée sur la représentation de l'art musical
égyptien en Autriche. Une mission difficile à bien des égards »,
déclare-t-il. Pour lui, l'Egypte abonde de talents et
d'expertises dans le domaine de la musique et de l'opéra, mais «
en Autriche, l'occasion m'était propice pour m'exprimer
ouvertement et m'épanouir. Cela ne fut possible en Egypte qu'au
bout de longues années de préparation ». Ses ambitions
artistiques et sa constance professionnelle ont été bien
récompensées. Il a remporté à trois reprises le prix d'Estime de
l'Etat en Autriche pour ses compositions musicales, pour les
années 2000, 2002 et finalement 2005. La clé de la singularité
de son style musical réside dans une combinaison habile des
différentes formes et cultures dans ses compositions : histoire,
théâtre, opéra et musique électronique.
Récemment, il a réussi à mettre ses talents
de compositeur musical à l'épreuve, en composant la musique de
l'opéra Prisca joué sous la direction de l'Autrichien Herbert
Grassl et mis en scène par le réalisateur français Christian
Olivier. Un tandem qui a présenté également l'opéra Pygmalion.
Deux spectacles de Hossam Mahmoud, inspirés des œuvres
théâtrales de Tewfiq Al-Hakim et donnés entre l'Autriche, Le
Caire et Alexandrie.
« J'ai beaucoup lu sur l'ambition
expressément formulée par Tewfiq Al-Hakim de voir ses écrits
adaptés en opéras internationaux, comme ce fut le cas d'œuvres
de grands romanciers et écrivains européens. J'ai donc pris en
charge la responsabilité de réaliser son vœu, même après
l'écoulement de longues années depuis sa mort », explique Hossam
Mahmoud.
Au-delà de ses réussites artistiques, le
jeune mélomane chevronné ne cesse de rêver. Il projette de
présenter ces opéras égypto-autrichiens à Salzbourg et de
rehausser son prestige et sa notoriété internationaux. Pour
parvenir à continuer à vivre entre deux pays, deux cultures, «
un ailleurs et un ici », le jeu en vaut la chandelle.
Yasser Moheb