Aucun
des 3 escrimeurs égyptiens ayant disputé la Coupe du monde à
Shanghai, qui s’est déroulée les 3 et 4 mars, n’a réussi à passer
le cap des 16es de finale. Le meilleur résultat enregistré a
été celui de Tamer Tahoune (14e au classement mondial de la
Fédération internationale d’escrime), avec une décevante 34e
place. Son compatriote, Moustapha Nagati, a terminé quant à
lui à la 46e place. Alors que le troisième escrimeur, Tareq
Magued, s’est contenté d’une 53e place. Malgré ces mauvais résultats,
la sélection égyptienne prétend avoir réalisé son objectif :
gagner en expérience avant le Grand Prix d’Egypte, la compétition
la plus importante à ses yeux. Car pour la première fois, les
jeunes Pharaons auront l’occasion de se confronter aux meilleurs
escrimeurs du monde, à domicile, à l’instar de l’Italien Sanzo
Salvatore, n°1 mondial. « Il faut dire que la Coupe du monde
de Shanghai a regroupé 121 escrimeurs internationaux. De plus,
cette compétition n’est qu’une étape de préparation de la sélection
nationale pour le Grand Prix d’Egypte, le 17 mars », déclare
Hassan Hosni, directeur de la Fédération égyptienne d’escrime.
Ainsi, à Shanghai, les champions d’Afrique
ont eu un avant-goût de ce qui les attend, puisqu’ils se sont
frottés aux meilleurs escrimeurs, notamment un autre Italien,
Cassara Andrea, 3e au classement mondial ainsi que d’autres
athlètes qui figurent au top 10. Et la Coupe du monde ne fut
que le clou d’une longue préparation commencée déjà en début
de saison. En effet, la Fédération égyptienne a envoyé ses escrimeurs
disputer de nombreuses compétitions, afin qu’ils soient prêts
pour le Grand Prix d’Egypte, mais aussi pour les Championnats
du monde qui auront lieu fin 2006 à Turin (Italie).
« La fédération a fait de son mieux pour que
la sélection égyptienne se prépare bien et parvienne à un niveau
international. Et ce, afin que les escrimeurs obtiennent l’expérience
suffisante et qu’ils soient confrontés aux différentes écoles
de la discipline. Elle leur a fait disputer plusieurs championnats
ou tournois internationaux. La fédération a également fait appel
à des entraîneurs étrangers dont le rôle a été d’améliorer le
niveau de l’épée et du sabre », explique Tamer Al-Arabi, arbitre
égyptien international et trésorier de la Fédération égyptienne
d’escrime.
Ces dernières années, l’escrime, notamment
le fleuret, a connu un essor remarquable en Egypte. Ce qui a
conduit les responsables de la discipline à diriger leurs efforts
pour que l’épée et le sabre réalisent des performances similaires,
lesquels ont fait leur entrée dans les tournois internationaux
en 2002. « Les responsables ont réalisé que ce qui manquait
à l’épée et au sabre était une plus importante participation
aux tournois internationaux. En 2002-2003, nous avons donc eu
la chance de participer à plusieurs tournois. Ce qui nous a
fait gagner des points et nous a permis d’occuper la 20e place
mondiale sur 128 équipes », explique Nasser Amin, entraîneur
de l’équipe de sabre. Face à ces performances, la Fédération
égyptienne prépare sérieusement une sélection-espoir pour les
cadets de moins de 17 ans, qu’elle espère prête pour les Championnats
du monde de 2008, mais aussi pour les Jeux olympiques de Pékin,
la même année.