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 Semaine du 26 avril au 2 mai 2006, numéro 607

 

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Le Conseil de sécurité des Nations-Unies doit discuter ce mercredi 26 avril le 3e rapport semestriel de son émissaire Terje Roed-Larsen, chargé du suivi de l’application de la résolution 1 559 sur le Liban et la Syrie.

Ce rapport appelle, comme l’exige la résolution, au démantèlement et au désarmement de toutes les milices libanaises et étrangères opérant au Liban, notamment des combattants palestiniens et du mouvement chiite Hezbollah libanais. Mais le Hezbollah estime que cette résolution avait déjà été appliquée avec le retrait des troupes syriennes du Liban et que la clause relative au désarmement de son mouvement est une affaire intérieure libanaise dans laquelle l’Onu n’a pas à s’ingérer. Damas partage ce point de vue.

Epousant le point de vue du premier ministre libanais Fouad Siniora, en visite la semaine dernière aux Etats-Unis pour obtenir le soutien du président George W. Bush, le rapport de M. Roed-Larsen appelle aussi la Syrie à délimiter la frontière entre elle et le Liban et à établir des ambassades.

Là aussi, l’appel de Roed-Larsen à la Syrie risque de rester lettre morte, Damas et son allié libanais le Hezbollah considérant que l’émissaire de l’Onu outrepasse ses prérogatives. Le président syrien Bachar Al-Assad estime en effet que l’exigence d’une délimitation des frontières syro-libanaises, notamment dans le secteur controversé des Fermes de Chebaa, aux confins d’Israël, du Liban et de la Syrie, « profite à Israël et nuit à la résistance » du Hezbollah. Ce dernier juge, lui aussi, que le rapport de l’émissaire international est « conforme aux exigences israéliennes ».

Lors de sa visite aux Etats-Unis, M. Siniora a demandé l’appui de Washington en faveur du retrait d’Israël des Fermes de Chebaa, nécessaire, selon lui, pour obtenir le désarmement du Hezbollah. L’occupation par Israël des Fermes de Chebaa justifie en effet aux yeux du Hezbollah la poursuite de ses opérations anti-israéliennes, alors qu’Israël et l’Onu considèrent que l’Etat hébreu a effectué un retrait total du Liban en 2000. L’Onu considère que la zone controversée, conquise par Israël sur la Syrie en 1967, est jusqu’à nouvel ordre un territoire syrien, sauf si Beyrouth et Damas apportent la preuve du contraire.

Mais les relations libano-syriennes sont au plus bas depuis le retrait de l’armée syrienne du Liban en avril 2005, à la suite de l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafiq Hariri, en février. Et la visite projetée de M. Siniora à Damas pour discuter des problèmes en suspens entre les deux pays risque d’être renvoyée aux calendes grecques .

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