Al-Ahram Hebdo, Arts | Aura de stars
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 Semaine du 10 au 17 mai 2006, numéro 609

 

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Arts
Exposition . Adel Al-Siwi part en voyage nostalgique, retraçant les grandes lignes d’une époque passée, à travers ses vedettes préférées.

Aura de stars

Regards contemplatifs, visages familiers et âmes errantes animent les galeries Karim Francis et Machrabiya. La nostalgie du peintre se traduit en lignes et couleurs. Adel Al-Siwi présente ses stars à lui. C'est le fil conducteur qui les relie. Il s’agit de comédiens comme Ismaïl Yassine, Stéphane Rosti ou Anouar Wagdi, de chanteurs comme Abdel-Halim Hafez, Asmahane ou Chadia, de poètes comme Salah Jahine ou Ahmad Fouad Negm. La galerie des portraits compte également un peintre, Abdel-Hadi Al-Gazzar, avec son célèbre tableau Le Fou vert, un sculpteur, Mahmoud Mokhtar, avec sa statue Les Khamsins, et des leaders comme Nasser, Sadate ou Akhenaton. Al-Siwi, qui esquissait la ville et les lieux, dans un premier temps, s’est tourné vers les visages humains depuis les années 1990. Cette fois-ci, il s’est mis à retravailler des visages déterminés. å Cette nostalgie est en rapport avec l’âge. Ma mémoire se développe, malgré tout. Je reçois, aujourd’hui, les détails embaumés d’odeurs, de scènes et de voix. Un visage que j’aperçois évoque plusieurs autres. Peut-être, c’est cette mémoire tyrannique qui m’a poussé à fouiller en moi, à la recherche de visages que je traîne partout depuis de longues années ò, souligne Al-Siwi dans le catalogue de l’exposition.

Malgré la diversité des visages, tous les tableaux ont un dénominateur commun. Ils se réfèrent à une période particulière de l’histoire artistique et sociopolitique égyptienne, c’est le début du siècle dernier, regorgeant d’icônes. Le comédien Stéphane Rosti, le vilain sympa, revêt l’allure d’un ange gardien. La danseuse Tahiya Carioca incarne la beauté typiquement égyptienne, avec en arrière-plan les traits d’un visage pharaonique. Youssef bey Wahbi est au beau milieu du tableau portant les deux masques du théâtre. En bas du tableau, s’inscrit sa fameuse phrase : å Wa ma al -dounia illa masrah kabir ò (La Vie n’est qu’un grand théâtre).

Le peintre a pu transformer les visages en de vrais miroirs de l’âme. Ses stars sont mises à nu. Leurs regards et leurs traits aquilins nous font oublier qu’il s’agit de peintures. Car les portraits débordent de vie.

L’énergie s’amplifie grâce aux couleurs chaudes dominant les portraits des comédiennes Marie Mounib et Zinate Sedqi ainsi que du trio Samir Ghanem, Georges Sidhom et Al-Deif Ahmad. Ce sont des personnages peints avec beaucoup d’amour, qui nous parlent en toute intimité.

Lamiaa Al-Sadaty

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My Stars, peintures de Adel Al-Siwi, jusqu’au 1er juin, aux galeries Karim Francis et Machrabiya (pour les horaires et les adresses, voir p. Calendrier).

 




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