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Navigation. Après un parcours de quatre mois, le rallye de Vasco da Gama est arrivé à sa dernière étape égyptienne, Marsa Alam, sur la mer Rouge, la semaine dernière. Escale.

Vasco da Gama explore l’Egypte

Quarante-quatre marins, de différentes nationalités, sur 22 bateaux. Vasco da Gama, du nom du célèbre explorateur portugais, est l’un des plus grands rallyes internationaux de yachts.

Le circuit commence à Finike, un port en Turquie, et se termine à la presqu’île indienne Goa. « L’idée de ce rallye m’est venue il y a trois ans quand j’étais à Goa, en Inde. De retour en Hollande, j’ai créé un site Internet sur lequel j’ai affiché ma volonté de monter un grand rallye qui commence de l’Europe, passe par l’Afrique et arrive en Asie. Beaucoup de gens se sont inscrits en ligne. On a pris rendez-vous tous en Turquie d’où on a commencé notre parcours en octobre 2005 », explique le Néerlandais Brusdt Lodovig, qui parcourt les mers depuis plus de 35 ans. « Je ne peux rester à terre que quelques mois seulement, la nostalgie me pousse vers le large. La mer pour moi est synonyme de liberté, d’indépendance. Mon bateau est ma maison et la mer mon univers », dit-il.

Vers la mi-novembre, le rallye est arrivé sur les côtes égyptiennes, est passé par le Canal de Suez, Port-Saïd, Ismaïliya, Suez, Charm Al-Cheikh et enfin Marsa Alam.

Du paysage donc pour ces marins en quête d’aventures.

« En fait, en naviguant, on n’a pas l’occasion de tout voir car dans la plupart du temps on visite les régions côtières. Mais cette fois-ci et à la demande des membres, on a organisé un tour intéressant en Egypte », explique l’organisateur du rallye. Ainsi, ils ont vu les plus importantes stations balnéaires à Charm et à Hurghada. Ils ont continué le tour de la mer Rouge en visitant Sainte-Catherine, et ont enfin joui des monuments et sites en visitant Le Caire, Louqsor et Assouan.

Tous se sont cependant plaints des procédures administratives officielles dans les ports, trop compliquées et trop bureaucratiques, et du nombre modeste de marinas aptes à recevoir un grand nombre de bateaux de différentes dimensions. « C’est dommage parce que l’Egypte possède les atouts de ce genre de tourisme comme les longues côtes sur les deux mers par exemple. C’est ce qui fait que l’Egypte n’attire que 400 yachts seulement des 150 000 qui naviguent dans la Méditerranée. Au moment où le tourisme des yachts est en vogue dans le monde entier depuis une dizaine d’années », estime John Hoedemarkers, qui navigue depuis plus de dix ans.

Ce tourisme pourrait en effet être un moyen de promotion touristique pour l’Egypte. Le Français Jacques Royer le confirme et met l’accent sur ce que ce genre de rallye lui apporte en matière de diversité culturelle. Il affirme que la navigation qu’il exerce depuis cinq ans lui a appris beaucoup de choses parce qu’elle lui a permis de découvrir beaucoup de pays, de voir beaucoup de gens, de nationalités, de mentalités et de traditions diverses. Même le climat est différent d’un pays à un autre. « Ici, tu peux trouver des déserts, là des forêts. La semaine dernière, vers le mois de décembre, le rallye a traversé de l’autre côté de la mer Rouge pour arriver à Aqaba, en Jordanie, ensuite à Eilat, en Israël. Le rallye a ensuite rejoint les côtes égyptiennes mais cette fois-ci du côté du port de Safaga ». « J’aime faire du tourisme, donc j’ai trouvé que la navigation répond à mon désir de faire le tour du monde, surtout après la retraite », conclut Charles Cambert, un des participants au rallye.

Dalia Farouk
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