Al-Ahram Hebdo, Arts |Romance à fleur de peau
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 Semaine du 26 avril au 2 mai 2006, numéro 607

 

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Arts

Musique . Eatazalt al-gharam (J’ai arrêté d’aimer), le nouvel album de Magda Al-Roumi, marque le come-back de la diva.

Romance à fleur de peau

Publicité abondante, affiches montrant le new look de la diva, vidéoclip très original, cela fait partie de la stratégie de marketing ayant précédé la sortie du dernier album de Magda Al-Roumi. Mais c’est une stratégie à double tranchant comme le font souligner certains distributeurs comme Sameh Morcos, propriétaire de la société de production et de distribution DJ Recording. « La campagne publicitaire a commencé trop tôt, bien avant la sortie de l’album. De quoi avoir lassé les fans de la chanteuse et affecté négativement les ventes. Les gens partaient pour acheter l’album, mais ne le trouvaient pas sur le marché », dit Morcos, ajoutant que les chiffres de vente sont beaucoup plus bas que ceux des années précédentes. Cela provient en effet d’une autre raison : la boîte de production Good News est encore nouvelle sur la scène musicale et ne possède pas un catalogue bien garni. « Ceci constitue un problème pour les vendeurs en gros, qui hésitent à acheter une grande quantité de l’album, de peur de ne pas pouvoir l’écouler ou l’échanger contre d’autres albums ».

Toutefois, l’album en lui-même est remarquable. Les enregistrements ont été effectués dans plusieurs studios tels le studio de Jean-Marie Riachi, celui d’Ihsane Al-Monzer, et le « master » a été élaboré à Abbey Road Studio à Londres. Par ailleurs, la chanteuse a eu recours à deux noms très à la mode, qui sont le jeune compositeur Marwan Khoury et l’arrangeur-compositeur Jean-Marie Riachi.

Sur les onze chansons de l’album, quatre sont vraiment très particulières. D’abord, il y a Eatazalt al-gharam (J’ai arrêté d’aimer), la chanson phare, écrite par Noha Nejm et Nizar Francis et composée par Melhem Barakat. L’arrangeur Jean-Marie Riachi y a employé trois rythmes différents : il a commencé le premier couplet par le swing, ensuite a passé au maqsoum oriental et enfin a eu recours au rythme de la « wahda kébira ». Ce changement rythmique trouve en effet sa justification dans les paroles : au début ternaire, ensuite binaire, et enfin un retour au rythme ternaire.

Dans Ohébouka guiddane (Je t’aime beaucoup), les paroles de Nizar Qabbani ne passent pas inaperçues. On retrouve à nouveau l’arrangement de Jean-Marie Riachi, réputé pour son écriture pour les violons. Il actualise les paroles construites sur des métaphores imagées.

Ya maazeb qalbi (Toi qui fais souffrir mon cœur) n’est qu’une composition de Halim Al-Roumi, le père de la chanteuse et l’un des éminents compositeurs arabes. L’arrangeur Assaad Khoury a pu aisément passer du rythme occidental de salsa, dominant dans cette chanson, au rythme oriental du maqsoum. Un passage qui a enrichi la chanson et lui a attribué une élégance d’antan.

Nachid al-zifaf (La Marche nuptiale) se distingue de par l’originalité du sujet. Les paroles de Noha Nejm trahissent les sentiments d’une mère durant les noces de sa fille. La voix de Magda Al-Roumi dramatise le moment. Celle-ci se produira prochainement en Egypte, afin d’interpréter toutes ces chansons sur scène.

Lamiaa Al-Sadaty

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