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La vie mondaine

Grippe aviaire . Les premières victimes humaines du virus H5N1 en Egypte préoccupent un de nos lecteurs. Il nous explique pourquoi.

Le gouvernement doit vraiment s’impliquer

Comme tant d’autres Egyptiens, j’ai été effrayé et attristé par la mort de trois personnes, victimes du virus de la grippe aviaire. Les régions les plus concernées par ce danger sont les zones rurales. Malgré toutes les interdictions, les populations de ces lieux continuent à élever des poulets en plein air et de manière totalement désorganisée. Comment peut-on les laisser faire ? Quand allons-nous prendre conscience du danger que cela représente ? Je pense que dans cette situation, la télévision peut être d’une grande aide pour mener des campagnes de sensibilisation d’ampleur sur les dangers que représente l’élevage sauvage de poulets.

Mais tout cela soulève immanquablement une autre question tout aussi importante : si on oblige certaines populations à abattre leurs volailles, il faudra leur apporter une aide, une indemnisation, pour remplacer leur gagne-pain. Le gouvernement ne peut pas faire l’impasse sur cet état de choses s’il veut vraiment protéger ses citoyens.

Hassan Hamed, Le Caire.



Respect du Livre saint

Le fait que certaines personnes brûlent le Coran pour exprimer leur irrespect à l’égard de l’islam et leur accord avec les caricatures qui ont humilié le prophète Mohamad (prières et paix sur lui) — le plus grand représentant de la tolérance, de la simplicité et de la décence, celui qui a donné à la femme le plus de considération et a ordonné à l’homme de respecter son épouse — prouve à quel point les gens méconnaissent l’islam et la spiritualité du Coran. D’aucuns pensent que ce sont les démons qui sont descendus avec le Coran et qui dirigeaient le prophète Mohamad. Il y a dans le Coran une sourate intitulée « Marie » qui glorifie la Vierge Marie, et qu’on ne trouve pas dans les autres Livres saints, alors qu’il n’y a pas de sourate dédiée à l’une des épouses du prophète Mohamad ou à l’un de ses enfants. Ainsi, Jésus-Christ y est cité 25 fois alors que le prophète Mohamad n’est cité que 5 fois. (...)

Asmaa Adel, Le Caire.



Les semences de l’inaction

Les attaques en série et tous azimuts dont font l’objet nos terres musulmanes (Palestine, Iraq et bientôt l’Iran et la Syrie) ainsi que nos convictions religieuses sans cesse bafouées, doivent interpeller les dirigeants arabes et musulmans.

Le silence n’est plus de mise et, en ces moments précis, je dirai qu’il est synonyme de trahison et croyez-moi, je pèse bien mes mots.

Nos peuples peuvent tolérer la dictature politique, les bourrages des urnes, la male vie mais jamais le blasphème de sa raison de vivre que sont ses convictions profondes et ancrées.

Les communiqués pleurnichards et la convocation d’ambassadeurs ne suffiront pas à calmer les esprits éternellement (...). Je me vois contraint de dénoncer le silence coupable des pays arabes et musulmans à assumer leur responsabilité historique.

Nos pays sont-ils stériles au point de ne plus enfanter des Abdel-Nasser et des Boumediene qui n’auraient, certainement pas, laissé passer sous silence toutes ces attaques répétées contre nos convictions et nos terres ?!

Les publications des caricatures xénophobes par le quotidien conservateur danois Jyllands-Posten le 30 septembre dernier, viennent s’ajouter, il faut le rappeler, aux versets sataniques de Salman Rushdie et à Lajja1 de Taslima Nasrin.

Je ne peux m’empêcher de me sentir coupable, au nom des musulmans, de n’avoir pas dénoncé aussi le film La Tentation du Christ.

Certains me diront, à coup sûr, que ce n’est pas mes oignons mais en tant que musulman je suis aussi interpellé que je le suis présentement car l’islam ne fait pas de distinction entre les prophètes de Dieu. La différence sociologique et culturelle entre l’Occident et l’Orient réside dans cette laïcité, œuvre d’une minorité pesante, qui imposte son diktat à une majorité démunie. Une laïcité prônée par une élite sans scrupules ni morale qui s’érige en détentrice et faiseur de consciences. Mais du moment qu’elle s’est accaparé les champs médiatiques et surtout financiers, elle a encore bien des décennies devant elle.

C’est cette même liberté d’expression, brandie en étendard et défendue par l’Occident à propos des caricatures danoises, qui a muselé, censuré puis condamné Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, (éditions de la Vieille Taupe) de Roger Garaudy. Même le personnage le plus estimé par les tricolores, à savoir l’Abbé Pierre, n’a pas échappé aux griffes du lobby sioniste. Son crime c’est d’avoir soutenu et défendu cette même liberté d’expression confisquée à un illustre témoin du siècle.

Je m’adresse, enfin, aux pays producteurs de slogans démocratiques, à savoir, les libertés individuelles et collectives : n’est-il pas temps, Messieurs, d’appliquer concrètement vos idéaux sur le terrain en dénonçant pour une fois Israël, cet usurpateur des terres arabes ? La situation est telle que vous devriez le crier haut et fort et ce pour le plus grand bien de l’objectivité. Vous ne manquez pas de courage pourtant quand il s’agit de décrier le port du petit foulard islamique que portent nos pauvres fillettes que la misère, laissée et engendrée par votre colonialisme, a poussé leurs parents à immigrer en quête du pain.

Le sacrifice du mouton de l’Aïd Al-Kébir, cette grande fête musulmane, est aussi montré de l’index par vos médias. Votre humanisme est si prononcé que même les bêtes ont leur dignité chez vous. Seulement, cette dignité est sélective et hypocrite. Vous dénoncez nos valeurs, parties intégrantes de notre foi et qui font partie de ce que vous appelez liberté du culte, mais vous soutenez becs et ongles, par contre, l’insulte du prophète Mohamad. Cependant, il est vrai que c’est uniquement nos valeurs, paraît-il, qui menacent vos sociétés et vous font bouger dans tous les sens.

Il est grand temps, Messieurs de l’Occident, de manifester votre responsabilité historique, votre impartialité et de bannir à jamais votre hypocrisie et votre deux poids, deux mesures. Ayez au moins la même compassion et dénoncez l’Auschwitz … palestinien ne serait-ce que de la même façon dont vous dénoncez chaque année le foulard musulman lors de chaque rentrée scolaire et le barbarisme des musulmans pendant le sacrifice du mouton de l’Aïd Al-Kébir.

Aidez le peuple palestinien en obligeant l’usurpateur à rendre les territoires occupés en 1948 et 1967 à ses véritables propriétaires, si vous voulez vraiment que l’on parle de paix et d’amour entre les peuples ! (...)

Seddiki Nourdine, Algérie.



Mon cher Iraq

Je ne sais comment décrire l’histoire d’un pays arabe qui a tant souffert de guerres et de désastres tout au long de sa longue histoire. Je ne trouve pas les mots justes pour transmettre les images et les événements que j’ai tantôt vécus, tantôt écoutés. Dès le début de son histoire, ce pays a été témoin d’innombrables guerres et invasions. Sur sa terre ont défilé de nombreuses armées depuis l’ère d’avant Jésus-Christ, jusqu’à la conquête musulmane. L’Histoire se souviendra de la plus atroce, celle de Hulaku sur Bagdad qui a vu l’incendie, la destruction des bibliothèques et le meurtre des civils au point que les historiens ont rapporté que le fleuve du Tigre était devenu tantôt couleur rouge à cause du sang qui n’a cessé de couler et tantôt couleur noire à cause de l’encre des livres qui y ont été jetés. Et voilà que l’histoire se répète à cause de l’Amérique.

Tout a changé dans mon pays, même le nombre de ses habitants. Une large fissure s’est révélée dans ce corps iraqien. Aujourd’hui, en sillonnant les rues de Bagdad, je ne vois que les aspects les plus terrifiants de la guerre, les armes à tous les coins de rue. Tout le monde possède son arme et peut s’en servir quand bon lui semble. Les écoles et les universités ont fermé leurs portes des jours entiers à cause de la violence devenue omniprésente. Notre espoir en un avenir meilleur s’avère aujourd’hui lointain. De nombreux Iraqiens ont été contraints de quitter la mère patrie. Le citoyen iraqien est comme un poisson qui meurt hors de l’eau. Je prie le ciel de toute mon âme pour le retour àla paix sur notre terre natale, notre cher Iraq.

Raad Ibrahim, étudiant iraqien.



Luttons contre le racisme !

 

Cela me brise le cœur et parfois me fait très mal de voir des gens qui insultent les Noirs. Vraiment c’est étrange, car nous devons savoir que nous sommes tous pareils. Pire encore, des supporters insultent des joueurs de football noirs à cause de leurs talents : souvenons-nous des supporters qui ont insulté le meilleur joueur camerounais Eto’o en criant comme des makis. Je profite de l’occasion pour appeler les fédérations à prendre des sanctions réelles et hors du commun. Pourquoi les gouvernements laissent-ils ces xénophobes en liberté alors qu’il est clair que leur volonté est de semer des troubles dans ce monde ?

Ali Moissi, étudiant comorien au Caire.
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