L’Organisation Maritime Internationale (OMI)
a annoncé que les règles sur la pollution des eaux internationales
vont se durcir le 24 mars avec l’entrée en vigueur du Protocole
1996, ratifié la semaine dernière par le Mexique. La ratification
du Mexique porte à 26 le nombre de pays ayant adopté ce protocole,
un nombre nécessaire à son entrée en vigueur. Il interdit
aux pays signataires de déverser tous déchets ou produits
nocifs dans les eaux internationales ou au fond de la mer,
à l’exception de quelques substances détaillées sur une liste.
Il remplace et durcit la Convention de 1972 sur la prévention
de la pollution maritime par le déversement de déchets et
d’autres produits.
Recyclage
Le démantèlement et le recyclage propres
des vieux avions sont en pleine expansion, comme en témoigne
la création par le groupe aéronautique Airbus d’un nouveau
pôle en France, porté par l’explosion du nombre d’appareils
en fin de vie qui se compteront par milliers dans 20 ans.
L’Union européenne a accueilli la semaine dernière son premier
avion, un Airbus A300 âgé d’une trentaine d’années, pour un
démarrage en phase industrielle prévu en 2007. La durée moyenne
de vie d’un avion est de trente ans. Près de 200 appareils
seront retirés du marché mondial rien qu’en 2006, et le potentiel
est de l’ordre de 6 500 avions d’ici 2023.
Sécheresse
Une vague de sécheresse frappe les comtés
du sud-est de l’Angleterre et fait craindre un manque d’eau
d’ici quelques mois. L’Agence de l’environnement de l’Angleterre
et du Pays de Galles, prenant acte du niveau des réservoirs
et des nappes phréatiques, a demandé à toutes les sociétés
de distribution de prendre leurs dispositions. Quelque 3,4
millions d’habitants sont déjà touchés par des restrictions,
dont 2,7 millions n’ont plus le droit d’arroser.
Ressources renouvelables
Les noyaux d’olives, déchet produit en grande
quantité par l’Espagne, première productrice d’huile d’olive
au monde, sont désormais exploités à Madrid pour le chauffage,
en tant qu’énergie renouvelable à bas prix mais qui suscite
pourtant la méfiance des écologistes. La qualité du chauffage
est élevée et plus constante que le gaz naturel ou le charbon,
c’est moins salissant que le charbon, et c’est un produit
local qui permet aux Espagnols de ne pas être dépendants des
fluctuations du pétrole.