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Navigation. Marsa Alam se distingue aussi par son aéroport ultramoderne qui dessert l’Europe et le monde arabe.
A la croisée des continents

L’aéroport de Marsa Alam est devenu un lieu de connexion essentiel pour les passagers : 5 heures de vol à partir de l’Europe, 2 heures et demie en partant du Golfe et une heure de Djeddah.

Cet aéroport a été construit par la société Imac Marsa Alam, appartenant au groupe international du Koweïtien Abdel-Mohsen Al-Khorafi. Cet aéroport est une installation inédite, car il est le premier en Egypte à avoir été construit et géré selon le système BOT (Build, Own, Transfer). « On pouvait construire un aéroport au seul coût de 20 millions de dollars, mais le groupe Al-Khorafi a préféré une installation selon les normes internationales qui a coûté plus de 55 millions de dollars », explique Jim Killen, conseiller du PDG du groupe Al-Khorafi. Les activités du groupe koweïtien Al-Khorafi couvrent l’Afrique, l’Europe et la plupart des pays arabes. « Nous sommes en Egypte depuis 1956 dans presque tous les domaines, tels que l’industrie, l’agriculture et l’investissement. A présent, c’est le tourisme à Hurghada, Charm Al-Cheikh et Al-Arich qui nous intéresse », déclare Loäy Al-Khorafi, PDG d’Imac Marsa Alam. L’aéroport qui est géré par des maisons néerlandaise et française accueille annuellement près de 450 000 passagers. Un chiffre qui devrait atteindre les 4 millions en 2010 lorsque l’aéroport sera complètement achevé. De toute façon, il a positivement affecté l’économie égyptienne en général et l’industrie du tourisme en particulier puisque depuis son inauguration en 2001 les hommes d’affaires dans le domaine touristique ont commencé à investir dans cette région. Ainsi, près de 30 nouveaux hôtels en plus des centres de plongée ont été dernièrement installés et le nombre de chambres a été triplé pour atteindre 6 300 chambres toujours depuis 2001.

Dalia Farouk

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Une beauté encore vierge

La région de Marsa Alam constitue un nouveau pôle d’attraction pour des touristes à la recherche d’authenticité.

Située à 230 km au sud-est d’Hurghada, Marsa Alam a l’avantage de disposer d’sune plage longue de 30 km, de 16 centres de plongée et d’une exceptionnelle beauté. Sur un espace de 280 km2, on peut effectuer des excursions et randonnées de tous genres. A l’heure actuelle, Marsa Alam ne comprend qu’un seul village touristique en voie de construction : Port-Ghalib dont le propriétaire, M. A Al-Khorafi, vise à en faire une destination touristique internationale et un modèle en matière de préservation de l’environnement. Le coût du projet s’élève à 1,2 milliard de dollars. Les responsables assurent qu’ils ne permettront pas un développement anarchique, à l’exemple de ce qui s’est passé à Hurghada où les divers aménagements touristiques ont anéanti de nombreux récifs.

Marsa Alam est une région considérée vierge, les fonds sont encore intacts et les plongeurs pourront jouir de la beauté des sites. Ce qui peut aussi intéresser les plongeurs, c’est découvrir les épaves de navires qui remontent à diverses époques.

Tout aussi originales sont les excursions dans la ville même de Marsa Alam : la montagne Agala avec sa couleur rougeâtre. Les soirées bédouines sont aussi à ne pas rater surtout avec les membres de la tribu des Ababdas. Autres objets de curiosité : les mines d’or, de phosphate, de plomb et de quartz, et des carrières datant de l’époque pharaonique. Ce sont en fait ces carrières qui ont permis la construction des monuments les plus prestigieux de Thèbes. Les inscriptions y abondent, avec les noms de pharaons comme Pépi, Sésostris, Séthi ler et Ramsès II.

Une autoroute est par ailleurs aménagée entre Edfou (à mi-chemin entre Louqsor et Assouan), en Haute-Egypte, et Marsa Alam, de quoi faciliter le mouvement touristique entre Louqsor et Assouan, d’une part, et la mer Rouge d’autre part. Ceci dit, les touristes pourront faire une visite des trois sites et allier ainsi les plaisirs de la mer à ceux du tourisme culturel.

En fait, Marsa Alam, qui n’était, il y a une dizaine d’années encore, qu’un petit village de pêcheurs, témoigne actuellement d’un développement touristique important.

D. F.

 

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