Les crises
et les problèmes dans les territoires occupés, et en particulier
à Gaza et en Cisjordanie, augmentent de plus en plus. La situation
s’est encore aggravée avec la crise politique qui s’est enflammée
depuis la déclaration des résultats des élections législatives
et la victoire du Hamas. Avant les élections, la crise était
causée par l’agression israélienne continue d’un côté, et
l’état de chaos sécuritaire, de l’autre. Depuis la déclaration
des résultats des élections législatives, Israël s’est engagé
dans une voie où il entreprend des pas unilatéraux concernant
la Cisjordanie. Ces pas consistent essentiellement à démanteler
les colonies juives isolées et regrouper les colons dans 3
blocs principaux tout en continuant à construire le mur de
séparation. Les plans israéliens visent également à effectuer
un retrait graduel de certaines régions de la Cisjordanie
et laisser aux Palestiniens tous les territoires qui se trouvent
à l’est du mur, sauf la vallée du Jourdain. Il semble que
la plupart des partis israéliens, qui selon les prévisions
ont une chance de remporter la majorité aux législatives israéliennes,
appuient cette tendance. Ceci s’applique particulièrement
au parti Kadima, fondé par Sharon et qui, depuis sa création,
figure en tête de liste des sondages. Idem pour le Parti du
travail. En même temps, le premier ministre israélien par
intérim, Ehud Olmert, a commencé sa campagne électorale par
un assaut de la prison de Jéricho. Tout ceci a lieu alors
que les différentes parties palestiniennes restent incapables
de formuler un programme national pour le nouveau gouvernement
et qui se caractériserait par la diversité. Mais le résultat
est que le cabinet ministériel proposé au président Mahmoud
Abbass s’est limité au Hamas. Et si le nouveau gouvernement
est approuvé, la lecture des situations locale, régionale
et internationale augure d’une escalade de plus en plus grave
dans les territoires occupés .