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CAN.
Pour la Côte-d’Ivoire, le
Togo, l’Angola et le Ghana, qualifiés pour la première fois
au Mondial, la CAN est l’occasion
de tester leurs capacités. Or, à l’exception des Eléphants,
elles sont plutôt mitigées, voire décevantes.
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Des
ambassadeurs en deçà des attentes |
Ils avaient créé la surprise l’été dernier
en se qualifiant pour la première fois de leur histoire en
Coupe du monde. Et la 25e édition de la Coupe d’Afrique des
Nations (CAN), qui se déroule actuellement en Egypte jusqu’au
10 février, est leur premier test sérieux avant ce grand rendez-vous.
Si la Côte-d’Ivoire a pu s’exprimer dans
le groupe A en devenant la première équipe de la CAN à se
qualifier pour les quarts de finale de la compétition après
deux victoires successives contre le Maroc (1-0) et la Libye
(2-1), le Ghana (groupe D) a bénéficié d’une grande option
en vue de la qualification pour les quarts de finale après
avoir rattrapé sa défaite contre le Nigeria (0-1), lors du
match d’ouverture du groupe C, par une victoire contre le
Sénégal (1-0), lors d’un match comptant pour la 2e journée
de la compétition.
Quant aux deux autres représentants de l’Afrique
au Mondial, à savoir le Togo et l’Angola, leur performance
est décevante au point qu’elle pose beaucoup de questions
sur leurs capacités à représenter l’Afrique en Allemagne.
D’autant plus que leur qualification pour le Mondial s’était
faite aux dépens de deux grandes nations du football africain
(ndlr : le Togo s’est qualifié aux dépens du Sénégal, quart
de finaliste du Mondial d’Asie 2002, alors que l’Angola avait
devancé le Nigeria, une des puissances classiques du continent
noir). Et la présence de ces deux sélections dans le même
groupe, à savoir le groupe B, avec le Cameroun et la RD Congo,
avait poussé beaucoup d’observateurs à qualifier ce groupe
de « plus difficile de la CAN ».
Mais les résultats et la performance de ces
deux sélections lors des deux premières journées laissent
à désirer. Le Cameroun, qui n’est pas qualifié pour le Mondial,
a écrasé l’Angola 3-1 lors du match d’ouverture du groupe
B. De même, les Angolais n’ont pas réussi à remporter leur
rencontre face à la RD Congo, qui a joué avec 10 joueurs dès
la 15e minute de la rencontre. C’est vrai que les Angolais
ont réussi à battre le Togo 3-2 lors de la 3e journée, mais
malheureusement cette victoire était très tardive. « Les matchs
d’ouverture sont normalement difficiles et l’opération est
d’autant plus difficile lorsque l’on a en face de nous une
puissante équipe tel le Cameroun », explique le Portugais
Oliveira Goncalves, le directeur technique de la sélection
angolaise. Si ce dernier se plaint du fait d’avoir rencontré
le Cameroun lors du match d’ouverture du groupe en CAN, sa
mission au Mondial sera plus ardue encore, puisque son premier
match l’opposera au Portugal de Luis Figo. Selon Goncalves,
les matchs de qualification pour le Mondial sont plus faciles
que ceux de la CAN. Tout en ajoutant que lors des qualifications,
l’équipe a joué 10 matchs. Donc, elle peut rattraper les défaites,
ce qui n’est pas le cas en CAN, où le nombre de matchs est
limité à trois seulement. En revanche, ce qui est évident,
c’est qu’en affrontant le Portugal, l’Iran et la Corée du
Sud, les chances de la sélection angolaise sont quasi nulles
en Coupe du monde.
La situation est similaire pour le Togo.
Les Eperviers ont quitté la CAN plus tôt que prévu après trois
défaites successives (0-2 contre la RD Congo et le Cameroun,
et 2-3 contre l’Angola). La star togolaise Emmanuel Adebayor,
nouvel attaquant d’Arsenal (Angleterre) et meilleur buteur
des qualifications avec 11 buts, n’a pas su rééditer sa performance
lors de la CAN. Et il fut à l’origine d’un problème avec le
directeur technique nigérian de la sélection, Stephen Keshi,
avant la rencontre d’ouverture. « Adebayor n’est pas le Togo
», avait sèchement répondu Keshi à propos de l’influence de
l’affaire sur le parcours désastreux de l’équipe. « Perdre
des matchs peut permettre de forger le caractère d’une équipe
et je suis sûr que ce sera le cas avec cette équipe-là »,
a ajouté Keshi. Le hic est qu’il ne reste que 5 mois avant
le coup d’envoi du Mondial, et la performance du Togo lors
de la CAN exige plus de 5 mois afin de pouvoir construire
une sélection qui aurait ses chances.
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Petits protégés au repos
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Dans le groupe
D, le Ghana a présenté un assez bon football lors des premières
journées. Il est vrai que les Blackstars ont perdu lors du match
d’ouverture. Mais ils ont fait meilleure impression face à la
puissante sélection du Nigeria. De même contre le Sénégal, rencontre
qu’il remporte 1-0 lors de la 2e journée, sans toutefois convaincre.
« L’équipe du Ghana change souvent de tactique de jeu », confie
le sélectionneur italien Marcello Lippi, arrivé à Port-Saïd
pour observer les Blackstars, qui se trouvent dans le groupe
de l’Italie au Mondial. Bref, l’évolution du Ghana en CAN est
assez mitigée jusqu’à présent, mais il faut préciser que les
Blackstars ont dû se rendre en Egypte sans Michael Essien (Chelsea/Ang),
le joueur africain le plus cher de l’histoire, et Sulley Ali
Muntari (Udinese/Ita), blessés avant le début de la compétition.
L’absence de ce duo a en effet gravement affecté la sélection
ghanéenne.
Finalement, parmi
ces quatre nouveaux mondialistes, seule la Côte-d’Ivoire séduit
réellement. Les hommes d’Henri Michel furent les premiers à
être qualifiés pour les quarts de finale après deux victoires
successives contre le Maroc (1-0) et la Libye (2-1). Les Eléphants
ont certes perdu 1-3 contre l’Egypte lors de la troisième journée,
mais ceci est sûrement dû à l’absence de plusieurs stars alignées
sur le banc de touche sur décision d’Henri Michel, qui a préféré
donner à ses petits protégés l’occasion de se reposer avant
les quarts de finale. En tête des absents, l’attaquant de Chelsea
(Ang) Didier Drogba, le défenseur d’Arsenal Koulou Touré et
le milieu Didier Zokora.
Le jeu des Eléphants
ne cesse de se développer depuis les qualifications. Le jeu
individuel a disparu et le travail collectif était clair lors
de cette CAN. La Côte-d’Ivoire a dorénavant un niveau digne
d’un représentant de l’Afrique au Mondial, et on aurait pu parier
sur elle si les Eléphants ne s’étaient pas retrouvés dans un
groupe très difficile en Allemagne, avec l’Argentine, les Pays-Bas
et la Serbie-Monténégro ... .
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Mohamad Mosselhi |
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