Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Le dossier

La Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Idées
Portrait
Littérature
Livres
Arts
Femmes
Société
Sport
Environnement
Escapades
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine

CAN. En terminant en tête du groupe A devant la Côte-d’Ivoire, la sélection égyptienne a confirmé son statut de favori. Les Pharaons poursuivront leur aventure en affrontant la RD Congo, vendredi, en quarts de finale. Un match qui s’annonce à leur portée.

L'élan est pris

En battant la Côte-d’Ivoire 3-1, samedi soir au Stade du Caire, à l’occasion de la troisième journée du premier tour de la CAN, la sélection égyptienne a décroché la tête du groupe A et a évité un choc avec le Cameroun en quarts de finale. Les Pharaons ont présenté une bonne performance contre les Eléphants ivoiriens, surtout pour un joueur comme Emad Metaab qui a quitté le banc de touche (remplaçant lors des deux dernières rencontres) pour marquer un doublé (9 et 69es minutes) et un excellent but de Mohamad Abou-Treika (61e), contre un but de consolation d’Aruna Koné à la 43e minute. En marge de ces buts, le public a largement apprécié la contribution du vétéran Hossam Hassan (39 ans) qui a pris la place d’Ahmad Hossam, Mido, blessé à la 25e minute, pour mener ses coéquipiers dans cette rencontre serrée et surtout offrir, d’une excellente passe, le second but à Abou-Treika. « Je suis heureux de cette victoire et je pourrai avoir une autre contribution avec mes coéquipiers et essayer de les mener au titre », a ajouté le capitaine des Pharaons, qui jouait son premier match de la compétition. Mais c’est en fait sa 6e CAN après celles de 1986, 1988, 1998, 2000, 2002 et 2006.

Le sélectionneur de la Côte-d’Ivoire, Henri Michel, a payé cher sa sous-estimation des capacités de l’Egypte en ayant laissé se reposer plusieurs de ses vedettes tels Didier Drogba, Didier Zokora, Artur Boka, Kanga Akale et Kolo Touré. « J’ai 23 joueurs dans mon effectif et je voulais les essayer tous avant le second tour. De plus, il y a plusieurs de ces joueurs qui avaient déjà écopé d’un carton jaune et je ne voulais pas qu’ils en prennent un autre afin de ne pas les perdre en match de quarts de finale », avait déclaré Michel.

Leaders du groupe A avec 7 points, les hommes de Hassan Chéhata ont bouleversé les pronostics qui favorisaient la Côte-d’Ivoire et qui pensaient que le deuxième ticket serait apparemment disputé entre l’Egypte et le Maroc. Mais en décrochant la tête de ce groupe A très difficile, les Pharaons ont confirmé leur statut avec une performance qui a surpris les observateurs. « Nous visons le titre et pour cela, nous devons battre les grandes équipes. Cependant, nous voulions terminer en tête du groupe, pas par crainte du Cameroun, mais parce que cela nous apporterait une très grande confiance et confirmerait notre statut », avait déclaré le sélectionneur national.

Ainsi, les Pharaons passeront par la voie facile en quarts de finale, qui est de jouer contre la RD Congo, perçue comme la plus faible équipe de ce stade de la compétition. Mais cela n’implique pas que les Simbas seront une proie facile. Car c’est une formation qui possède de jeunes talents et de grandes vedettes telles que Lomana Lualua (Portsmouth, Ang), l’un des meilleurs joueurs de la compétition jusqu’à présent. L’équipe a battu le Togo 2-0, l’un des mondialistes africains, outre le fait qu’elle a pu tenir en échec l’Angola, un autre mondialiste, 0-0, alors qu’elle s’est retrouvée avec seulement 10 joueurs sur le terrain pendant plus de 75 minutes.

Progression constante

Lorsque l’entraîneur adjoint Chawqi Gharib a déclaré que les Pharaons progresseraient de match en match, il a dit vrai. En effet, leur performance semble sur une pente ascendante depuis le début de la CAN et on remarque la nette amélioration du niveau de jeu, notamment durant les épreuves difficiles face au Maroc et à la Côte-d’Ivoire. Le jeu était assez rapide, la défense devenue de plus en plus cohérente et imperméable, surtout avec un très solide Waël Gomaa, et derrière lui un excellent gardien, Essam Al-Hadari, l’action dans le compartiment offensif est devenue plus efficace, surtout en ce qui concerne le déplacement des attaquants. Désormais, les joueurs ont aussi acquis la confiance nécessaire qui manquait avant la compétition. « Je salue le public qui nous a largement supportés dans toutes les rencontres et a rempli les gradins de les matchs pour nous donner un grand coup de pouce », a déclaré Mido. Par contre, certaines lacunes semblent être permanentes : il n’y a pas eu de constance de jeu lors des matchs et les joueurs ont perdu rythme et concentration à certains moments. Lors des trois matchs, la défense s’est trouvée très menacée, et face à la Côte-d’Ivoire, cela lui a coûté un but. Par ailleurs, le milieu de terrain semble souvent souffrir du manque de coordination et ne remplit pas toujours bien son rôle de relayeur. Cela sera un casse-tête pour Chéhata lors du prochain match, d’autant plus que son meneur, Mohamad Abou-Treika, sera suspendu face à la RD Congo en raison des deux cartons jaunes écopés au premier tour.

Malgré toutes les difficultés rencontrées au premier tour, il faut avouer que ce n’est que le début. La prochaine étape comprendra plus de pressions et nécessitera une plus grande concentration de la part du staff et des joueurs, afin de s’approcher un peu plus du rêve d’un cinquième titre.

Karim Farouk

 

Retour au sommaire
 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631